> C’est en terminale que j’ai décidé de devenir prof d’histoire-géo. J’aimais bien le contact avec les ados et l’idée de leur apprendre à devenir des citoyens éclairés. Il y a aussi un petit côté narcissique qu’ont tous les enseignants : on aime bien s’écouter parler. Après le bac, je me suis donc orienté vers une licence d’histoire-géo, puis un master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) dans cette même discipline, avant de passer le Capes [Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré].
>
> Après le concours, l’Éducation nationale m’a affecté dans l’académie de Versailles. C’était compliqué au départ, parce que je suis arrivé dans le fin fond du 95, où je ne connaissais personne. Dès la rentrée, tout est allé très vite. Je me souviens que mes collègues m’ont dit : « Tu arrives dans un bateau qui prend l’eau » – en référence aux heures supplémentaires non rémunérées, à la pénurie de profs, aux burn-out parce qu’ils n’en peuvent plus…
>
> En septembre prochain, ce sera ma cinquième rentrée et je me rends compte qu’effectivement, la situation se dégrade d’année en année. Les effectifs dans les classes augmentent et l’Éducation nationale fait de plus en plus appel aux contractuels. En parallèle, on souffre des coupes budgétaires et cela se ressent sur le terrain.
>
> Par exemple, cette année, la cheffe de l’établissement a refusé que je m’occupe d’élèves qui n’ont pas d’ordinateur chez eux pour les entraîner à l’obtention de la certification information. Le motif était clair : elle ne peut pas me payer ces heures supplémentaires – une première, m’ont assuré certains de mes collègues qui enseignent dans ce collège depuis plus de vingt ans.
>
> **« Une désillusion »**
>
> Pour moi, c’est vraiment une désillusion. Je propose de travailler davantage pour accompagner des élèves et je me rends compte qu’il n’y a aucune perspective d’évolution. Aucune reconnaissance. J’ai l’impression d’être bloqué. D’autant qu’avec le système de points mis en place par l’Éducation nationale, c’est très difficile d’être affecté dans l’académie qu’on souhaite. Je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfants et je ne suis pas dans un établissement catégorisé REP [réseau d’éducation prioritaire] donc je n’accumule pas beaucoup de points par an. Mon objectif, ce serait de retourner dans ma Normandie natale, mais il me faut 700 points pour y parvenir. Au bout de cinq ans, j’en ai seulement 178.
>
> Je considère que c’est une grande prise d’otages dissimulée : on nous oblige à rester dans un établissement sans qu’on ait choisi la zone, et pour en partir, c’est le parcours du combattant. À titre d’exemple, l’un de mes collègues n’a pu rentrer en Bretagne qu’au bout de 24 ans. En outre, même si j’obtenais la Normandie, encore faut-il que j’y sois bien placé lors de la phase d’admission intra-académique. Le risque, c’est de se retrouver au milieu de rien.
>
> Si c’est le cas, je peux demander à l’Éducation nationale de démissionner, mais je serais obligé de lui fournir un projet de reconversion. Dans la majorité des cas, elle rejette ces demandes, parce que ça lui coûte trop cher. On est donc forcés d’opter pour l’abandon de poste – ce qui suggère la perte de notre Capes et de nos droits au chômage. En résumé, on se retrouve sans rien. J’ai l’impression qu’aujourd’hui, les perspectives d’évolution en tant que prof sont les suivantes : soit on se tue en banlieue parisienne, avec un risque de burn-out lié aux sureffectifs dans les classes et la multiplication des tâches, soit on démissionne.
>
> **De nombreux sacrifices personnels**
>
> Pour ma part, je ne pense pas démissionner à court terme. J’aime bien enseigner aux gamins l’histoire-géo. Mais sur la balance, les sacrifices personnels pèsent de plus en plus lourds, entre le fait de subir la banlieue parisienne, de renoncer à ma campagne et de payer cher un loyer. Lors de ma première année, je ne touchais que 1 450 euros nets par mois et la première difficulté, ça a été de trouver un logement. Faute de choix, j’ai fini par intégrer une collocation.
