>Ce lundi matin, le boulevard Voltaire (XIe) s’est réveillé avec la gueule de bois et sa tête des mauvais jours. « Ça faisait longtemps qu’une manif n’avait pas laissé des dégâts pareils », se désole Mounir, un riverain. Ici, c’est une vitrine d’assureur détruite à coups de marteau. Là, une feuille scotchée à la porte d’une banque recouverte de tags annonçant : « Agence CIC Voltaire fermée pour dégradation ».
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>Un peu partout, comme le Petit Poucet sur son parcours, les casseurs ont semé le ACAB (« All cops are bastards », tous les flics sont des salauds) peint à la bombe. À l’angle de la rue Sedaine traînent les restes d’une poubelle calcinée. Des bouts de rubalise police oubliés volent au vent. Du verre gît au sol. Ce dimanche, la manifestation du 1er Mai, autorisée et incontournable, s’est élancée à 14h30 de la place de la République en direction de Nation. Et a dégénéré assez vite…
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>« Y’en a marre des casseurs »
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>Une semaine après la réélection d’Emmanuel Macron, l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires avait appelé ses troupes à battre le pavé, rejointe par les organisations étudiantes et lycéennes Unef, VL, MNL et FIDL. Ainsi que Jean-Luc Mélenchon, candidat (LFI) à la présidentielle et Olivier Faure, le boss du PS. Les revendications et slogans tournaient autour des questions des salaires, de services publics, de protection sociale et de transition écologique.
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> Sauf qu’en début de cortège, non loin de la place de la République, des casseurs se sont invités… et ont affronté les forces de l’ordre, vandalisé les vitrines, enflammé des barricades…
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> « Y’en a marre des casseurs », s’indigne ce lundi Fatima, qui tient un kiosque à journaux au milieu du boulevard, à Saint-Ambroise (XIe). La kiosquière – qui avait fermé ce 1er mai – défend « le droit de manifester, mais pas de casser. Le problème, c’est qu’il y a toujours des brebis galeuses. » Ce matin, Fatima nettoyait sa devanture couverte d’affiches sauvages. « Quand j’ai vu de chez moi les images à la télé, j’ai eu peur. Je me suis demandé Ils vont me laisser sans travail ? » Fatima est alors « revenue exprès boulevard Voltaire, pour vérifier en fin de journée et ramasser son fond de caisse ».
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> Un peu plus loin, sur le boulevard, Balla, mobilisé depuis 8 heures du matin, enchaîne le nettoyage des devantures des banques visées par les casseurs. Devant la Société générale, au n° 71 du boulevard Voltaire, avec son collègue, il nettoie « le A d’anarchie », le « Halte aux voleurs, banques complices » et le « On ira jusqu’au bout ». « Après, prévient-il, on va boulevard Beaumarchais. On va y passer la journée. »
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>VIDÉO. 1er mai : les images d’un pompier agressé par une manifestante
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>Comme à chaque manifestation sur ce célèbre parcours République-Nation, l’agence bancaire avait prévu les choses… et, prudente, s’était barricadée de planches en contreplaqué. « Nos agents ont été particulièrement présents, se félicite la Ville, sur les lieux de tension potentiels afin de sensibiliser les commerçants parisiens sur la tenue de cette manifestation. ».
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>Toute cette journée du 1er mai, telle une voiture-balai, 40 agents de la propreté de la ville de Paris se sont relayés sur le boulevard et les rues adjacentes avec des bennes pour ramasser les déchets et les barricades brûlées, des aspiratrices, des laveuses, un camion porteur de caissons pour « la remise en état des rues et places ». En amont, « les agents de la propreté, mobilisés, salue Colombe Brossel, adjointe PS d’Anne Hidalgo, chargée de la propreté, ont, comme lors de chaque manifestation, participé à la sécurisation du parcours en s’assurant que les conteneurs à verre et poubelles étaient vidés et qu’aucun dépôt sauvage n’était présent ». Au passage, l’élue, qui estime « inacceptables les incidents qui ont émaillé le parcours », apporte « tout [s]on soutien aux pompiers et policiers agressés ».
