Chaque semaine, en partenariat avec le CoGard, partons à la découverte des espèces qui peuplent notre région.

Le Martin-pêcheur d’Europe, Alcedo atthis en latin, Martin pescaire en occitan, est le seul représentant sur le territoire métropolitain de la grande famille des Alcédinidés (martins-pêcheurs et martins-chasseurs).

Un pêcheur hors pair

C’est un petit oiseau d’un bleu éclatant, presque électrique. La femelle présente plus de rose-orangé sous le bec que le mâle. Malgré ses couleurs vives, cet oiseau est difficile à détecter. C’est lorsqu’il vole en ligne droite au ras de l’eau qu’on a le plus de chances de l’apercevoir : un éclair bleu, et puis plus rien !

Il se déplace le plus souvent pour aller se percher sur des branches qui surplombent les rivières et les plans d’eau. Ainsi posté, il attend patiemment qu’un petit poisson passe par là. Sans une éclaboussure, il plonge alors pour l’attraper dans son bec, et revient sur son perchoir. Si la pêche est fructueuse, il s’ensuit parfois une mise à mort brutale du poisson qui se fait violemment assommer sur la branche avant d’être gobé. Les têtards et les insectes aquatiques sont également au menu du Martin-pêcheur d’Europe.

De la patience exigée pour le croiser

Dès les prémices du printemps, le couple s’installe dans son terrier d’environ 60 cm de long creusé dans une berge escarpée. La femelle y pond ses 6 à 7 œufs et jusqu’à trois nichées peuvent avoir lieu dans l’année, dans des cavités différentes. Dans le Gard, on le rencontre partout à proximité des eaux poissonneuses mais il faudra un peu de patience pour espérer l’observer. Cette espèce subit de fortes fluctuations dans ses effectifs, ce qui est dû aux hivers parfois rigoureux qui l’empêchent de pêcher et aux crues qui peuvent détruire son terrier.

Pour plus d’informations sur l’association sur le site www.cogard.org.