Ces adolescents néonazis qui inquiètent la justice

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  1. > Plusieurs mineurs se retrouvent impliqués dans des affaires de terrorisme d’ultradroite ces dernières années. Mediapart révèle le cas d’un groupuscule et de son leader récemment interpellés.

    > Lorsque son camarade lui indique qu’il a bien commencé de filmer, Nicolas*, vêtu d’un treillis de l’armée française, cagoule sur la tête, insère le chargeur de son pistolet et tire un unique coup de feu dans la nuit. Effectuant un doigt d’honneur, il s’adresse ensuite à la caméra : « Nique les bougnoules (sic), bordel de merde. »

    > La séquence qui dure tout juste 14 secondes en rappelle d’autres. Celles montrant deux soutiens d’Éric Zemmour dans un stand de tir faisant feu en prétendant viser des élus de La France insoumise, le président de la République, les « antifas » et « du jeune bougnoule mental (sic) » notamment. Ou bien celles révélées par StreetPress en novembre dernier montrant des soutiens de Zemmour s’entraîner au tir sur des caricatures racistes de juifs, de musulmans et de Noirs.

    > Mais quelques détails laissent deviner la spécificité du cas de Nicolas. La carrure fluette du tireur et le visage qu’on devine sous la cagoule ne correspondent pas franchement à l’insigne de général trois étoiles qu’il porte sur le torse. Et pour cause, Nicolas n’est pas militaire et encore moins général, mais un lycéen âgé de 16 ans.

    >Depuis plus d’un an, l’adolescent qui réside dans le sud de la France anime un canal de la messagerie Telegram notamment dédié au « survivalisme urbain » et à la « guerre civile ».

    > Il n’est pas le seul dans ce cas. Sur la dizaine d’affaires d’association de malfaiteurs terroriste attribuées à l’ultradroite et suivies au parquet national antiterroriste, au moins deux d’entre elles unissent dans un projet violent des mineurs et de jeunes majeurs. « La jeunesse constitue un élément important de l’engagement dans un projet violent, autant en raison de la disponibilité biographique propre à cette période de la vie qu’en raison de la propension à la révolte que l’adolescence implique », considère un rapport du parquet général de Paris, alertant sur le retour de la menace terroriste d’ultradroite et révélé l’an dernier par Mediapart. « Ces profils sont très préoccupants… », se désespère un haut gradé d’un service de renseignement, interrogé sur le cas de Nicolas.

    > Quelques jours après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, Nicolas a prétendu avoir pour projet de se rendre sur place pour combattre aux côtés des séparatistes pro-russes de la république autoproclamée de Donetsk, non sans se désoler de cette « guerre fratricide entre Blancs » et laisser percevoir son antisémitisme : « Tout ça pour quoi ? Zelensky le fils de pute juif (sic). Et on se met qu’aujourd’hui à chialer pour les “Ukrainiens” ? »

    > En tout cas, le pays en guerre fascine les plus jeunes des militants d’ultradroite. Dans une affaire d’« association de malfaiteurs terroriste » datant de 2019, l’Ukraine était déjà évoquée comme une « terre d’origine », un mineur mis en examen parlait d’« un pays intact sur l’immigration ».

  2. A ma sortie de collège, début lycée je m’étais fais un groupe de pote, moi qui était très timide. J’ai côtoyé à travers ce groupe, l’ultra-droite pour ne pas dire neo… Les adultes savent s’y prendre avec les jeunes sur ce sujet, j’ai mis presque deux ans à sortir de ce milieu, c’était difficile car je m’étais fait pas mal d’amis et je devais repartir à zéro, ça me faisait peur même en sachant que mes amis avaient une haine profonde de l’autre, de l’étranger que j’ai finalement vu de mes propres yeux et qui sont des personnes que je côtoie aujourd’hui car j’adore les différences de cultures. Il a fallu d’une amourette avec une personne différente de moi pour m’en rendre compte et aujourd’hui je maudis l’extrême droite Zemmouriste qui reprend typiquement les mêmes codes utilisés à l’époque pour nous embrigader à l’époque.
    Aujourd’hui tout vas bien je suis de gauche et heureux de mes valeurs mais d’autres jeunes qui a l’époque étaient mes amis, ont eux été jusqu’à rejoindre bloc identitaire pour coller des pancartes « Non au Kebab » dans nos communes (je deconne pas).

  3. Ça va… il faut bien que jeunesse se passe.

    Allez Nicolas, intègre ta nouvelle chambre. Mohamed et Fofana, faites lui un peu de place.

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