Alors que Donald Trump se pose en artisan de paix pour l’Ukraine, Pékin accueille ce dimanche un sommet stratégique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), vu comme un contrepoids à l’Otan. La Chine y réunit une vingtaine de dirigeants eurasiatiques, dont Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan, Massoud Pezeshkian, Narendra Modi, et le Nord-Coréen Kim Jong-un.

Certains analystes considèrent qu’il s’agit d’un pied de nez aux Européens. Diplomatiquement, la Russie pourrait le grand gagnant de ce sommet pour montrer qu’elle n’est pas aussi isolée que ça, mais militairement et technologiquement, c’est la Chine. D’ailleurs, le président russe le sait pertinemment, c’est pour cette qu’il est arrivé à Tianjin accompagné une imposante délégation, dans l’objectif de «… renforcer un axe politique face à l’Occident ».

Justement, présidé par le président chinois, Xi Jinping, « le sommet ambitionne de promouvoir un modèle alternatif de gouvernance mondiale », comme le souligne 20Minutes. La Chine, qui se dit neutre dans le conflit ukrainien, est pourtant soupçonnée de soutenir Moscou en coulisses.

De son côté, Kim Jong-un est venu marquer, une fois de plus, son soutien à Poutine, lui dont le pays a envoyé des soldats en Ukraine aux côtés des Russes.

« En marge du sommet, des entretiens sont prévus lundi et mardi : la guerre en Ukraine avec Erdogan, le nucléaire avec l’Iran, et une réunion avec Modi », selon 20Minutes. Des sources bien informées indiquent également Vladimir Poutine restera en Chine jusqu’à mercredi 3 septembre « pour assister à une parade militaire à Pékin célébrant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

A noter que l’OCS compte 10 membres et 16 pays partenaires ou observateurs, et représente près de la moitié de la population mondiale et un quart du PIB global. Pour les experts militaires, l’organisation s’affirme de plus en plus comme un bloc alternatif aux puissances occidentales.