Il est Gallois, aveugle de naissance, doué d’un sens musical dès l’enfance et d’une oreille infaillible qui lui permettent de réaliser des études de piano à l’Académie Royale de Londres. La formation d’Alec Templeton est des plus classiques, avant qu’il ne s’intéresse au début des années 1930 à la musique de jazz, domaine dans lequel il va déployer sa carrière aux Etats-Unis dès 1936. Là, il intègre des Jazz Band et joue dans plusieurs orchestres à danser ou pour des shows radiophoniques. Il se fait bien vite remarquer par les maisons de disques pour ses propres compositions, pleines d’humour, qui sont des sortes de pastiches de la musique classique augmentées des syncopes du jazz. Mozart, Mendelssohn, Wagner, Tchaïkovski, tous y passent. Pour Jean-Sébastien Bach, il réserve en 1938 un Prélude et Fugue « Comme Bach aurait pu l’écrire s’il avait été vivant aujourd’hui ».
Bach goes to town / « Bach va à la ville », un morceau original écrit dans le style fugué où les voix s’imitent l’une et l’autre ; une page composée par Alec Templeton en 1938 dans sa « Suite sans dessus-dessous » (Topsy Turvy Suite), puis repris par Benny Goodman à la clarinette avec les membres de son orchestre, ici captés à New York le 13 décembre 1938. Bach goes to town, où quand la technique de fugue de Bach rencontre pour la première fois le jazz, un titre repris par les orchestres étasuniens tout au long des années 1940, à retrouver au podcast dans « Blue Bach », sur francemusique.fr et l’appli Radio-France.
Benny Goodman, clarinette et direction Disque : RCA PDC2-1014 (1988) Programmation musicale :
Alex TEMPLETON
« Bach Goes To Town »
George Malcolm, clavecin
Enregistrement de 1958
Disque : DECCA (1995)