>
> Ensuite, j’ai changé pour un appartement de 12 m2 que je payais 750 euros… Ce n’était pas possible. Étant prof, je pense que ce n’est pas normal de devoir mettre en place des stratégies de survie pour choisir un logement à proximité de notre établissement. Aujourd’hui, je touche un petit peu plus de 2000 euros et je suis en colocation avec un ami qui débute dans la profession. On paie 1 250 euros à deux.
>
> Mais financièrement, je ne m’en sors pas. L’assurance voiture, l’essence, le stationnement de ma voiture, la mutuelle, le loyer, la box internet, les courses… Tout cela mis bout à bout, une grosse partie de mon salaire s’est déjà envolée. Résultat : je me restreins sur les sorties à Paris et je dois toujours faire attention quand je fais mes courses.
>
> Finalement, entre mon budget d’étudiant dédié à l’alimentation et celui d’aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de différences. Ça m’interroge sur l’estime que j’ai de moi-même : je me demande où j’en suis, si j’ai réellement progressé depuis la fin de mes études ou si je ne fais que stagner… Cette situation m’ouvre petit à petit l’esprit : pour l’instant, elle ne prend pas le dessus, mais quand j’aurai de vrais projets, la question de la démission va vite se poser.
>
> **Incertitudes**
>
> Quand j’étais étudiant, je n’avais pas anticipé que ces sacrifices allaient prendre autant de place dans ma vie. Au cours de la formation, on ne nous y prépare pas. Tout comme on ne nous apprend pas à comprendre les fiches de salaire de l’Éducation nationale, à établir des liens avec les collègues ou le chef d’établissement… Le Capes, ce n’est qu’un concours d’érudition. Je peux parler de toute l’épistémologie du XIXe siècle, en revanche, quand un enfant vomit sur sa table, je ne sais pas gérer. On apprend sur le tas.
>
> Ce sont les élèves en face de moi qui me motivent. Ils sont contents de m’avoir, tout comme leurs parents qui me félicitent. J’ai acquis leur confiance, au bout de toutes ces années – lorsque je suis arrivé, à l’inverse, ils étaient dans l’affrontement et la méfiance.
>
> Je suis content et pressé de reprendre les cours en septembre. Mais j’ai toujours ce regret latent à l’idée de revenir dans le même collège, dans la même salle avec les mêmes collègues, et avec un salaire qui n’augmente presque pas. Combien de temps cela va-t-il durer ? Cette incertitude est pénible.
Force à tous les profs, je dois avouer que c’est moi-même un métier que j’aurais adoré faire (j’aurais aimé être mon prof d’histoire-géo de terminal), mais le salaire proposé me permettrait à peine de rembourser mon crédit immo
Bienvenue dans l’éducation nationale la bleusaille. Vous allez souffrir
C’est d’ailleurs pour ça que le fait de passer par des contractuels fait baisser les coût, le salaire est le même. Mais le coût total employeur est inférieur.
J’ai démissionné il y a six ans.
J’ai jamais regretté un seul jour.
Le bateau coule.
Et c’est même pas un truc prestigieux type Titanic, c’est plutôt une sorte de Costa Concordia dont le capitaine s’est barré depuis un moment.
Bac +5 et un concours, SMIC + 200€ en début de carrière.
Des membres du gouvernements et politiciens qui critiquent ton métier à longueur de temps.
Des media entiers disant que tu es un feignant gauchiste.
Bienvenue dans l’Éduc’ Nat’ !
Moi je pense que l’éducation en banlieue va s’améliorer dans les prochaines années (en dépit de la casse faite par nos gouvernements). Le problème c’est qu’on envoie des gosses blancs de classe moyenne dans une culture qu’ils ne connaissent pas. Ils y vont avec la meilleure volonté, un léger complexe du sauveur, et ça finit comme ça.
C’est un peu comme le caritatif, ça ne marche jamais mieux que quand les locaux s’en chargent. Et ça tombe bien, on a de plus en plus de gosses de banlieues, racisés, qui deviennent profs. Certains crieront à la catastrophe de la baisse du niveau, mais je crois qu’on apprend jamais mieux qu’avec quelqu’un qui nous comprend vraiment.
