>« Tandis que les agents installaient, des jeunes les ont menacés, disant qu’ils allaient empêcher le visionnage et démolir le matériel, raconte Olivier Sarrabeyrouse (PCF). Les agents ont essayé de discuter mais c’est devenu très agressif. Comme ils se sentaient en danger, les agents m’ont appelé. C’est moi qui ai pris la décision d’annuler la séance. »
>L’élu rapporte ce qu’il considère comme les « arguments fallacieux » avancés par les opposants aux tribulations de Barbie et Ken portées sur grand écran : « Ils disaient que ça prône l’homosexualité et que c’est une atteinte à l’intégrité de la femme », poursuit Olivier Sarrabeyrouse, rappelant que « Barbie est un film tout public, qui n’a jamais été interdit en France »
C’est assez gênant, et même ironique, qu’un pays qui se dit berceau du cinéma ait un film, pourtant classé “tout public”, empêché de projection. Il est aussi inquiétant, voire alarmant à bien des égards, que des jeunes puissent bloquer, par idéologie, véhémence et menace, une séance pourtant souhaitée par la population.
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Seine-Saint-Denis
Noisy-le-Sec : la projection du film « Barbie » empêchée par un groupe agressif, le maire annonce porter plainte
Vendredi soir, une séance de cinéma en plein air a été annulée dans le quartier du Londeau, sous « la pression et les menaces d’un groupe de personnes ».
Par Elsa Marnette
Le 12 août 2025 à 19h28
Un groupe de jeunes s’est opposé à la projection du film « Barbie », carton estival de 2023, qui propose une vision décalée et féministe de la célèbre poupée Mattel. Courtesy Warner Bros. Pictures
Un groupe de jeunes s’est opposé à la projection du film « Barbie », carton estival de 2023, qui propose une vision décalée et féministe de la célèbre poupée Mattel.
Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) privé de « Barbie ». Vendredi soir (8 août), dans le cadre de la programmation estivale d’Est Ensemble, le film de Greta Gerwig, succès de l’été 2023 qui propose une vision décalée et féministe sur cette icône de la pop culture, devait être projeté à la tombée de la nuit dans le quartier du Londeau.
Mais la séance n’a pu être menée à son terme, elle n’a même pas pu commencer comme l’a révélé le maire sur les réseaux sociaux, lundi 11 août, en fin de journée.
« Tandis que les agents installaient, des jeunes les ont menacés, disant qu’ils allaient empêcher le visionnage et démolir le matériel, raconte Olivier Sarrabeyrouse (PCF). Les agents ont essayé de discuter mais c’est devenu très agressif. Comme ils se sentaient en danger, les agents m’ont appelé. C’est moi qui ai pris la décision d’annuler la séance. »
« Ils disaient que ça prône l’homosexualité et que c’est une atteinte à l’intégrité de la femme »
L’élu rapporte ce qu’il considère comme les « arguments fallacieux » avancés par les opposants aux tribulations de Barbie et Ken portées sur grand écran : « Ils disaient que ça prône l’homosexualité et que c’est une atteinte à l’intégrité de la femme », poursuit Olivier Sarrabeyrouse, rappelant que « Barbie est un film tout public, qui n’a jamais été interdit en France », contrairement au Viêt Nam, au Koweït et au Liban par exemple.
Marie-Jeanne, une habitante du quartier, raconte être rentrée chez elle au moment où le film était censé être projeté. « J’ai demandé si c’était déjà fini. » Non, lui expliquent les agents de la ville. « Ils ont dit à ceux qui s’opposaient à la projection : Ce sera « Barbie » ou rien. Comme il n’était pas possible de changer de film, ils ont dit : ce sera rien », rapporte celle qui avait vu le film au cinéma et l’avait trouvé « nul ».
