Publié21. août 2025, 12:13
Au Luxembourg: Pourquoi l’État possède des parts dans certaines entreprises
Directement ou indirectement, l’État a des billes dans plusieurs dizaines de sociétés de droit privé. Le ministre des Finances fait le point sur la stratégie.
L’État possède 1,52% d’Arcelor Mittal, 40,12% de la société électrique de l’Our, 39,05% de Luxair ou encore 55,08% du Technoport et 100% de la WSA. Selon des données fournies par le ministre CSV des Finances, Gilles Roth, en réponse au député DP André Bauler, l’État possède des participation directes dans une cinquantaine de sociétés de droit, dont sept cotées en bourse.
En prenant compte des participations indirectes, il faut ajouter une trentaine d’entreprises. La BCEE a par exemple des billes dans Encevo (12%), Cargolux (10,91%) ou encore Luxair (21,81%) et LuxTrust (6,99%). Des participations qui parfois se croisent, la SNCI (Société nationale de crédit et d’investissement) ayant aussi des billes dans Cargolux et Encevo.
Mais, comme l’actionnaire privé, l’État investit-il dans des actions pour espérer des dividendes qui viendraient alimenter son budget? Pas vraiment, explique le ministre, même si «la gestion des participations relève, en fonction du secteur d’activité, des ministères de tutelles». Quoi qu’il en soit, «les participations de l’État ont été acquises pour des raisons stratégiques et non pas à titre d’investissement financier», ajoute Gilles Roth. Il en veut pour preuve le faible nombre d’entreprises concernées cotées en bourse.
«Souveraineté et autonomie stratégique du pays»
Le ministre indique que l’État possède des parts dans trois catégories d’entreprises: celles qui développent et gèrent des infrastructures et services publics (énergie, logistique, transport, logement, communication…) «Leur détention par l’État participe ainsi à la souveraineté et l’autonomie stratégique du pays», écrit Gilles Roth.
Autre catégorie d’entreprises, celles qui contribuent au développement de secteurs économiques clés, comme l’acier et la finance. L’État veut là stabiliser les secteurs en question ou aider à leur développement. Enfin, l’État a des parts dans les entreprises actives dans l’aide au développement.
Ces investissements évoluent, au fil des années. Ainsi, depuis le début du siècle, l’État fait part «d’un engagement plus large dans l’économie luxembourgeoise», dit le ministre. La participation directe dans Luxair est ainsi passée de 23,11% en 2000 à 39,05% en 2024. De nouveaux domaines d’investissement est aussi apparu depuis l’an 2000. Alors qu’il y a un quart de siècle, l’État détenait des participations dans cinq secteurs économiques (sidérurgie, énergie, logement, transports et logistique), il a depuis ajouté la finance et la communication.
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(jw)