La librairie parisienne Violette and Co, institution lesbienne, féministe et LGBT, a vu sa devanture attaquée à l’acide, avant une vague de cyberharcèlement et d’intimidations. Une mécanique de haine attisée sur X et amplifiée par les médias de Vincent Bolloré.
« La vitrine a encore été taguée. Ce matin, quand on est arrivé·es, il y avait ces rubans jaunes et plein de stickers », pointe Loïse, cogérante de Violette and Co, une librairie féministe, lesbienne et LGBTQI+ du XIe arrondissement de Paris cyberharcelée et victime de dégradations à cause d’un livre de coloriages propalestinien affiché en devanture. De ces actes malveillants du matin il ne reste que ces rubans de peinture jaune, un signe de soutien aux otages détenus par le Hamas à Gaza.
Un fragment de Jean-Luc Mélenchon sur fond vert, bras tendu, se détache encore d’un vestige d’autocollant, arraché par des client·es dès l’ouverture. La vitrine en verre est balafrée d’un « Hamas violeur » peint à l’acide dans la nuit du 7 au 8 juillet. De l’autre côté, c’est un « islamo complice » qui accueille les regards curieux des promeneurs. « Elle ne peut pas être lavée. Elle est creusée. La changer, c’est 10 000 euros », déplore la libraire, qui gère le lieu depuis 2023 avec trois autres coopérateur·ices.
L’ouvrage pour enfants From the River to the Sea, illustré par le Sud-Africain Nathi Ngubane, a depuis été retiré de la devanture, « parce qu’on a peur », confie-t-elle. Le titre From the River to the Sea, slogan phare des mobilisations propalestiniennes, façonné par les premiers manifestes de l’Organisation de libération de la Palestine dès les années 1960, avant d’être brandi par le Hamas au tournant des années 1990, est décrit comme un appel à la destruction d’Israël par ses contempteurs, qui le jugent antisémite. « Ce qui choque c’est ce titre, comme le livre était en vitrine il y a plein d’interprétations autour. Pour nous, il s’agit d’un slogan extrêmement populaire en signe de solidarité avec la Palestine », insiste Loïse.
Bah alors les néofascistes, on laisse la violence s’exprimer pour interdire des dessins qui nous mettent mal à l’aise ?
Ça vous rapelle pas une manière de faire ?
[removed]
Je trouve pas d’images des coloriages, j’imagine que c’est le titre qui est dérangeant ?
L’extrême-droite qui a peur d’un livre de coloriage pour enfant, ça me paraît pas très surprenant.
Ils ont toujours été faibles.
> Elles me disaient qu’en Palestine, à sa création en 1947, il n’y avait rien, juste un désert et des chèvres
Jérusalem, Nazareth, Jericho, Bethlehem, Samaria, Ashkelon, Capharnaüm, et tant d’autres en PLS.
C’est marrant que ça tombe sur cette librairie. Je suppose que ça permet d’exprimer plusieurs haines d’un coup. C’est beau l’optimisation.
“puis dans les médias de Vincent Bolloré”
Toujours là dans les bons coups, hein Vinz ?
C’est la fin de notre démocratie. Dans pas longtemps la France aussi prendra le chemin de Trump.
Les racistes et fascistes ont gagné.
[removed]
“Les LR de Paris soufflent sur les braises de X”
Comme je ne suis pas étonné.
Et bien entendu, le gouvernement, Retaillau et Darmanin en tête, ont condamné avec vigueur ces atteintes inacceptables à la liberté d’expression et à la démocratie.
Non ?
Tocards.
>La librairie parisienne Violette and Co, institution lesbienne, féministe et LGBT, a vu sa devanture attaquée à l’acide
Et bien sûr ça va faire beaucoup, BEAUCOUP, moins de bruit qu’une canette de soupe jetée dans un musée.
Au cas où les flics seraient intéressés pour enquêter, il y a un détail qui me frappe : graver le verre à l’acide ne peut se faire qu’avec de l’acide fluorhydrique, un produit extrêmement dangereux et donc strictement contrôlé.
Source : les mises en garde d’un vendeur à qui j’ai voulu en acheter, dans un but artistique, s’entend.
Il est toujours bon de rappeler que la cancel culture, c’est surtout un truc de droite.
