Le secteur des technologies de l’information et de la communication (IT) au Luxembourg traverse une période de turbulences. Il représente 4,5% de l’emploi total du pays en 2024, mais il est difficile de trouver de nouvelles recrues et le vieillissement des professionnels de l’informatique est une tendance identifiée. C’est ce que constate dans une étude la Fondation Idea, le cercle de réflexion de la Chambre de commerce, dans un rebond à une autre étude réalisée par l’Adem en juin.
Selon le document de la Fondation Idea, entre 2010 et 2025, la proportion de jeunes travailleurs de moins de 30 ans dans le secteur informatique a toujours été légèrement inférieure à la moyenne de l’économie et a diminué conformément à la tendance générale. Au cours des 15 dernières années, le nombre de travailleurs dans ce secteur a augmenté de plus de 8.400 unités, passant d’un total de 13.930 à 22.380 professionnels.
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Alors que le nombre de travailleurs de moins de 30 ans a augmenté de 830 au cours des 15 dernières années pour atteindre 3.280, leur croissance s’est fortement ralentie et s’est même inversée alors que le nombre de travailleurs plus âgés dans le secteur augmente.
D’une part parce qu’une formation universitaire est généralement exigée dans ce secteur, d’autre part parce que les entreprises recherchent surtout des personnes ayant cinq à dix ans d’expérience professionnelle, selon l’Adem.
Il semble que le marché ne soit pas encore tout à fait prêt à intégrer l’IA.
Agence pour le développement de l’emploi (Adem)
De même, l’essor des outils d’intelligence artificielle «tend à réduire la demande de développeurs juniors, tout en créant un nouveau besoin de profils expérimentés capables d’encadrer ces technologies», indique l’étude d’Idea. Il faut cependant souligner que le marché cherche encore à se structurer autour de ces enjeux d’IA. En effet, selon l’Adem, «il semble que le marché ne soit pas encore tout à fait prêt à intégrer l’IA».
Changement de génération grâce aux frontaliers français
Entre-temps, le secteur informatique emploie moins de travailleurs résidents que de travailleurs frontaliers. Au cours des 15 dernières années, le nombre de ces derniers a augmenté de manière significative, tandis que le nombre de travailleurs résidents a diminué pour atteindre 47% de l’ensemble des employés dans le secteur.
En 2025, les travailleurs frontaliers français sont les plus nombreux avec 7.260 employés, suivis par les Belges avec 3.180 travailleurs et enfin les Allemands avec 1.490. En ce qui concerne les résidents, on observe, selon Idea, que ce sont surtout les non-Luxembourgeois qui se tournent vers les métiers de l’informatique.
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Le renouvellement des talents dans ce secteur semble bien assuré chez les frontaliers, même si, là encore, ce sont surtout les jeunes informaticiens de France qui trouvent un emploi au Luxembourg, moins ceux d’Allemagne et de Belgique.
«Le secteur semble donc largement porté par une main-d’œuvre jeune et étrangère», conclut l’enquête d’Idea, «ce qui pose la question de son attractivité pour les jeunes Luxembourgeois et de la capacité du pays à former ses propres talents».
Cet article a été publié initialement sur le site du Luxemburger Wort.
Il a été traduit à l’aide d’outils d’intelligence artificielle qui apprennent à partir de données issues de traductions humaines, puis vérifié par Mélodie Mouzon.
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