[removed]
Et après on dit aux profs « faut arrêter avec vos privilèges de fonctionnaires, il faut vous aligner sur le privé » alors franchement je dis chiche ! Car quand je vois tout ce que la plupart de mes potes dans le privé ont comme avantages (médecine du travail, 13e mois, vrai CE, possibilités d’évolution, tickets resto et j’en passe) la seule chose qu’on perdrait nous c’est la sécurité de l’emploi mais au moins on aurait des indemnités en cas de licenciement. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui vu qu’on peut même nous refuser la démission comme il a été dit plus haut. Je suis même prêt à renoncer à la moitié de mes vacances à condition qu’on nous augmente le salaire. Mais l’état a tout intérêt à faire perdurer la situation actuelle d’autant plus que sa priorité est dorénavant d’investir massivement dans le réarmement. Donc on n’est pas sorti de l’auberge.
Putain, et moi qui sors du milieu du conseil scientifique et qui rêve de devenir prof (“métier qui a du sens”)
Un truc m’a fait tiquer dans l’article, c’est qu’il faudrait 700 points pour aller dans l’académie de Normandie en tant que prof d’histoire géo
Pour les non profs 700 points ça correspond généralement à des académies archi demandées type Bretagne, mais pas vraiment la Normandie…
‘Et parfois, dans de rares cas (pour l’instant…), on se fait même tuer.’ serais-je tentée d’ajouter.
N’oubliez jamais que tout ce qui se passe n’est pas un accident c’est voulu, pour pousser tout ceux qui ont les moyens dans le privé.
Perso j’ai été serveur avec quasi 2000net pour un 39h.
Même si j’estime avoir été payé plutôt correctement j’aurais aimé bénéficier de plus.
Maintenant quand je vois que des professeurs, personnes supposées éduquer nos enfants afin d’en faire des adultes intelligents et responsables en sont au même salaire, je trouve ça vraiment scandaleux.
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La perspective complète derrière le paywall:
> C’est en terminale que j’ai décidé de devenir prof d’histoire-géo. J’aimais bien le contact avec les ados et l’idée de leur apprendre à devenir des citoyens éclairés. Il y a aussi un petit côté narcissique qu’ont tous les enseignants : on aime bien s’écouter parler. Après le bac, je me suis donc orienté vers une licence d’histoire-géo, puis un master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) dans cette même discipline, avant de passer le Capes [Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré].
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> Après le concours, l’Éducation nationale m’a affecté dans l’académie de Versailles. C’était compliqué au départ, parce que je suis arrivé dans le fin fond du 95, où je ne connaissais personne. Dès la rentrée, tout est allé très vite. Je me souviens que mes collègues m’ont dit : « Tu arrives dans un bateau qui prend l’eau » – en référence aux heures supplémentaires non rémunérées, à la pénurie de profs, aux burn-out parce qu’ils n’en peuvent plus…
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> En septembre prochain, ce sera ma cinquième rentrée et je me rends compte qu’effectivement, la situation se dégrade d’année en année. Les effectifs dans les classes augmentent et l’Éducation nationale fait de plus en plus appel aux contractuels. En parallèle, on souffre des coupes budgétaires et cela se ressent sur le terrain.
>
> Par exemple, cette année, la cheffe de l’établissement a refusé que je m’occupe d’élèves qui n’ont pas d’ordinateur chez eux pour les entraîner à l’obtention de la certification information. Le motif était clair : elle ne peut pas me payer ces heures supplémentaires – une première, m’ont assuré certains de mes collègues qui enseignent dans ce collège depuis plus de vingt ans.
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> **« Une désillusion »**
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> Pour moi, c’est vraiment une désillusion. Je propose de travailler davantage pour accompagner des élèves et je me rends compte qu’il n’y a aucune perspective d’évolution. Aucune reconnaissance. J’ai l’impression d’être bloqué. D’autant qu’avec le système de points mis en place par l’Éducation nationale, c’est très difficile d’être affecté dans l’académie qu’on souhaite. Je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfants et je ne suis pas dans un établissement catégorisé REP [réseau d’éducation prioritaire] donc je n’accumule pas beaucoup de points par an. Mon objectif, ce serait de retourner dans ma Normandie natale, mais il me faut 700 points pour y parvenir. Au bout de cinq ans, j’en ai seulement 178.