15 comments
La librairie parisienne Violette and Co, institution lesbienne, féministe et LGBT, a vu sa devanture attaquée à l’acide, avant une vague de cyberharcèlement et d’intimidations. Une mécanique de haine attisée sur X et amplifiée par les médias de Vincent Bolloré.
« La vitrine a encore été taguée. Ce matin, quand on est arrivé·es, il y avait ces rubans jaunes et plein de stickers », pointe Loïse, cogérante de Violette and Co, une librairie féministe, lesbienne et LGBTQI+ du XIe arrondissement de Paris cyberharcelée et victime de dégradations à cause d’un livre de coloriages propalestinien affiché en devanture. De ces actes malveillants du matin il ne reste que ces rubans de peinture jaune, un signe de soutien aux otages détenus par le Hamas à Gaza.
Un fragment de Jean-Luc Mélenchon sur fond vert, bras tendu, se détache encore d’un vestige d’autocollant, arraché par des client·es dès l’ouverture. La vitrine en verre est balafrée d’un « Hamas violeur » peint à l’acide dans la nuit du 7 au 8 juillet. De l’autre côté, c’est un « islamo complice » qui accueille les regards curieux des promeneurs. « Elle ne peut pas être lavée. Elle est creusée. La changer, c’est 10 000 euros », déplore la libraire, qui gère le lieu depuis 2023 avec trois autres coopérateur·ices.
L’ouvrage pour enfants From the River to the Sea, illustré par le Sud-Africain Nathi Ngubane, a depuis été retiré de la devanture, « parce qu’on a peur », confie-t-elle. Le titre From the River to the Sea, slogan phare des mobilisations propalestiniennes, façonné par les premiers manifestes de l’Organisation de libération de la Palestine dès les années 1960, avant d’être brandi par le Hamas au tournant des années 1990, est décrit comme un appel à la destruction d’Israël par ses contempteurs, qui le jugent antisémite. « Ce qui choque c’est ce titre, comme le livre était en vitrine il y a plein d’interprétations autour. Pour nous, il s’agit d’un slogan extrêmement populaire en signe de solidarité avec la Palestine », insiste Loïse.
Bah alors les néofascistes, on laisse la violence s’exprimer pour interdire des dessins qui nous mettent mal à l’aise ?
Ça vous rapelle pas une manière de faire ?
[removed]
Je trouve pas d’images des coloriages, j’imagine que c’est le titre qui est dérangeant ?
L’extrême-droite qui a peur d’un livre de coloriage pour enfant, ça me paraît pas très surprenant.
Ils ont toujours été faibles.
> Elles me disaient qu’en Palestine, à sa création en 1947, il n’y avait rien, juste un désert et des chèvres
Jérusalem, Nazareth, Jericho, Bethlehem, Samaria, Ashkelon, Capharnaüm, et tant d’autres en PLS.
C’est marrant que ça tombe sur cette librairie. Je suppose que ça permet d’exprimer plusieurs haines d’un coup. C’est beau l’optimisation.
“puis dans les médias de Vincent Bolloré”
Toujours là dans les bons coups, hein Vinz ?
C’est la fin de notre démocratie. Dans pas longtemps la France aussi prendra le chemin de Trump.
Les racistes et fascistes ont gagné.
[removed]
“Les LR de Paris soufflent sur les braises de X”
Comme je ne suis pas étonné.
Et bien entendu, le gouvernement, Retaillau et Darmanin en tête, ont condamné avec vigueur ces atteintes inacceptables à la liberté d’expression et à la démocratie.
Non ?
Tocards.
>La librairie parisienne Violette and Co, institution lesbienne, féministe et LGBT, a vu sa devanture attaquée à l’acide
Et bien sûr ça va faire beaucoup, BEAUCOUP, moins de bruit qu’une canette de soupe jetée dans un musée.
Au cas où les flics seraient intéressés pour enquêter, il y a un détail qui me frappe : graver le verre à l’acide ne peut se faire qu’avec de l’acide fluorhydrique, un produit extrêmement dangereux et donc strictement contrôlé.
Source : les mises en garde d’un vendeur à qui j’ai voulu en acheter, dans un but artistique, s’entend.
Il est toujours bon de rappeler que la cancel culture, c’est surtout un truc de droite.
Comments are closed.