Guerre en Ukraine : suivez en direct la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska


Donald Trump et Vladimir Poutine vont se rencontrer pour la première fois depuis 2019 lors d’un sommet en Alaska, pour des négociations à propos de la paix en Ukraine. Volodymyr Zelensky, qui était en visioconférence, le 13 août, avec la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre, la Pologne, la Finlande et JD Vance, n’est pas convié.

L’essentiel : 


Les présidents russe et américain vont se rencontrer pour la première fois depuis 2019, à Anchorage, en Alaska. La rencontre doit commencer à 21 h 30 (heure de Paris) afin de mener des négociations pour la paix, mais sans Volodymyr Zelensky. Donald Trump estime à “25%” le risque d’échec de ces négociations et parle déjà d’une rencontre entre les dirigeants russe et ukrainien.
Le président ukrainien se dit inquiet de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Il craint être contraint à céder des territoires. Or, la Constitution ukrainienne ne permet pas à Volodymyr Zelensky de l’accepter, même s’il le voulait. Il attend des avancées sur l’échange de prisonniers de guerre. Il devrait rencontrer Emmanuel Macron après ce sommet en Alaska, selon l’Élysée. 
Des manifestations en soutien à l’Ukraine ont lieu en Alaska depuis hier. “Poutine, criminel de guerre”, est écrit sur des pancartes brandies par la population qui estime que c’est “une honte” de recevoir le président russe sur le sol américain.
Quelques heures avant la rencontre pour négocier la paix, la Russie a continué de bombarder massivement l’Ukraine. 97 drones ont été lancés dans la nuit ainsi que deux missiles antiaériens, selon l’armée ukrainienne. Ils ont visé la ligne de front dans plusieurs oblasts que veut la Russie, notamment Donetsk et Kharkiv.

En direct

15:04 – Volodymyr Zelensky garde espoir

Le président ukrainien espère que la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine “ouvre la voie à un véritable chemin vers une paix honnête et à une conversation substantielle des dirigeants dans un format tripartie : Ukraine, États-Unis, partie russe”. Alors que Donald Trump et Vladimir Poutine sont en route pour l’Alaska, les dirigeants européens doivent prendre leur mal en patience. 

14:28 – La veuve d’Alexeï Navalny appelle Vladimir Poutine à libérer les prisonniers opposants à la guerre

Plusieurs opposants de Vladimir Poutine et à la guerre menée en Ukraine sont emprisonnés en Russie, qu’ils soient activistes ou journalistes. La veuve d’Alexeï Navalny, opposant Russe mort en prison en février 2024, appelle le président russe à libérer “les activistes et journalistes russes, les civils ukrainiens, tous ceux qui ont été emprisonnés pour des propos antiguerre et des postes sur les réseaux sociaux”. “Nous ne savons pas et vous ne savez pas ce qu’il va se passer après vos discussions”, dit Mme Navalnïa dans une vidéo publiée sur Télégramme, “vous devez prendre une décision irréversible, quelque chose qui ne peut pas être défait”, pour rendre ce sommet “historique”. 

13:59 – Donald Trump embarque dans Air Force One

Le président américain embarque à bord d’Air Force One, l’avion présidentiel. Il va bientôt décoller pour l’Alaska. Donald Trump a embarqué seul. 16 officiels voyagent avec lui, dont le secrétaire d’État américain Marc Rubio, le directeur de la CIA John Ratcliffe et le secrétaire au Trésor Scott Bessent

13:37 – Donald Trump assure que les enjeux sont élevés avant le sommet

Le président américain devrait bientôt quitter Washington pour l’Alaska et en a profité pour écrire un message sur son réseau Truth Social. Il assure que les “enjeux sont élevés”, dans des termes habituellement utilisés pour le poker. 

13:29 – Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky devraient “se voir après l’Alaska”

L’Élysée assure qu’Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky “ont convenu de se voir après” la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska. “Le dialogue est étroit et constant entre eux”, précise-t-on. On ne connaît pas encore la date ni le lieu de la rencontre. 

13:25 – Des manifestations contre la venue de Vladimir Poutine Des manifestations contre la venue de Vladimir Poutine  - Rencontre trump poutine  ©

Les habitants de l’État d’Alaska ne sont pas tous ravis de voir débarquer un “criminel de guerre” sur leur territoire, comme on peut le lire sur des affiches brandies en manifestation.

13:01 – L’Arctique, la clé de voute d’un accord ?

