c’est trop facile de dire “j’ai remboursé les dépenses problématiques”,
si personne ne l’avait remarqué, je doute fort qu’il y aurait eu un remboursement
Pas accès à l’article mais juste cette phrase me rend dingue dans le chapeau:
>la députée LREM explique avoir remboursé les dépenses problématiques.
Toujours pareil, ils remboursent une fois qu’on leur fait remarquer leur connerie. Tant qu’il n’y aura pas de contrôle strict et des sanctions fortes, rien ne changera, surtout s’ils se font juste taper sur la main quand ils se font gauler.
Qu’ils remboursent, c’est bien mais ça fait un peu “ça va, j’ai remboursé, de quoi vous vous plaignez?”, en plus du remboursement, j’aurai foutu une amende, surtout qu’ils savent très bien ce qu’ils font (et qu’ils ont en plus des assistants)
Les mirobolantes notes de frais de la députée Coralie Dubost
Sarah Brethes; Antton Rouget
Paris –
Étoile montante de la majorité, Coralie Dubost a été épinglée, dans un rapport confidentiel remis au déontologue de l’Assemblée nationale, pour la gestion de ses collaborateurs et de ses frais de mandat. Après-midi à la plage, lingerie, garde-robe: la députée LREM explique avoir remboursé les dépenses problématiques.
Passer des après-midi sur une plage privée au bord de la Méditerranée aux frais du contribuable est tout à fait légitime. C’est en tout cas l’avis de la députée Coralie Dubost, qui explique à Mediapart qu’il s’agissait de simples réunions de travail avec son équipe. Mais ce n’est pas tout: l’élue de la troisième circonscription de l’Hérault, étoile montante de La République en marche (LREM) et présidente déléguée du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale, a multiplié les usages inappropriés de ses frais de mandat, selon des informations de Mediapart.
En plus de ses escapades à la plage ou au bord de la piscine d’un célèbre domaine de la région de Montpellier, la députée a également effectué des achats astronomiques (jusqu’à 3000euros par mois) en vêtements et lingerie.
À tel point que l’enveloppe de frais mensuels de 5373euros alloués par l’Assemblée ne lui a pas suffi: début 2019, face à un découvert dépassant les 7000euros , elle a contracté un prêt auprès de La Banque postale, qui gère les comptes AFM (avance de frais de mandat) de chaque parlementaire, prétextant des travaux (en réalité inexistants) qu’elle aurait eu à faire dans sa permanence.
Sollicitée par Mediapart, la députée explique avoir désormais tout remis en ordre, en procédant à des remboursements de frais indus, après avoir fait l’objet, pour les années 2018 et 2019, d’un contrôle opéré par la déontologue de l’Assemblée nationale.
En théorie, les comptes AFM sont alimentés chaque mois pour que les parlementaires puissent faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat. Cette confortable somme complète le salaire des député·es (7239,91euros) et d’autres avantages liés à leur fonction (prise en charge des déplacements, dotation informatique de 18950euros par an).
Depuis la réforme des frais de mandats de 2017, les député·es sont contrôlé·es, de manière aléatoire (un échantillon d’élu·es est tiré au sort chaque année), par les services de déontologie. Ces derniers vérifient que les dépenses engagées « raisonnable » . En cas d’irrégularité, le parlementaire doit rembourser les sommes indûment prises en charge, et des .
Dans le cas de Coralie Dubost, l’examen de son compte a fait apparaître un certain nombre de « frais qui ne rentraient pas dans le périmètre » des dépenses autorisées et qui « ont été régularisés » , indique la députée à Mediapart. Cette juriste de profession rejette la faute sur un ancien collaborateur qui l’aurait induite en erreur sur ce qu’il était possible de faire, ou pas. « Il m’a mal conseillée, j’ai été stupide […] je ne suis pas une tricheuse » , se défend-elle.
Quelles dépenses ont été remboursées? Pour quel montant total? Coralie Dubost refuse de le dire, précisant simplement avoir « contracté un prêt personnel » pour régler l’ardoise.
Un rapport remis à l’Assemblée nationale au printemps 2021
Les dépenses somptuaires de la députée de l’Hérault sont remontées à la surface, au printemps 2021, à la faveur d’une enquête interne déclenchée par la cellule anti-harcèlement de l’Assemblée nationale à la suite d’une « alerte collective » lancée par plusieurs anciens collaborateurs. Depuis 2017, Coralie Dubost a successivement embauché au moins quinze assistant·es, un chiffre particulièrement élevé.
