Le président du Souvenir français d’un village du Bas-Rhin écarté après un discours contre l’extrême droite

by Baobey

14 comments
  1. Bah alors les fafs, on est encore une fois des gros fragiles adeptes de la cancel culture?

  2. “Souvenir français” en Alsace …

    oui bien sûr

  3. Dans [l’article de l’Est Républicain](https://www.estrepublicain.fr/politique/2025/08/14/un-associatif-a-t-il-ete-musele-apres-un-discours-contre-l-extreme-droite) :

    > – Le responsable d’une association mémorielle alsacienne prétend avoir été mis à l’écart après un discours mettant en garde contre les dérives fascistes. Présent lors du discours, un député RN s’était senti visé et avait porté plainte.
    >
    > – [Benoît Sigrist] s’est défendu d’avoir « fait de la politique partisane », n’ayant cité « aucune personne ni parti » dans son allocution. « C’est vrai qu’il n’a pas cité le RN », reconnaît le député, « mais il a cité l’extrême droite. Bien que je ne me considère pas d’extrême droite, le Conseil d’État nous classe à l’extrême droite. Tout le monde a compris que c’était dirigé envers moi et le Rassemblement national ».

    Bref, le président du Souvenir français en question n’a fait que dénoncer le fascisme (ce qui est un peu le job de l’association). Et un type du RN, qui pourtant assure ne pas être d’extrême-droite, le prend pour une attaque personnelle.

  4. L’article :

    « Alors que le XXe siècle semblait avoir touché le fond de l’horreur, […] notre siècle est malheureusement le théâtre d’une nouvelle et inquiétante réapparition d’idées extrémistes. » Ainsi se conclut le discours de commémoration de la bataille de Frœschwiller-Wœrth de Benoît Sigrist, président du comité du Souvenir français de Wœrth, dans le Bas-Rhin.

    Sur une estrade montée pour l’occasion à Morsbronn-les-Bains, au nord de l’Alsace, Benoît Sigrist se lance dans une tirade contre les « idéologies brunes et nauséabondes […] d’extrême droite », en « recherche incessante de boucs émissaires » et qui créent un contexte favorable aux guerres.

    Dans le public, le député du Rassemblement national (RN) de la 8e circonscription du Bas-Rhin, Théo Bernhardt, n’apprécie pas. Pour lui, ce discours est une « insulte envers les 13 millions d’électeurs du Rassemblement national ». Il attend la fin de la cérémonie pour confronter Benoît Sigrist en personne. Le lendemain, l’élu de 25 ans annonce dans une vidéo sur les réseaux sociaux qu’il porte plainte pour diffamation publique.

    Immédiatement, Benoît Sigrist reçoit des dizaines de messages et commentaires haineux sur les réseaux sociaux. Mardi 12 août, le délégué régional adjoint du Souvenir français appelle Benoît Sigrist, mais plutôt que de lui apporter son aide et son soutien, il lui annonce que son comité est désormais « mis en veille ».

    Excuses au député RN
    Joint par téléphone, Benoît Sigrist, 56 ans dont dix-sept passés à animer le comité de Wœrth, s’avoue déçu par la réaction de son association : « La direction régionale ne veut plus que je puisse m’exprimer au nom du Souvenir français. Ils ne pouvaient pas directement me radier car je ne suis pas sorti de la neutralité partisane exigée par nos statuts. À aucun moment je n’ai nommé ou mis en cause directement le RN, seulement les idéologies de l’extrême droite. »

    Benoît Sigrist interprète cette mise en veille de son comité comme une pression pour le pousser à la démission. Ce que Fabrice Jaouën, délégué général du Souvenir français du Bas-Rhin, dément : « C’est une solution temporaire, le temps que la polémique, qui a pris une importance nationale, prenne fin. C’était le meilleur moyen de retrouver l’apaisement et de veiller à la neutralité politique, religieuse, philosophique et syndicale du Souvenir français. »

    Cette « neutralité » signifie-t-elle qu’un discours contre l’extrême droite n’a pas sa place dans une commémoration rappelant les atrocités de la guerre ? Fabrice Jaouën hésite : « Là est toute la difficulté de notre devoir, chacun voudrait que l’on prenne position, mais nous devons rester neutres. »

    Avant de recevoir l’appel de sa direction, Benoît Sigrist apprend par un article de Libération que Fabrice Jaouën a présenté les excuses du Souvenir français à Théo Bernhardt. Une démarche que le responsable régional refuse de détailler à Rue89 Strasbourg. Le député du RN confirme cependant que le délégué général l’a appelé, ce qu’il n’a pas pris la peine de faire pour Benoît Sigrist. Le président du comité de Wœrth a seulement reçu un courriel jeudi 7 août, lendemain du discours, demandant sa version des faits, puis un appel du délégué adjoint lui annonçant sa mise à l’écart.

    Je voulais arrêter les discours de bisounours.

    Benoît Sigrist
    Les communes de Wœrth, Frœschwiller, Reichshoffen et Morsbronn-les-Bains organisent depuis les années 1980 la commémoration du 6 août 1870, à tour de rôle. Elle retrace la bataille de Frœschwiller-Wœrth, qui a opposé les empires français et prussien, avec la fameuse charge des cuirassiers à Reichshoffen. Benoît Sigrist a été chargé de prononcer le discours principal de l’évènement trois années sur quatre depuis dix-sept ans.

