En juin dernier, la Finlande a accueilli une démonstration aérienne spectaculaire pendant l’exercice Atlantic Trident 2025. Cet événement important rassemblait les forces aériennes de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni pour s’entraîner dans des scénarios imitant des conflits modernes à forte intensité. Un moment marquant fut la victoire du Rafale français face au F-35 américain lors d’un combat aérien rapproché, illustrant la coopération militaire entre les nations alliées.
Un déploiement en Finlande
L’exercice a vu la participation active de plus de 270 soldats français, dont six Rafale de la 30e escadre de chasse basée à la Base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Ce déploiement a permis aux intervenants de plonger dans un environnement international où ils ont pu mettre en place des procédures communes et adopter un langage opérationnel partagé (ce qui facilite vraiment les échanges). Les entraînements avaient pour but de simuler des situations réalistes afin de préparer les pilotes à faire face à des menaces modernes, en se concentrant sur des scénarios « à haute intensité » où chaque décision pouvait tout changer.
La victoire du Rafale dans un combat rapproché
Le grand moment de l’exercice fut sans doute le fameux « dogfight » entre le Rafale et le F-35. Même si le F-35 est un avion de cinquième génération, ultra-moderne, avec une surface équivalente radar (SER) d’environ 0,005 m², le Rafale a su exploiter pleinement ses atouts dans le combat rapproché. Doté d’une SER allant de 0,05 à 0,1 m², il se fait certes repérer plus facilement, mais excelle dans les affrontements à courte distance (Within Visual Range).
Au total, les Rafale ont réalisé 70 sorties aériennes, affirmant ainsi leur efficacité en verrouillant virtuellement leur cible, ce qui signifie une victoire dans ce genre d’engagement. Un ancien pilote de Rafale a d’ailleurs commenté à BFMTV : « Ce combat illustre parfaitement un type de vol bien particulier : le combat au canon, à très courte portée. »
Pourquoi le combat rapproché tient la route
Même si les évolutions technologiques privilégient désormais les affrontements « au-delà de la portée visuelle » (BVR), comme c’est le cas pour le F-35, le dogfight garde toute sa pertinence face aux avancées technologiques. Des facteurs externes, tels que le brouillage, peuvent en effet empêcher l’usage d’armes à longue distance. Par ailleurs, certaines règles d’engagement imposent une identification visuelle avant toute action offensive.
Les missions, comme la police du ciel, nécessitent parfois de se rapprocher pour identifier ou neutraliser des appareils inconnus. Un pilote américain participant à l’exercice a d’ailleurs confié : « Globalement, je suis vraiment impressionné par les Rafale et leurs compétences. »
Qu’est-ce que ça change et les collaborations à venir
Cet exercice met en lumière non seulement les performances techniques du Rafale, mais aussi l’importance de l’interopérabilité entre alliés pour renforcer la cohésion entre les forces alliées. En travaillant sur des procédures communes et en partageant un langage opérationnel, Atlantic Trident 2025 contribue à améliorer l’efficacité collective face aux menaces potentielles.
La victoire symbolique du Rafale rappelle que, même face aux technologies les plus poussées, l’expérience et la maîtrise tactique demeurent indispensables sur le champ de bataille moderne.