Mais, en plus des questions de souffrance au travail, le document de synthèse rédigé par le cabinet RH qui a mené les auditions des ex-salariés de Coralie Dubost alerte aussi sur les problèmes liés à la gestion de l’argent public de la députée. Les frais suspects portent notamment sur des « dépenses vestimentaires mensuelles selon une fourchette allant de 1500 á 2000euros » , indique le rapport, finalisé en avril 2021.
Point culminant des dépenses, en octobre 2018, l’élue a dépensé plus de 3300euros de vêtements en un mois, notamment sur des sites de vente en ligne comme Vente privée, Place des tendances ou Showroom privé. Le mois précédent, ses frais d’habillement et d’accessoires s’étaient élevés à 2600euros. Le suivant, la facture atteignait 2500euros, notamment auprès de marques comme Sézane ou The Kooples. Ne s’agit-il pas là d’un abus? « Il y a des tenues mandat et les tenues perso […] , je ne mets pas les mêmes affaires dans ma vie perso et dans ma vie de mandat » , rétorque la députée à Mediapart.
Sur l’année 2018, elle a aussi utilisé plus de 500euros d’argent public dans des enseignes de lingerie (Princesse Tam Tam, Darjeeling). Coralie Dubost parle dans ce cas là d’ « avances de trésorerie, quand vous avez besoin d’un truc en dernière minute et que vous n’avez pas votre carte perso sur vous » .
La quantité de foutage de gueule produite par les primo-députés En Marche de 2017 force l’admiration.
Le plus beau, c’est quand même ‘cette juriste de profession….’
Toujours cette exemplarité propre à LREM.
Toujours avec notre pognon, aussi.
Ça alors une députée LREM qui fait n’importe quoi avec l’argent public, quelle surprise.
Vu les achats de lingerie sur le compte du contribuable, est-il possible de mettre en examen Olivier Véran pour complicité d’abus de bien sociaux ?
Non Macron il est GENTIL tous ses amis du gouvernement sont GENTILS.
Si vous aimez pas Macron vous etes MECHANTS.
En plus elle a des goûts de merde, dépenser des milliers d’euros chez Sézanne et kooples pour ressembler à la premiere basic bitch de grande ville venue….
12 comments
[posté juste pour ce même](https://m.imgur.com/88FFwcA)
c’est trop facile de dire “j’ai remboursé les dépenses problématiques”,
si personne ne l’avait remarqué, je doute fort qu’il y aurait eu un remboursement
Pas accès à l’article mais juste cette phrase me rend dingue dans le chapeau:
>la députée LREM explique avoir remboursé les dépenses problématiques.
Toujours pareil, ils remboursent une fois qu’on leur fait remarquer leur connerie. Tant qu’il n’y aura pas de contrôle strict et des sanctions fortes, rien ne changera, surtout s’ils se font juste taper sur la main quand ils se font gauler.
Qu’ils remboursent, c’est bien mais ça fait un peu “ça va, j’ai remboursé, de quoi vous vous plaignez?”, en plus du remboursement, j’aurai foutu une amende, surtout qu’ils savent très bien ce qu’ils font (et qu’ils ont en plus des assistants)
Les mirobolantes notes de frais de la députée Coralie Dubost
Sarah Brethes; Antton Rouget
Paris –
Étoile montante de la majorité, Coralie Dubost a été épinglée, dans un rapport confidentiel remis au déontologue de l’Assemblée nationale, pour la gestion de ses collaborateurs et de ses frais de mandat. Après-midi à la plage, lingerie, garde-robe: la députée LREM explique avoir remboursé les dépenses problématiques.
Passer des après-midi sur une plage privée au bord de la Méditerranée aux frais du contribuable est tout à fait légitime. C’est en tout cas l’avis de la députée Coralie Dubost, qui explique à Mediapart qu’il s’agissait de simples réunions de travail avec son équipe. Mais ce n’est pas tout: l’élue de la troisième circonscription de l’Hérault, étoile montante de La République en marche (LREM) et présidente déléguée du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale, a multiplié les usages inappropriés de ses frais de mandat, selon des informations de Mediapart.
En plus de ses escapades à la plage ou au bord de la piscine d’un célèbre domaine de la région de Montpellier, la députée a également effectué des achats astronomiques (jusqu’à 3000euros par mois) en vêtements et lingerie.
À tel point que l’enveloppe de frais mensuels de 5373euros alloués par l’Assemblée ne lui a pas suffi: début 2019, face à un découvert dépassant les 7000euros , elle a contracté un prêt auprès de La Banque postale, qui gère les comptes AFM (avance de frais de mandat) de chaque parlementaire, prétextant des travaux (en réalité inexistants) qu’elle aurait eu à faire dans sa permanence.