La Russie est claire sur ce qu’elle veut, et Donald Trump ne semble pas certain de vouloir le lui donner, notamment concernant la totalité des territoires que Vladimir Poutine veut que Volodymyr Zelensky lui cède. Alors pour convaincre le président américain, le Kremlin va lui parler d’économie : “C’est en Alaska et dans l’Arctique que convergent les intérêts économiques de nos pays”, déclarait la semaine dernière Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du président russe. La coopération économique des deux pays en Arctique pourrait bien convaincre Trump de laisser Poutine gagner du terrain en Ukraine. 

12:49 – Le ministre russe des Affaire étrangères expose la position russe à son arrivée en Alaska

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, est arrivé en Alaska. Arborant un tee-shirt “URSS”, il a assuré à la presse que la Russie avait des “arguments” et que sa position était “claire et nette”. 

12:21 – “L’Ukraine souhaite la paix, mais pas à n’importe quel prix”

L’ambassadrice de l’Union européenne en Ukraine, Katarina Mathernova, a expliqué hier que “l’Ukraine souhaite la paix, mais pas à n’importe quel prix”. Il faut dire que les dirigeants européens partagent les limites de Kiev sur ce que souhaite la Russie pour la paix, à savoir la cession de quatre oblasts (Donatsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson), la fin des livraisons d’arme de l’occident et le renoncement de l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN. 

11:59 – Pourquoi la rencontre a-t-elle lieu en Alaska ?

Vladimir Poutine est attendu en Alaska par Donald Trump, mais pourquoi ce choix de territoire ? Tout d’abord, l’Alaska se situe bien aux États-Unis, mais ce n’est pas la porte à côté pour Donald Trump. Les deux dirigeants doivent se rendre en avion sur la base militaire d’Elmendorf-Richardson. L’image renvoyée est plus égalitaire que si le président russe était accueilli à la Maison-Blanche. Vladimir Poutine va devoir faire 7 000 km depuis le Kremlin et Donald Trump 5 400 km depuis la Maison-Blanche. 

Il faut aussi dire que Vladimir Poutine ne peut plus se rendre où il veut. Il est visé par un mandat d’arrêt par la Cour Pénale International (CPI). S’il se rend dans un pays qui reconnaît l’autorité de la CPI, comme la France, il pourrait se faire arrêter, mais ce n’est pas le cas des États-Unis. 

Enfin, l’Alaska est un lieu symbolique entre les États-Unis et la Russie. Ce territoire a été cédé au XIXᵉ siècle par la Russie. De plus, la base militaire d’Elmendorf-Richardson a tenu un rôle important pendant la guerre froide. 

11:33 – La Russie entend rendre l’invitation à Donald Trump

“Si le dirigeant russe se rend aux États-Unis, nous nous attendons à ce que le président américain se rende en Russie en retour”, explique Rodion Mirochnik, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, selon l’agence de presse russe TASS. “Cela souligne le développement et l’expansion des relations entre la Russie et les États-Unis, étant donné que les liens entre les deux plus grandes puissances géopolitiques ne se limitent pas à l’Ukraine.”

11:22 – Qui accompagne Vladimir Poutine ?

Vladimir Poutine va rencontrer Donald Trump, mais il ne se déplace pas seul en Alaska. Il est accompagné de Sergueï Lavrov (ministre russe des Affaires étrangères) Iouri Ouchakov (conseiller diplomatique du Kremlin), d’Andreï Belooussov, (ministre russe de la Défense), d’Anton Silouanov (ministre russe des Finances) et de Kirill Dmitriev (représentant de Vladimir Poutine).

11:08 – Le Kremlin espère “un dialogue constructif”

“C’est une réunion importante pour le monde entier. Il est essentiel que le dialogue se poursuive. Nous espérons un dialogue constructif”, assure Kirill Dmitriev, représentant de Vladimir Poutine. 

11:03 – 97 drones et deux missiles lancés contre l’Ukraine dans la nuit

L’armée de l’air ukrainienne assure que la Russie a lancé 97 drones et deux missiles sur son territoire dans la nuit, visant les oblasts de Donetsk, Kharkiv, Soumy et Tchernihiv, sur la ligne de front. Cette attaque massive intervient à quelques heures des négociations pour la paix. 

Pour aller plus loin

Le chancelier allemand a convié le président américain et son vice-président JD Vance à une visioconférence ce mercredi 13 août, aux côtés de l’Italie, la France, l’Angleterre, la Pologne et la Finlande, ainsi que du président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky. Les objectifs de cette discussion sont clairs : convaincre Donald Trump et son vice-président JD Vance de défendre les intérêts de l’Ukraine lors de la rencontre de vendredi, à laquelle Volodymyr Zelensky ne participera pas. Ce dernier craint ainsi que les présidents américain et russe contraignent l’Ukraine à céder des portions de son territoire. Ces consultations ont été jugées “insignifiantes” par la diplomatie russe ce mercredi.