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>« Une éternelle répétition »
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>« C’est comme d’habitude, souffle blasée Nathalie, la quarantaine, qui habite rue Oberkampf, particulièrement visé par les casseurs. Évidemment, on déplore mais habitant ici, tout ça n’est qu’une éternelle répétition ! » Ce matin, les enfants (adolescents) de Nathalie ont cependant trouvé certains slogans et tags « drôles et créatifs » ! Et de citer le « N’oubliez pas d’être un peu fêlé pour laisser entrer la lumière » sur la vitrine du CIC. Un peu plus loin, sur la facade d’une autre banque, il y a un dessin représentant un homme à la cool allongé dans l’herbe, légendé « si le temps, c’est de l’argent, alors prends-le ! » Un passant a rajouté au feutre « Ta gu… » !
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> Place Léon-Blum, devant la mairie du XIe, Karim, gilet jaune fluo Decaux, s’active avec son balai et sa pelle remplie de tessons de verre autour du kiosque attaqué. « Ça fait partie de notre boulot », lâche-t-il fataliste. « On en a déjà soupé avec les Gilets jaunes », souffle son collègue Alexandre, qui n’a pas oublié le kiosque à journaux des Champs-Élysées parti en fumée. À ses côtés, Rudy s’énerve : « Les manifestants, ils pensent défendre les ouvriers et faire mal aux grands chefs. Mais en fait, les patrons, ils restent au chaud dans leurs bureaux et c’est nous les ouvriers qui nettoyons ! ».
Ils ne pensent même pas défendre les ouvriers, les petits bourgeois qui font des centaines de km pour venir s’encanailler et foutre le boxon sur Paris en se déguisant en ninjas n’en ont rien à foutre du sort des ouvriers.
Ceux qui font des manifs en mode non violent, c’est les profs et tout le monde se fout de leurs gueules.
Ces racailles n’en ont rien à faire des travailleurs, ils ont papa et maman pour assurer leurs arrières a vie. Ils ne savent pas ce qu’est la vie d’un travailleur.
4 comments
>Ce lundi matin, le boulevard Voltaire (XIe) s’est réveillé avec la gueule de bois et sa tête des mauvais jours. « Ça faisait longtemps qu’une manif n’avait pas laissé des dégâts pareils », se désole Mounir, un riverain. Ici, c’est une vitrine d’assureur détruite à coups de marteau. Là, une feuille scotchée à la porte d’une banque recouverte de tags annonçant : « Agence CIC Voltaire fermée pour dégradation ».
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>Un peu partout, comme le Petit Poucet sur son parcours, les casseurs ont semé le ACAB (« All cops are bastards », tous les flics sont des salauds) peint à la bombe. À l’angle de la rue Sedaine traînent les restes d’une poubelle calcinée. Des bouts de rubalise police oubliés volent au vent. Du verre gît au sol. Ce dimanche, la manifestation du 1er Mai, autorisée et incontournable, s’est élancée à 14h30 de la place de la République en direction de Nation. Et a dégénéré assez vite…
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>« Y’en a marre des casseurs »
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>Une semaine après la réélection d’Emmanuel Macron, l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires avait appelé ses troupes à battre le pavé, rejointe par les organisations étudiantes et lycéennes Unef, VL, MNL et FIDL. Ainsi que Jean-Luc Mélenchon, candidat (LFI) à la présidentielle et Olivier Faure, le boss du PS. Les revendications et slogans tournaient autour des questions des salaires, de services publics, de protection sociale et de transition écologique.
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> Sauf qu’en début de cortège, non loin de la place de la République, des casseurs se sont invités… et ont affronté les forces de l’ordre, vandalisé les vitrines, enflammé des barricades…
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> « Y’en a marre des casseurs », s’indigne ce lundi Fatima, qui tient un kiosque à journaux au milieu du boulevard, à Saint-Ambroise (XIe). La kiosquière – qui avait fermé ce 1er mai – défend « le droit de manifester, mais pas de casser. Le problème, c’est qu’il y a toujours des brebis galeuses. » Ce matin, Fatima nettoyait sa devanture couverte d’affiches sauvages. « Quand j’ai vu de chez moi les images à la télé, j’ai eu peur. Je me suis demandé Ils vont me laisser sans travail ? » Fatima est alors « revenue exprès boulevard Voltaire, pour vérifier en fin de journée et ramasser son fond de caisse ».
