«Je suis à bout» : pour les familles qui hébergent des réfugiés ukrainiens, le revers de la solidarité

7 comments
  1. Bonjour, il y aurait’il une bonne âme qui ait accès à l’article pour partager ? Je suis en attente pour recevoir 2 adultes et un enfant d’Ukraine chez moi, et j’aurai besoin d’un maximum de retours d’expérience pour mieux les accueillir. Un grand merci d’avance 🙌

  2. TÉMOIGNAGES – De nombreux Français engagés à aider des
    familles ukrainiennes se disent épuisés de l’investissement moral,
    administratif et financier sur le long terme.

    L’accueillir sur le long terme au sein de son foyer en est une autre. De
    nombreux Français qui se sont engagés à aider des Ukrainiens commencent
    à déchanter, deux mois après le début de l’invasion russe qui a
    occasionné l’exode de plus de cinq millions de personnes.
    En France, selon l’Office français de l’immigration et de
    l’intégration, environ 70.000 Ukrainiens bénéficient actuellement de
    l’allocation de subsistance accordée par l’État, qui s’élève à 426 euros
    par mois. Mais celle-ci ne suffit le plus souvent pas à assurer
    l’autonomie des réfugiés, et met plusieurs semaines avant d’être perçue.

    Charge aux familles de subvenir à leurs besoins. «Il nous semblait indispensable d’aider. On savait qu’on hébergeait une famille sans contrepartie : en revanche, on n’avait pas songé au fait qu’il faudrait investir un temps et un argent infini pour les aider», confie Sophie Agier. Cette maraîchère installée près de Tours, mère de quatre enfants, a mis à disposition d’une famille ukrainienne de deux enfants le petit studio attenant à sa maison. Il a d’abord fallu les vêtir : les réfugiés étaient arrivés sans le sou, une petite valise à la main, avec leurs habits d’hiver, puis leur fournir tous les produits de première nécessité, et, bientôt, remplir le frigo. «La commune nous a refusé l’aide alimentaire. Ils peuvent bien être aidés par les Restos du cœur, mais il faut se rendre à 16h30 précise à Tours, à une heure de chez nous, poursuit Sophie Agier. Pour joindre les deux bouts, il faut sans cesse passer des petites annonces, téléphoner, quémander, insister. L’aide institutionnelle, venue de la commune et du département, a été quasi nulle.»

    Si les réfugiés ukrainiens sont bel et bien éligibles à l’allocation pour les demandeurs d’asile (ADA), leurs hébergeurs français ne perçoivent aucun défraiement particulier en échange de leur aide. «Quand je cherche des particuliers pour accueillir les Ukrainiens, la question des charges se pose presque systématiquement. Être seul ou être quatre, cinq, voire plus, ce n’est pas la même chose en termes de dépenses», affirme Maxime Dheilly, bénévole à la Croix Rouge à Amiens. Il héberge depuis quelque temps une mère de famille ukrainienne et ses deux filles dans son petit F2, pendant qu’il dort sur le canapé d’un ami. «Je me suis donné deux mois pour leur laisser le temps de se retourner», espère-t-il.

  3. Avec tous les comptes, avoirs, yachts russes qui ont été saisis, on ne me fera pas croire que l’argent manque.

  4. Le Figaro découvre que les réfugiés ne vivent pas avec 3000€ d’aides de l’État…

    C’est intéressant de lire les difficultés de l’accueil, ça montre le courage et la force de certains.

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