    Il assume avoir rédigé, pour 2025, un discours plus politique qu’à son habitude : « Chaque année, je rappelle les origines du conflit franco-prussien et chaque année, je termine en faisant le lien avec le temps présent, le risque de guerre et le devoir de mémoire. Mais cette fois-ci, je voulais arrêter les discours de bisounours. On parle d’un régime autocratique et oligarchique, celui de Napoléon III, qui a déclaré la guerre à un régime nationaliste et militariste, celui de l’empire prussien. Le retour d’idéologies nationalistes, racistes et fascistes est un danger contre lequel il est nécessaire de faire barrage et de rappeler l’histoire. »

    Face à l’attaque de l’élu RN, il rappelle n’avoir jamais, dans son discours, fait expressément référence au parti de Marine Le Pen. Mais plutôt, avoir dénoncé les idées « d’extrême droite » qui n’ont pas leur place sur « l’arc républicain » selon lui : « Le député RN faisait la moue pendant toute la durée de mon discours puis il m’a rudoyé à la fin de l’évènement, me disant qu’il jugeait mon comportement “inadmissible”. S’il n’avait pas réagi, j’aurais été coincé, ça aurait voulu dire que pour lui, le RN fait partie de l’arc républicain. Mais s’il se sent visé, alors il doit faire sa propre introspection. »

    Théo Bernhardt estime normal de réagir : « Plusieurs personnes sont venues me voir en me disant qu’elles avaient été choquées par son discours. J’ai donc décidé de le confronter. Je lui ai dit qu’il n’était pas correct de faire un discours politique durant une commémoration. Il m’a répondu : “Si vous vous sentez visé, tant pis.” »

    Haine en ligne
    Sur Facebook, X, Instagram et TikTok, les vidéos postées par le député du Rassemblement national ont été accompagnées d’expressions injurieuses et haineuses. « Fallait donner le nom, on l’aurait attrapé », « L’année prochaine on viendra nombreux et on ne le laissera pas terminer un discours pareil »… Ces messages n’avaient pas été supprimés par Théo Bernhardt au moment de publier cet article. Sur la page Facebook de Benoît Sigrist, les insultes aussi fusent.

    « Nous savons que Benoît Sigrist traverse une passe difficile », assure Fabrice Jaouën, le délégué général du Souvenir français du Bas-Rhin, qui indique n’avoir pas été informé des insultes en ligne. « Notre priorité est d’éteindre la polémique et nous avons eu des contacts réguliers avec lui en ce sens », faisant référence au mail envoyé le 7 août par son adjoint.

    Théo Bernhardt quant à lui refuse d’endosser la responsabilité de cette vague de menaces : « Je n’ai cité aucun nom dans mon communiqué, puis dans ma vidéo. J’ai même répondu aux commentaires qui demandaient son nom en disant que je ne voulais pas répondre à la haine par la haine. »

    Face aux insultes, Benoît Sigrist, qui n’est présent que sur Facebook, affirme : « Je n’ai pas peur pour mon intégrité physique. Mais j’ai peur pour ma famille si leurs noms sont aussi diffusés. La possibilité de débordements, de dégradations sur mes biens comme ma maison ou ma voiture m’inquiètent aussi. »

    Mercredi 13 août, Benoît Sigrist a annoncé aux membres de son comité sa mise en retrait. En Alsace, plusieurs comités du Souvenir français ont été mis en veille par manque d’adhérents et de bénévoles, comme celui de Soultz-sous-Forêts. Après presque vingt ans à la tête de l’antenne de Wœrth, Benoît Sigrist doute de la survie de son comité. « Nous ne sommes plus que quatre. Si je démissionne, c’est dix-sept ans de travail qui vont disparaître », regrette-t-il. Plusieurs membres de son comité lui ont déjà envoyé des courriels de soutien après avoir appris sa mise en retrait.

  5. En bref, un mec qui se dit ne pas être d’extrême-droite a mal pris un discours contre l’extrême-droite et a demandé à ce que l’auteur du discours, qui se bat contre l’extrême-droite, soit écarté des commémorations des victimes de l’extrême-droite.

    Mais sinon, tout va bien.

  6. Ah encore un mec qui doit avoir un croisé en photo profil FB se moquant à longueur de journée de la fragilité des gauchistes hommes soja adeptes de l’immigration mais qui IRL est juste un lâche petit homme aigri et susceptible plus faible que ceux qu’il dénonce ? Étonnant…

  7. J’adore comment leur défense c’est toujours la même “mais euh si vous dîtes qu’on est méchant ça veut dire que vous insultez nos 250 milliards d’électeurs !!!!!1!1!1!1!1111″… Imaginez si la gauche disait la même chose quand on les insultes d’antisémites mangeurs d’enfants. Ah oui c’est vrai, ça marcherait pas parce que les électeurs de gauche sont pas des vrais français selon les médias…

  8. Une excellente nouvelle, ses propos contre le premier parti politique de France n’ont pas lieu d’être. À chaque fois c’est pareil, on insulte que le RN, dès que ça plait pas : pas c’est des nazi. Nazi, nazi… ils ont que ce mot à la bouche.

    Comme lorsqu’ils disent que le RN a été créé par des nazis, parce qu’être dans les Waffen SS c’est être nazi ? C’est quoi la prochaine étape ? Injurier l’honorable et respectable Adolf Hitler de nazi ??

  9. C’est ça, l’extrême droite. Des fragiles dans des corps de faibles.

  10. Faut pas dire du mal des fachos et des racistes consanguins !

  11. La logique du mec du RN est exceptionnelle. Quelle bande d’idiots. 

  12. Quand même chaud qu’un responsable d’association mémorielle se fasse écarté pour avoir mis en garde contre le fascisme.

    L’assoc devrait changer son nom en Souvenir du collaborationnisme Français

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