>
> Je considère que c’est une grande prise d’otages dissimulée : on nous oblige à rester dans un établissement sans qu’on ait choisi la zone, et pour en partir, c’est le parcours du combattant. À titre d’exemple, l’un de mes collègues n’a pu rentrer en Bretagne qu’au bout de 24 ans. En outre, même si j’obtenais la Normandie, encore faut-il que j’y sois bien placé lors de la phase d’admission intra-académique. Le risque, c’est de se retrouver au milieu de rien.
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> Si c’est le cas, je peux demander à l’Éducation nationale de démissionner, mais je serais obligé de lui fournir un projet de reconversion. Dans la majorité des cas, elle rejette ces demandes, parce que ça lui coûte trop cher. On est donc forcés d’opter pour l’abandon de poste – ce qui suggère la perte de notre Capes et de nos droits au chômage. En résumé, on se retrouve sans rien. J’ai l’impression qu’aujourd’hui, les perspectives d’évolution en tant que prof sont les suivantes : soit on se tue en banlieue parisienne, avec un risque de burn-out lié aux sureffectifs dans les classes et la multiplication des tâches, soit on démissionne.
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> **De nombreux sacrifices personnels**
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> Pour ma part, je ne pense pas démissionner à court terme. J’aime bien enseigner aux gamins l’histoire-géo. Mais sur la balance, les sacrifices personnels pèsent de plus en plus lourds, entre le fait de subir la banlieue parisienne, de renoncer à ma campagne et de payer cher un loyer. Lors de ma première année, je ne touchais que 1 450 euros nets par mois et la première difficulté, ça a été de trouver un logement. Faute de choix, j’ai fini par intégrer une collocation.
>
> Ensuite, j’ai changé pour un appartement de 12 m2 que je payais 750 euros… Ce n’était pas possible. Étant prof, je pense que ce n’est pas normal de devoir mettre en place des stratégies de survie pour choisir un logement à proximité de notre établissement. Aujourd’hui, je touche un petit peu plus de 2000 euros et je suis en colocation avec un ami qui débute dans la profession. On paie 1 250 euros à deux.
>
> Mais financièrement, je ne m’en sors pas. L’assurance voiture, l’essence, le stationnement de ma voiture, la mutuelle, le loyer, la box internet, les courses… Tout cela mis bout à bout, une grosse partie de mon salaire s’est déjà envolée. Résultat : je me restreins sur les sorties à Paris et je dois toujours faire attention quand je fais mes courses.
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> Finalement, entre mon budget d’étudiant dédié à l’alimentation et celui d’aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de différences. Ça m’interroge sur l’estime que j’ai de moi-même : je me demande où j’en suis, si j’ai réellement progressé depuis la fin de mes études ou si je ne fais que stagner… Cette situation m’ouvre petit à petit l’esprit : pour l’instant, elle ne prend pas le dessus, mais quand j’aurai de vrais projets, la question de la démission va vite se poser.
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> **Incertitudes**
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> Quand j’étais étudiant, je n’avais pas anticipé que ces sacrifices allaient prendre autant de place dans ma vie. Au cours de la formation, on ne nous y prépare pas. Tout comme on ne nous apprend pas à comprendre les fiches de salaire de l’Éducation nationale, à établir des liens avec les collègues ou le chef d’établissement… Le Capes, ce n’est qu’un concours d’érudition. Je peux parler de toute l’épistémologie du XIXe siècle, en revanche, quand un enfant vomit sur sa table, je ne sais pas gérer. On apprend sur le tas.
>
> Ce sont les élèves en face de moi qui me motivent. Ils sont contents de m’avoir, tout comme leurs parents qui me félicitent. J’ai acquis leur confiance, au bout de toutes ces années – lorsque je suis arrivé, à l’inverse, ils étaient dans l’affrontement et la méfiance.
