Actuellement, on finance à la fois des retraites de 5000€/mois et de 700€/mois, c’est assez n’importe quoi.
La section “s’endetter pour les retraites n’est pas legitime” est tres interessante.
Philippe Aghion etait sur Inter lundi et parlait de cela, mais sous un angle different: on ne devrait pas financer les retraites par la dette car cela fait passer la France comme un mauvais gestionnaire et cela impacte sa capacite a emprunter sur les marches.
Je prefere de loin que l’on refuse le financement des retraites par la dette car cela est un fardeau innacceptable sur les generations futures, plutot que d’agiter l’epouvantail des marches financiers qui decideraient de pas etre gentil avec la France.
D’ailleurs, les marches financiers, ca fait pas mal de temps qu’ils font n’importe quoi. Faudrait s’en occuper.
>S’endetter pour payer les retraites, c’est donc mettre à la charge des générations futures une dette qui n’a aucune contrepartie en termes d’actifs publics
Oui et non. Les retraites sont in fine réinvesties dans l’économie et génèrent des taxes, supportent des emplois de services etc. En soi ce n’est pas une pure perte.
>Si cet endettement supplémentaire était financé à un taux de 2 % comme le prévoient les marchés, il faudrait que les futurs actifs payent chaque année 0,15 point de PIB supplémentaire en intérêts, soit l’équivalent de 4 milliards d’euros par an.
Quelqu’un pour me rappeler combien on a filé dans le cadre du CICE qui a depuis été transformé en baisse pérenne de charge, pour des résultats minimes ?
On fustige souvent la génération des boomers, mais finalement en voulant vivre à crédit sur le dos de ses enfants, est ce que la suivante vaut mieux ?
Il n’y avait une histoire d’un fond excédentaire pour justement les situations comme celle-ci et qui pourrait être utilisé pour éviter ce problème ?
Ce serait intéressant de connaître l’impact de la désindexation des hautes pensions, mais je suis dubitatif sur son importance.
Il ne parle pas du tout de revenir sur les mesures qui ont conduit/contribué aux déficits:
– Loi fillon de réduction des cotisations patronales
– Réduction des cotisations salariales par Macron (santé et chômage)
– Suppression des cotisations sur les heures supp de Sarkozy
– Non renouvellement des effectifs dans certains systèmes de retraite (sncf par exemple)
Il est difficile de trouver les chiffres d’impact de ces mesures sur l’équilibre des différents systèmes, mais c’est un échange d’emploi à court terme contre des systèmes en difficulté à long terme.
> Enfin, il pourrait choisir d’être vraiment très généreux en continuant à payer autant qu’actuellement (en % du PIB) alors même que son poids dans la masse salariale diminuera. C’est la fameuse convention « Effort de l’État constant », sur laquelle s’appuient ceux qui estiment qu’il n’y a pas besoin de réforme !
> Intuitivement, vous voyez bien pourquoi cette dernière convention n’est pas satisfaisante. Elle supposerait que l’État « remette au pot » sans raison, alors même que ses régimes seront excédentaires et que son taux de cotisation est déjà beaucoup plus élevé que le droit commun.
En quoi c’est un soucis ? On préfèrerais forcer les gens à travailler encore plus tard car sinon ça couterait des gens à l’état ? Dans ce cas là on a qu’à penser pareil de la sécu ? Bhou on vire la sécu et on laisse que les mutuelles car l’état paye et c’est pas bien.
> Pour comprendre ce qui les différencie, il faut se rappeler que l’État est un employeur hors norme car il cotise à un taux très supérieur à celui des employeurs classiques du privé (74,3 % pour les fonctionnaires civils, contre 16,5 % normalement) pour équilibrer ses régimes.
Mais du coup là il n’y a quelque chose que je ne comprend pas. La différence est énorme. Du coup comment ça se fait que le privé arrive à payer les retraites avec un taux si bas mais que le publique n’y arriverait pas ?
J’ai du mal à lire autre chose que “on va pas quand même financer des conditions de vie décentes pour les gens, c’est pas rentable”
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Actuellement, on finance à la fois des retraites de 5000€/mois et de 700€/mois, c’est assez n’importe quoi.
