Candy Brière-Vétillard compte bien s’imposer de nouveau, après avoir été sacrée championne mondiale de tumbling au Portugal au mois de juillet 2025. La licenciée du club Acro Sarthe au Mans sera la seule française qui représente le tumbling aux Jeux Mondiaux.
C’est la favorite de cette édition. Candy Brière-Vétillard, mancelle de 21 ans, a été sélectionnée pour représenter la France en tumbling aux Jeux Mondiaux de Chengdu. Les huit meilleures nations présentent chacune leurs deux meilleurs athlètes, homme et femme. “On s’élance, et on enchaine 8 sauts différents sur une piste de 25 mètres”, explique Candy. Quelques secondes pour s’élancer à 3 mètres du sol, à 30 km/heure…
Un club d’élite
“C’est quatre ans d’entrainement pour quelques secondes de compétition”, explique Yves Tarrin, juge sur le déplacement. Pas le droit à l’erreur donc, mais Candy peut compter sur l’œil affuté de ses coachs… et pour l’emmener au plus haut niveau. “Plusieurs membres de l’équipe de France s’entrainent au club Acro Sarthe depuis plusieurs années. On a dix sportives de haut niveau sur liste ministérielle”, rappelle Virginie Abadi, coach et présidente du club. Candy n’en sera d’ailleurs pas à son coup d’essai. : elle s’est déjà hissée une fois aux jeux mondiaux, et vient de remporter les championnats du monde au Portugal au mois de juillet.
Une compétition spéciale
À l’image des Jeux Olympiques, les Jeux Mondiaux ont lieu tous les quatre ans. “Ils sont rares, c’est ce qui les rend spéciaux. Il faut vraiment être prêt sur la bonne année. C’est une chance de pouvoir les faire.” Pour Candy, cette compétition n’a rien à voir avec les championnats du monde par exemple, qui ont lieu tous les ans.”Surtout que c’est en Chine”, ajoute l’athlète. “On va découvrir une nouvelle culture aussi. Au-delà du sport, il y a aussi tout ce qui va autour, avec toutes les fédérations qui sont mélangées, comme aux JO!” , explique la gymnaste.
Un sport encore peu connu
Pour la soutenir, elle pourra compter sur son club du Mans, et sur toute l’équipe de France. “C’est un sport qui reste encore peu reconnu”, regrette la gymnaste. En plus de ses trois heures d’entrainements quotidiennes, elle doit jongler avec son service civique et sa formation d’entraineur. Au maximum, une compétition rapporte 1 500 euros au vainqueur “ce qui est loin d’être assez pour vivre”, rappelle la présidente du club. Actuellement, Candy cherche un travail qui soit compatible avec les horaires de ses entrainements.
Un stage de découverte sera organisé au club Acro Sarthe les 25 et 26 août sur inscription.