>
> Je suis content et pressé de reprendre les cours en septembre. Mais j’ai toujours ce regret latent à l’idée de revenir dans le même collège, dans la même salle avec les mêmes collègues, et avec un salaire qui n’augmente presque pas. Combien de temps cela va-t-il durer ? Cette incertitude est pénible.
Force à tous les profs, je dois avouer que c’est moi-même un métier que j’aurais adoré faire (j’aurais aimé être mon prof d’histoire-géo de terminal), mais le salaire proposé me permettrait à peine de rembourser mon crédit immo
Bienvenue dans l’éducation nationale la bleusaille. Vous allez souffrir
C’est d’ailleurs pour ça que le fait de passer par des contractuels fait baisser les coût, le salaire est le même. Mais le coût total employeur est inférieur.
J’ai démissionné il y a six ans.
J’ai jamais regretté un seul jour.
Le bateau coule.
Et c’est même pas un truc prestigieux type Titanic, c’est plutôt une sorte de Costa Concordia dont le capitaine s’est barré depuis un moment.
Bac +5 et un concours, SMIC + 200€ en début de carrière.
Des membres du gouvernements et politiciens qui critiquent ton métier à longueur de temps.
Des media entiers disant que tu es un feignant gauchiste.
Bienvenue dans l’Éduc’ Nat’ !
Moi je pense que l’éducation en banlieue va s’améliorer dans les prochaines années (en dépit de la casse faite par nos gouvernements). Le problème c’est qu’on envoie des gosses blancs de classe moyenne dans une culture qu’ils ne connaissent pas. Ils y vont avec la meilleure volonté, un léger complexe du sauveur, et ça finit comme ça.
C’est un peu comme le caritatif, ça ne marche jamais mieux que quand les locaux s’en chargent. Et ça tombe bien, on a de plus en plus de gosses de banlieues, racisés, qui deviennent profs. Certains crieront à la catastrophe de la baisse du niveau, mais je crois qu’on apprend jamais mieux qu’avec quelqu’un qui nous comprend vraiment.
[removed]
Et après on dit aux profs « faut arrêter avec vos privilèges de fonctionnaires, il faut vous aligner sur le privé » alors franchement je dis chiche ! Car quand je vois tout ce que la plupart de mes potes dans le privé ont comme avantages (médecine du travail, 13e mois, vrai CE, possibilités d’évolution, tickets resto et j’en passe) la seule chose qu’on perdrait nous c’est la sécurité de l’emploi mais au moins on aurait des indemnités en cas de licenciement. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui vu qu’on peut même nous refuser la démission comme il a été dit plus haut. Je suis même prêt à renoncer à la moitié de mes vacances à condition qu’on nous augmente le salaire. Mais l’état a tout intérêt à faire perdurer la situation actuelle d’autant plus que sa priorité est dorénavant d’investir massivement dans le réarmement. Donc on n’est pas sorti de l’auberge.
Putain, et moi qui sors du milieu du conseil scientifique et qui rêve de devenir prof (“métier qui a du sens”)
Un truc m’a fait tiquer dans l’article, c’est qu’il faudrait 700 points pour aller dans l’académie de Normandie en tant que prof d’histoire géo
Je viens de vérifier les barres (https://info-mutations.phm.education.gouv.fr/sirh-cmpmo-front/mvt/comparateur/inter) et on est sur du 171 points pour rentrer dans cette académie en histoire géographie, donc techniquement le gars dans l’article les a, je vois pas du tout où il sort ce chiffre de 700 points
Pour les non profs 700 points ça correspond généralement à des académies archi demandées type Bretagne, mais pas vraiment la Normandie…
‘Et parfois, dans de rares cas (pour l’instant…), on se fait même tuer.’ serais-je tentée d’ajouter.
N’oubliez jamais que tout ce qui se passe n’est pas un accident c’est voulu, pour pousser tout ceux qui ont les moyens dans le privé.
Perso j’ai été serveur avec quasi 2000net pour un 39h.
Même si j’estime avoir été payé plutôt correctement j’aurais aimé bénéficier de plus.
Maintenant quand je vois que des professeurs, personnes supposées éduquer nos enfants afin d’en faire des adultes intelligents et responsables en sont au même salaire, je trouve ça vraiment scandaleux.
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