**Conséquence immédiate des accords conclus entre partis de gauche et écologistes, des candidats pré-investis pour les législatives doivent se désister. Un sacrifice pas toujours facile, mais globalement consenti et valorisé sur les réseaux sociaux au nom de l’union.**
À seulement 22 ans, Wesley Boulie a fait un démarrage précoce et insolite en politique. Le jeune militant à La France insoumise (LFI) a déjà deux candidatures à son actif : aux municipales de La Rochelle (Charente-Maritime) en 2020, et aux législatives de 2022 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Mais, dans les deux cas, elles se sont conclues par son retrait avant le jour du scrutin.
La première fois, il s’est retiré de la liste insoumise dans laquelle il figurait pour contester le choix d’en exclure le Parti communiste français (PCF). La deuxième fois, il s’est désisté au profit de la candidate écologiste Pauline Rapilly-Ferniot, à la suite de l’accord national conclu entre l’Union populaire (UP) et Europe Écologie-Les Verts (EELV), le 2 mai (elle affrontera Thierry Solère).
Si l’on ajoute à cela l’expérience amère d’avoir fait campagne à la présidentielle pour un candidat – Jean-Luc Mélenchon – qui a raté de peu la marche du second tour deux fois consécutives, on se dit que le mythe de Sisyphe ne lui est décidément pas étranger. Le chef de file insoumis l’évoquait d’ailleurs le soir du premier tour : « La pierre tombe de la montagne. Et il faut la remonter. Vous avez les moyens de mener la prochaine bataille… »
Mais l’insoumis rochelais prend ces revers avec légèreté, et même avec le sourire. « J’ai vraiment pas de chance, mais je ne veux pas faire de la politique mon métier, explique-t-il. Je viens d’un quartier populaire de La Rochelle, j’ai été éduqué par une mère seule, avec trois enfants. Normalement il faut six générations pour qu’une famille pauvre atteigne le revenu moyen. Je veux que ça change, et s’il faut que je me retire une troisième fois, je le ferai. L’intérêt collectif prime. »
Pour rappel, à l’issue d’intenses négociations au siège du mouvement mélenchoniste, 100 circonscriptions ont été accordées aux écologistes, 70 aux socialistes et 50 aux communistes, qui porteront les couleurs de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES). Cette mise en commun a eu pour effet immédiat l’élimination de nombreuses candidatures pré-investies par les partis concernés.
Quand Wesley Boulie a appris la nouvelle, il a publié un message sur son compte Twitter, annonçant qu’il laissait « avec plaisir » sa place à EELV dans le cadre de la NUPES. « C’est ensemble que nous imposerons Jean-Luc Mélenchon en premier ministre pour appliquer L’Avenir en commun », ajoute-t-il, pour montrer l’exemple. Il ne s’attendait pas à une telle avalanche de likes (3 200, pour 350 abonnés).
Depuis le 2 mai, les messages de ce type affluent sur les réseaux sociaux de la part de militants insoumis, écologistes ou communistes pré-investis par leurs partis respectifs, et qui annoncent leur désistement au nom de l’union. Alors qu’un front conservateur s’est constitué pour critiquer la coalition en cours de construction, sur le thème du reniement des valeurs, ces messages unitaires semblent procéder d’une stratégie de riposte concertée.
Joint à ce sujet, Bastien Parisot, chargé de la stratégie numérique et de riposte de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle, et qui s’est lui-même fendu d’un tweet annonçant son retrait des législatives dans la 3e circonscription de Paris en faveur de l’écologiste Léa Balage El Mariky, dément toute consigne nationale pour faire contre-feu. « Ce n’est absolument pas calculé, mais je comprends que ça donne cette impression », explique-t-il.
Selon lui, les militants insoumis sont particulièrement habitués à ce type d’opération, qu’ils ont fini par prendre en charge de manière autonome. Il rappelle qu’en juin 2021, pendant les élections régionales, « une des plus grosses ripostes » de LFI face à ses adversaires, avec le hashtag #EnnemiDeLaRépublique, [avait été « auto-organisée »](https://www.huffingtonpost.fr/entry/melenchon-et-les-insoumis-repliquent-aux-attaques-de-la-droite_fr_60d479ece4b00bad2be470fd) sans qu’il y soit pour rien. « Il y a les militants intégrés dans les boucles de riposte, et puis il y a leur entourage affinitaire, et finalement, il y a maintenant une culture du numérique incontestable à LFI », constate-t-il.
Cette vague de messages est d’autant plus bienvenue pour la cohésion de la toute nouvelle NUPES que, au sein des différents partis, l’union se fait parfois dans la douleur. L’intégration du Parti socialiste (PS), qui a longtemps été classé parmi les opposants politiques par les Insoumis, fait particulièrement des remous. De même, les souvenirs des invectives échangées pendant la campagne présidentielle sont encore chauds et pourraient justifier quelques grimaces.
Mais la consigne donnée par Jean-Luc Mélenchon lors sa conférence sur les résultats du premier tour, le 21 avril, semble avoir infusé. « Vous faites comme moi, vous tournez la page. La stratégie va consister à unir, cela veut dire mettre ensemble, mais aussi empêcher de se pouiller. Cette élection, c’est la dernière station avant le désert », lançait avec gravité l’homme aux 22 %.