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> Un peu plus loin, sur le boulevard, Balla, mobilisé depuis 8 heures du matin, enchaîne le nettoyage des devantures des banques visées par les casseurs. Devant la Société générale, au n° 71 du boulevard Voltaire, avec son collègue, il nettoie « le A d’anarchie », le « Halte aux voleurs, banques complices » et le « On ira jusqu’au bout ». « Après, prévient-il, on va boulevard Beaumarchais. On va y passer la journée. »
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>VIDÉO. 1er mai : les images d’un pompier agressé par une manifestante
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>Comme à chaque manifestation sur ce célèbre parcours République-Nation, l’agence bancaire avait prévu les choses… et, prudente, s’était barricadée de planches en contreplaqué. « Nos agents ont été particulièrement présents, se félicite la Ville, sur les lieux de tension potentiels afin de sensibiliser les commerçants parisiens sur la tenue de cette manifestation. ».
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>Toute cette journée du 1er mai, telle une voiture-balai, 40 agents de la propreté de la ville de Paris se sont relayés sur le boulevard et les rues adjacentes avec des bennes pour ramasser les déchets et les barricades brûlées, des aspiratrices, des laveuses, un camion porteur de caissons pour « la remise en état des rues et places ». En amont, « les agents de la propreté, mobilisés, salue Colombe Brossel, adjointe PS d’Anne Hidalgo, chargée de la propreté, ont, comme lors de chaque manifestation, participé à la sécurisation du parcours en s’assurant que les conteneurs à verre et poubelles étaient vidés et qu’aucun dépôt sauvage n’était présent ». Au passage, l’élue, qui estime « inacceptables les incidents qui ont émaillé le parcours », apporte « tout [s]on soutien aux pompiers et policiers agressés ».
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>« Une éternelle répétition »
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>« C’est comme d’habitude, souffle blasée Nathalie, la quarantaine, qui habite rue Oberkampf, particulièrement visé par les casseurs. Évidemment, on déplore mais habitant ici, tout ça n’est qu’une éternelle répétition ! » Ce matin, les enfants (adolescents) de Nathalie ont cependant trouvé certains slogans et tags « drôles et créatifs » ! Et de citer le « N’oubliez pas d’être un peu fêlé pour laisser entrer la lumière » sur la vitrine du CIC. Un peu plus loin, sur la facade d’une autre banque, il y a un dessin représentant un homme à la cool allongé dans l’herbe, légendé « si le temps, c’est de l’argent, alors prends-le ! » Un passant a rajouté au feutre « Ta gu… » !
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> Place Léon-Blum, devant la mairie du XIe, Karim, gilet jaune fluo Decaux, s’active avec son balai et sa pelle remplie de tessons de verre autour du kiosque attaqué. « Ça fait partie de notre boulot », lâche-t-il fataliste. « On en a déjà soupé avec les Gilets jaunes », souffle son collègue Alexandre, qui n’a pas oublié le kiosque à journaux des Champs-Élysées parti en fumée. À ses côtés, Rudy s’énerve : « Les manifestants, ils pensent défendre les ouvriers et faire mal aux grands chefs. Mais en fait, les patrons, ils restent au chaud dans leurs bureaux et c’est nous les ouvriers qui nettoyons ! ».
Ils ne pensent même pas défendre les ouvriers, les petits bourgeois qui font des centaines de km pour venir s’encanailler et foutre le boxon sur Paris en se déguisant en ninjas n’en ont rien à foutre du sort des ouvriers.
Ceux qui font des manifs en mode non violent, c’est les profs et tout le monde se fout de leurs gueules.
Ces racailles n’en ont rien à faire des travailleurs, ils ont papa et maman pour assurer leurs arrières a vie. Ils ne savent pas ce qu’est la vie d’un travailleur.