Varsovie entend mettre en garde ses partenaires de l’Otan sur les velléités belliqueuses de la Russie. Lors d’une rencontre avec le président finlandais Alexander Stubb ce mardi 9 septembre, le chef de l’État polonais Karol Nawrocki a déclaré que « Vladimir Poutine est prêt à envahir également d’autres pays ». « Tout en attendant, bien sûr, une paix à long terme, une paix permanente, qui est nécessaire à nos régions, nous pensons que Vladimir Poutine est prêt à envahir également d’autres pays », a assuré le dirigeant nationaliste, lors d’une conférence de presse conjointe.
La Pologne et la Finlande, deux pays membres de l’Otan, sont particulièrement préoccupées par la guerre en Ukraine déclenchée par Moscou en février 2022. La Finlande partage une frontière avec la Russie, tandis que la Pologne est mitoyenne de la Biélorussie – alliée de la Russie –, de l’Ukraine et de l’enclave russe de Kaliningrad.
Trump, « le seul » à pouvoir négocier avec Poutine
La menace russe « est exactement la raison pour laquelle nous développons nos forces armées, notre partenariat et nos relations avec nos alliés », a souligné Karol Nawrocki. Le chef d’État considère d’ailleurs que « l’architecture de sécurité » a changé et que le président américain Donald Trump était « le seul dirigeant du monde libre » à pouvoir négocier avec Vladimir Poutine.
La prise de parole du président polonais intervient alors que son pays a indiqué fermer ses frontières avec la Biélorussie, après des manœuvres militaires russo-biélorusses. Cette fermeture sera effective « à compter de la nuit de jeudi à vendredi, à minuit », a annoncé le Premier ministre Donald Tusk qui perçoit ces manœuvres comme « agressives ». Ces exercices auraient pour but de simuler une occupation du « corridor de Suwalki ». Situé le long de la frontière entre la Pologne et la Lituanie, ce corridor est considéré comme un « endroit fragile » de l’Otan, qui pourrait être le premier visé en cas de possible attaque de la Russie.
L’inquiétude de la Pologne n’est pas isolée : récemment, les services secrets danois ont alerté sur la possibilité d’une « guerre à grande échelle » en Europe d’ici cinq ans