La section “s’endetter pour les retraites n’est pas legitime” est tres interessante.
Philippe Aghion etait sur Inter lundi et parlait de cela, mais sous un angle different: on ne devrait pas financer les retraites par la dette car cela fait passer la France comme un mauvais gestionnaire et cela impacte sa capacite a emprunter sur les marches.
Je prefere de loin que l’on refuse le financement des retraites par la dette car cela est un fardeau innacceptable sur les generations futures, plutot que d’agiter l’epouvantail des marches financiers qui decideraient de pas etre gentil avec la France.
D’ailleurs, les marches financiers, ca fait pas mal de temps qu’ils font n’importe quoi. Faudrait s’en occuper.
>S’endetter pour payer les retraites, c’est donc mettre à la charge des générations futures une dette qui n’a aucune contrepartie en termes d’actifs publics
Oui et non. Les retraites sont in fine réinvesties dans l’économie et génèrent des taxes, supportent des emplois de services etc. En soi ce n’est pas une pure perte.
>Si cet endettement supplémentaire était financé à un taux de 2 % comme le prévoient les marchés, il faudrait que les futurs actifs payent chaque année 0,15 point de PIB supplémentaire en intérêts, soit l’équivalent de 4 milliards d’euros par an.
Quelqu’un pour me rappeler combien on a filé dans le cadre du CICE qui a depuis été transformé en baisse pérenne de charge, pour des résultats minimes ?
On fustige souvent la génération des boomers, mais finalement en voulant vivre à crédit sur le dos de ses enfants, est ce que la suivante vaut mieux ?
Il n’y avait une histoire d’un fond excédentaire pour justement les situations comme celle-ci et qui pourrait être utilisé pour éviter ce problème ?
Ce serait intéressant de connaître l’impact de la désindexation des hautes pensions, mais je suis dubitatif sur son importance.
Il ne parle pas du tout de revenir sur les mesures qui ont conduit/contribué aux déficits:
– Loi fillon de réduction des cotisations patronales
– Réduction des cotisations salariales par Macron (santé et chômage)
– Suppression des cotisations sur les heures supp de Sarkozy
– Non renouvellement des effectifs dans certains systèmes de retraite (sncf par exemple)
Il est difficile de trouver les chiffres d’impact de ces mesures sur l’équilibre des différents systèmes, mais c’est un échange d’emploi à court terme contre des systèmes en difficulté à long terme.
> Enfin, il pourrait choisir d’être vraiment très généreux en continuant à payer autant qu’actuellement (en % du PIB) alors même que son poids dans la masse salariale diminuera. C’est la fameuse convention « Effort de l’État constant », sur laquelle s’appuient ceux qui estiment qu’il n’y a pas besoin de réforme !
> Intuitivement, vous voyez bien pourquoi cette dernière convention n’est pas satisfaisante. Elle supposerait que l’État « remette au pot » sans raison, alors même que ses régimes seront excédentaires et que son taux de cotisation est déjà beaucoup plus élevé que le droit commun.
En quoi c’est un soucis ? On préfèrerais forcer les gens à travailler encore plus tard car sinon ça couterait des gens à l’état ? Dans ce cas là on a qu’à penser pareil de la sécu ? Bhou on vire la sécu et on laisse que les mutuelles car l’état paye et c’est pas bien.
> Pour comprendre ce qui les différencie, il faut se rappeler que l’État est un employeur hors norme car il cotise à un taux très supérieur à celui des employeurs classiques du privé (74,3 % pour les fonctionnaires civils, contre 16,5 % normalement) pour équilibrer ses régimes.
Mais du coup là il n’y a quelque chose que je ne comprend pas. La différence est énorme. Du coup comment ça se fait que le privé arrive à payer les retraites avec un taux si bas mais que le publique n’y arriverait pas ?
J’ai du mal à lire autre chose que “on va pas quand même financer des conditions de vie décentes pour les gens, c’est pas rentable”