Sollicitée par Mediapart, la députée explique avoir désormais tout remis en ordre, en procédant à des remboursements de frais indus, après avoir fait l’objet, pour les années 2018 et 2019, d’un contrôle opéré par la déontologue de l’Assemblée nationale.
En théorie, les comptes AFM sont alimentés chaque mois pour que les parlementaires puissent faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat. Cette confortable somme complète le salaire des député·es (7239,91euros) et d’autres avantages liés à leur fonction (prise en charge des déplacements, dotation informatique de 18950euros par an).
Depuis la réforme des frais de mandats de 2017, les député·es sont contrôlé·es, de manière aléatoire (un échantillon d’élu·es est tiré au sort chaque année), par les services de déontologie. Ces derniers vérifient que les dépenses engagées « raisonnable » . En cas d’irrégularité, le parlementaire doit rembourser les sommes indûment prises en charge, et des .
Dans le cas de Coralie Dubost, l’examen de son compte a fait apparaître un certain nombre de « frais qui ne rentraient pas dans le périmètre » des dépenses autorisées et qui « ont été régularisés » , indique la députée à Mediapart. Cette juriste de profession rejette la faute sur un ancien collaborateur qui l’aurait induite en erreur sur ce qu’il était possible de faire, ou pas. « Il m’a mal conseillée, j’ai été stupide […] je ne suis pas une tricheuse » , se défend-elle.
Quelles dépenses ont été remboursées? Pour quel montant total? Coralie Dubost refuse de le dire, précisant simplement avoir « contracté un prêt personnel » pour régler l’ardoise.
Un rapport remis à l’Assemblée nationale au printemps 2021
Les dépenses somptuaires de la députée de l’Hérault sont remontées à la surface, au printemps 2021, à la faveur d’une enquête interne déclenchée par la cellule anti-harcèlement de l’Assemblée nationale à la suite d’une « alerte collective » lancée par plusieurs anciens collaborateurs. Depuis 2017, Coralie Dubost a successivement embauché au moins quinze assistant·es, un chiffre particulièrement élevé.
Mais, en plus des questions de souffrance au travail, le document de synthèse rédigé par le cabinet RH qui a mené les auditions des ex-salariés de Coralie Dubost alerte aussi sur les problèmes liés à la gestion de l’argent public de la députée. Les frais suspects portent notamment sur des « dépenses vestimentaires mensuelles selon une fourchette allant de 1500 á 2000euros » , indique le rapport, finalisé en avril 2021.
Point culminant des dépenses, en octobre 2018, l’élue a dépensé plus de 3300euros de vêtements en un mois, notamment sur des sites de vente en ligne comme Vente privée, Place des tendances ou Showroom privé. Le mois précédent, ses frais d’habillement et d’accessoires s’étaient élevés à 2600euros. Le suivant, la facture atteignait 2500euros, notamment auprès de marques comme Sézane ou The Kooples. Ne s’agit-il pas là d’un abus? « Il y a des tenues mandat et les tenues perso […] , je ne mets pas les mêmes affaires dans ma vie perso et dans ma vie de mandat » , rétorque la députée à Mediapart.
Sur l’année 2018, elle a aussi utilisé plus de 500euros d’argent public dans des enseignes de lingerie (Princesse Tam Tam, Darjeeling). Coralie Dubost parle dans ce cas là d’ « avances de trésorerie, quand vous avez besoin d’un truc en dernière minute et que vous n’avez pas votre carte perso sur vous » .
La quantité de foutage de gueule produite par les primo-députés En Marche de 2017 force l’admiration.
Le plus beau, c’est quand même ‘cette juriste de profession….’
Toujours cette exemplarité propre à LREM.
Toujours avec notre pognon, aussi.
Ça alors une députée LREM qui fait n’importe quoi avec l’argent public, quelle surprise.
Vu les achats de lingerie sur le compte du contribuable, est-il possible de mettre en examen Olivier Véran pour complicité d’abus de bien sociaux ?
Non Macron il est GENTIL tous ses amis du gouvernement sont GENTILS.
Si vous aimez pas Macron vous etes MECHANTS.
Elle l’a fait juste pour [ce mème](https://www.youtube.com/watch?v=YTVcoulnX_s) je suppose ?
En plus elle a des goûts de merde, dépenser des milliers d’euros chez Sézanne et kooples pour ressembler à la premiere basic bitch de grande ville venue….