À l’issue de ses deux rencontres avec Volodymyr Zelensky et Donald Trump, Emmanuel Macron s’est exprimé devant la presse depuis le fort de Brégançon. “Nous voulons que tout ce qui concerne l’Ukraine soit discuté avec l’Ukraine. Nous voulons une paix robuste et durable, une paix qui règle les questions territoriales et les garanties de sécurité pour l’avenir.” Il a expliqué cet entretien avait permis de clarifier les intentions du président américain et de faire part des attentes françaises. Donald Trump était en effet resté vague sur ses attentes pour la rencontre de vendredi, la première entre les deux puissances depuis 2021. Il a dit espérer une discussion “constructive” et a jugé “très respectueux” de la part de son homologue russe de se déplacer en Alaska, territoire américain. Le président des États-Unis prévoyait des échanges de territoires, alors que l’armée russe occupe actuellement environ 20 % du territoire ukrainien, rappelle le média 20Minutes. 

“La volonté américaine est d’obtenir un cessez-le-feu”

Selon Emmanuel Macron, “la volonté américaine est d’obtenir un cessez-le-feu” à l’issue de la rencontre avec Vladimir Poutine le 15 août. “Nous soutenons cette initiative, en même temps que les échanges de prisonniers et les libérations d’enfants” a affirmé Emmanuel Macron. De plus, “les questions territoriales qui relèvent de l’Ukraine ne peuvent être négociées et ne seront négociées que par le président ukrainien” a déclaré le président français. Donald Trump s’était dit “un peu contrarié” par la déclaration de Zelensky selon laquelle il doit obtenir une autorisation constitutionnelle pour céder des territoires. 

Dernièrement, le lien entre les concessions territoriales et les garanties de sécurité qui seront apportés à l’Ukraine doit continuer d’exister, d’après Emmanuel Macron. Cette garantie de sécurité ne peut pas être l’OTAN, un “point fort” pour la partie russe. Aux côtés de Friedrich Merz, le président ukrainien a mis en avant l’unité européenne ainsi que la coordination “très intensive” avec les dirigeants du continent. Il a soutenu l’idée d’une réunion tripartite de suivi avec Donald Trump et Vladimir Poutine. Emmanuel Macron souhaite que cette réunion “puisse se tenir en Europe dans un pays neutre qui soit accepté par toutes les parties”.

“La balle est maintenant dans le camp de Poutine”

Alors que Moscou a réalisé, ce mardi, la plus grande progression en 24h sur le territoire ukrainien depuis plus d’un an, Moscou avait exigé que Kiev lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014. La Russie avait réclamé également que Volodymyr Zelensky renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’OTAN. Des demandes jugées inacceptables par l’Ukraine, qui réclame le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales, dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen.

Interrogé sur un possible changement de position au sujet des concessions territoriales, le président ukrainien a affirmé que celle-ci demeurait inchangée et ne pouvait évoluer, la Constitution ukrainienne restant la même. “Toute question concernant l’intégrité territoriale de notre pays ne peut être discutée sans tenir compte de notre peuple, de la volonté de notre peuple et de la Constitution ukrainienne”.

Lors de la conférence de presse, le chancelier allemand a aussi rappelé la priorité d’un cessez-le-feu : “Un cessez-le-feu doit être la priorité […] Nous, Européens, faisons donc tout ce qui est en notre pouvoir pour orienter cette rencontre dans la bonne direction””, a-t-il déclaré en évoquant la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine qui aura lieu vendredi 15 août dans l’Alaska. Il a ensuite réaffirmé que l’Ukraine, via son président, devait être présent aux négociations : l’Ukraine “doit être à la table” des négociations. Enfin, il a refusé toutes concessions de reconnaissance territoriale de la part de l’Ukraine : “Il n’est pas question de reconnaître légalement les territoires occupés par la Russie”.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a réagi sur X à l’entretien avec Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Il a qualifié l’échange de “très bon appel” et soulignant “l’unité de l’OTAN pour mettre fin à cette terrible guerre contre l’Ukraine et parvenir à une paix juste et durable. J’apprécie le leadership de [Donald Trump] et la coordination étroite avec les alliés. La balle est maintenant dans le camp de Poutine”.