« Comme cela parle de sexualité, ils considèrent que ce n’est pas pour les enfants du quartier, explique-t-elle. C’est un film où un homme peut être avec un homme, où les femmes portent des minijupes. Moi, ça ne me pose pas de problème parce que c’est la vie actuelle mais pour d’autres communautés, ça peut poser problème. »
L’élu d’opposition (divers gauche) Jean-Paul Lefebvre qualifie de « surprenant » ce choix de projeter « Barbie » : « Cette histoire, c’est une marque de rébellion contre le maire, dénonce l’opposant politique. Pour solde de tout compte, pour seule animation, on colle au quartier ce film sans intérêt. »
La population avait été consultée sur la programmation
Pourtant, assure le maire, « Barbie » avait été choisie par les habitants eux-mêmes. « En amont, nous avons proposé dix films pour que six soient diffusés dans nos quartiers et 214 personnes (sur 45 000 habitants) ont voté, soit sur le site Internet, soit via le journal municipal », détaille Olivier Sarrabeyrouse.
Sur l’ensemble de la ville, le plus plébiscité a été « Kung-Fu Panda 4 » (46 voix) suivi de « Barbie » (33 voix). « Dans le quartier du Londeau, Barbie est arrivé en tête, avec treize voix. Si ces personnes ne veulent pas de ce film, qu’elles utilisent les moyens démocratiques que nous mettons à disposition », réagit le maire.
Et de dénoncer une sorte de « comité de censure au sein de la cité ». « Je ne céderai pas et je porterai plainte ! »
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Un “groupe agressif” ? 🤨 Un groupe homophobe et misogyne.
J’imagine même pas tout ce qu’on pourrait faire si à la place de tomber dans la haine et le conservatisme, l’énergie de tous ces jeunes était déployés vers les vrais problèmes de nos sociétés, notamment limiter le changement climatique, plutôt que ouin ouin a cause d’une jupe trop courte…
Est-ce qu’on est sûr que le groupe agressif soit pas de la SACEM pour récupérer les droits de projection?
Importes le tiers-monde, deviens le tiers-monde.
Soumission plutôt que réaction, notre nouvelle devise
12 comments
Encore la putain de religion…
>« Tandis que les agents installaient, des jeunes les ont menacés, disant qu’ils allaient empêcher le visionnage et démolir le matériel, raconte Olivier Sarrabeyrouse (PCF). Les agents ont essayé de discuter mais c’est devenu très agressif. Comme ils se sentaient en danger, les agents m’ont appelé. C’est moi qui ai pris la décision d’annuler la séance. »
>L’élu rapporte ce qu’il considère comme les « arguments fallacieux » avancés par les opposants aux tribulations de Barbie et Ken portées sur grand écran : « Ils disaient que ça prône l’homosexualité et que c’est une atteinte à l’intégrité de la femme », poursuit Olivier Sarrabeyrouse, rappelant que « Barbie est un film tout public, qui n’a jamais été interdit en France »
C’est assez gênant, et même ironique, qu’un pays qui se dit berceau du cinéma ait un film, pourtant classé “tout public”, empêché de projection. Il est aussi inquiétant, voire alarmant à bien des égards, que des jeunes puissent bloquer, par idéologie, véhémence et menace, une séance pourtant souhaitée par la population.
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Seine-Saint-Denis
Noisy-le-Sec : la projection du film « Barbie » empêchée par un groupe agressif, le maire annonce porter plainte
Vendredi soir, une séance de cinéma en plein air a été annulée dans le quartier du Londeau, sous « la pression et les menaces d’un groupe de personnes ».
Par Elsa Marnette
Le 12 août 2025 à 19h28
Un groupe de jeunes s’est opposé à la projection du film « Barbie », carton estival de 2023, qui propose une vision décalée et féministe de la célèbre poupée Mattel. Courtesy Warner Bros. Pictures
Un groupe de jeunes s’est opposé à la projection du film « Barbie », carton estival de 2023, qui propose une vision décalée et féministe de la célèbre poupée Mattel.
Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) privé de « Barbie ». Vendredi soir (8 août), dans le cadre de la programmation estivale d’Est Ensemble, le film de Greta Gerwig, succès de l’été 2023 qui propose une vision décalée et féministe sur cette icône de la pop culture, devait être projeté à la tombée de la nuit dans le quartier du Londeau.
Mais la séance n’a pu être menée à son terme, elle n’a même pas pu commencer comme l’a révélé le maire sur les réseaux sociaux, lundi 11 août, en fin de journée.
« Tandis que les agents installaient, des jeunes les ont menacés, disant qu’ils allaient empêcher le visionnage et démolir le matériel, raconte Olivier Sarrabeyrouse (PCF). Les agents ont essayé de discuter mais c’est devenu très agressif. Comme ils se sentaient en danger, les agents m’ont appelé. C’est moi qui ai pris la décision d’annuler la séance. »
« Ils disaient que ça prône l’homosexualité et que c’est une atteinte à l’intégrité de la femme »
L’élu rapporte ce qu’il considère comme les « arguments fallacieux » avancés par les opposants aux tribulations de Barbie et Ken portées sur grand écran : « Ils disaient que ça prône l’homosexualité et que c’est une atteinte à l’intégrité de la femme », poursuit Olivier Sarrabeyrouse, rappelant que « Barbie est un film tout public, qui n’a jamais été interdit en France », contrairement au Viêt Nam, au Koweït et au Liban par exemple.
Marie-Jeanne, une habitante du quartier, raconte être rentrée chez elle au moment où le film était censé être projeté. « J’ai demandé si c’était déjà fini. » Non, lui expliquent les agents de la ville. « Ils ont dit à ceux qui s’opposaient à la projection : Ce sera « Barbie » ou rien. Comme il n’était pas possible de changer de film, ils ont dit : ce sera rien », rapporte celle qui avait vu le film au cinéma et l’avait trouvé « nul ».
« Comme cela parle de sexualité, ils considèrent que ce n’est pas pour les enfants du quartier, explique-t-elle. C’est un film où un homme peut être avec un homme, où les femmes portent des minijupes. Moi, ça ne me pose pas de problème parce que c’est la vie actuelle mais pour d’autres communautés, ça peut poser problème. »
L’élu d’opposition (divers gauche) Jean-Paul Lefebvre qualifie de « surprenant » ce choix de projeter « Barbie » : « Cette histoire, c’est une marque de rébellion contre le maire, dénonce l’opposant politique. Pour solde de tout compte, pour seule animation, on colle au quartier ce film sans intérêt. »
La population avait été consultée sur la programmation
Pourtant, assure le maire, « Barbie » avait été choisie par les habitants eux-mêmes. « En amont, nous avons proposé dix films pour que six soient diffusés dans nos quartiers et 214 personnes (sur 45 000 habitants) ont voté, soit sur le site Internet, soit via le journal municipal », détaille Olivier Sarrabeyrouse.
Sur l’ensemble de la ville, le plus plébiscité a été « Kung-Fu Panda 4 » (46 voix) suivi de « Barbie » (33 voix). « Dans le quartier du Londeau, Barbie est arrivé en tête, avec treize voix. Si ces personnes ne veulent pas de ce film, qu’elles utilisent les moyens démocratiques que nous mettons à disposition », réagit le maire.
Et de dénoncer une sorte de « comité de censure au sein de la cité ». « Je ne céderai pas et je porterai plainte ! »
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Un “groupe agressif” ? 🤨 Un groupe homophobe et misogyne.
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J’imagine même pas tout ce qu’on pourrait faire si à la place de tomber dans la haine et le conservatisme, l’énergie de tous ces jeunes était déployés vers les vrais problèmes de nos sociétés, notamment limiter le changement climatique, plutôt que ouin ouin a cause d’une jupe trop courte…
Est-ce qu’on est sûr que le groupe agressif soit pas de la SACEM pour récupérer les droits de projection?
Importes le tiers-monde, deviens le tiers-monde.
Soumission plutôt que réaction, notre nouvelle devise
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