**Le facteur humain**
Aussi l’équipe des négociateurs et négociatrices de l’Union populaire a-t-elle pris soin, au fur et à mesure que les accords avec EELV, le PCF et le PS étaient ratifiés, de prévenir par téléphone celles et ceux dont les circonscriptions avaient été attribuées. « Il y a un facteur humain, on sait qu’il y a des rancœurs à dépasser, que la présidentielle a été vécue parfois violemment, et que des camarades s’apprêtaient à faire campagne. Notre responsabilité est de passer au-dessus, pour créer les conditions de campagnes communes », explique Aurélie Trouvé, qui intervient dans les négociations.
Patricia Nuss, aide-soignante et militante insoumise depuis 2017, devait être candidate dans la 7e circonscription de la Moselle, et confirme avoir été appelée par le national. C’est une militante écologiste qui sera candidate. « Après quelques minutes de déception, il faut rebondir », a-t-elle écrit dans un tweet.
« Sur le coup c’était un peu dur, mais on se remobilise vite, car l’objectif c’est que Macron ne puisse pas faire un nouveau quinquennat autoritaire et antisocial », explique-t-elle. « Et puis, sur le climat, on avait le même programme que les écologistes, ajoute-t-elle. Il faut faire abstraction de son propre ego, surtout que les jeunes se foutent bien du logo du parti, du moment que le programme est le même : VIe République, Smic à 1 400 euros, garantie d’autonomie jeune, le milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes… »
Valérie Maltot, infirmière à la retraite et militante de LFI depuis 2016, se retire aussi en faveur d’EELV, dans « la seule circonscription de la Marne qui est prenable par la gauche », raconte-t-elle. Même si elle avait commencé à faire du porte-à-porte pour remercier les électeurs et électrices qui ont placé Mélenchon devant Marine Le Pen le 10 avril à Reims, elle ravale aussi son amertume : « La pilule sera avalée, la politique ne doit pas être une chasse aux postes. »
De fait, dans certaines localités, l’union prend déjà forme sur le terrain. À Lyon, les groupes insoumis et écologistes, aidés par la familiarité qu’ils entretiennent dans une majorité plurielle à la municipalité, ont déjà mené une action commune le 2 mai, pour matérialiser la NUPES avec une banderole.
« Chez les Insoumis, l’accord a créé des déceptions, car nous avons trois circonscriptions sur quatre à Lyon, il faut maintenant apaiser tout ça, concède Thomas Dossus, sénateur écologiste du Rhône et directeur de campagne pour les législatives. Nous avons des cultures politiques différentes, ça peut devenir une force. »
La sauce de l’union ne prend bien sûr pas partout, et le monde politique n’est pas aussi idyllique. À Vénissieux, où le journaliste Taha Bouhafs est candidat de la NUPES, la maire communiste a annoncé qu’elle maintiendrait sa candidature malgré l’accord entre LFI et le PCF.
Nathan Guedj, co-secrétaire d’EELV dans le Rhône, qui s’est retiré dans le 5e circonscription en faveur de LFI, a réagi sur Twitter : « Nous aussi avions des candidatures mieux implantées, […] mais pour la victoire en juin il n’y a pas la place pour des aventures individuelles. »
Contacté, il explique : « L’implantation locale n’est pas toujours prise en compte par les investitures, mais le score à la présidentielle de Mélenchon est incontestable. Il est hors de question d’entrer en dissidence. » Mercredi, il doit d’ailleurs rencontrer Gabriel Amar, candidat insoumis à Villeurbanne, pour que son suppléant soit éventuellement écologiste : « Il faut créer des liens, car nous avons à nous apporter, sur nos manières de militer comme sur nos réseaux », conclut-il.
Let’s go
Des hommes et des femmes politiques qui acceptent de mettre leur ambition personnelle au second plan pour favoriser un projet collectif… ça fait rêver.
Merde on se prend presque à y croire. Ça va sûrement finir par un petit 60% LREM cette affaire, mais… what if?
Mediapart n’a donné dans cet article que la parole à des militants LFI pressentis pour être candidats sur leurs circonscriptions.
Il aurait été plus intéressant d’inclure d’autres formations politiques, notamment le PS qui devra se contenter de présenter 70 candidats sur un total de 577 circonscriptions.
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**Conséquence immédiate des accords conclus entre partis de gauche et écologistes, des candidats pré-investis pour les législatives doivent se désister. Un sacrifice pas toujours facile, mais globalement consenti et valorisé sur les réseaux sociaux au nom de l’union.**
À seulement 22 ans, Wesley Boulie a fait un démarrage précoce et insolite en politique. Le jeune militant à La France insoumise (LFI) a déjà deux candidatures à son actif : aux municipales de La Rochelle (Charente-Maritime) en 2020, et aux législatives de 2022 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Mais, dans les deux cas, elles se sont conclues par son retrait avant le jour du scrutin.
La première fois, il s’est retiré de la liste insoumise dans laquelle il figurait pour contester le choix d’en exclure le Parti communiste français (PCF). La deuxième fois, il s’est désisté au profit de la candidate écologiste Pauline Rapilly-Ferniot, à la suite de l’accord national conclu entre l’Union populaire (UP) et Europe Écologie-Les Verts (EELV), le 2 mai (elle affrontera Thierry Solère).
Si l’on ajoute à cela l’expérience amère d’avoir fait campagne à la présidentielle pour un candidat – Jean-Luc Mélenchon – qui a raté de peu la marche du second tour deux fois consécutives, on se dit que le mythe de Sisyphe ne lui est décidément pas étranger. Le chef de file insoumis l’évoquait d’ailleurs le soir du premier tour : « La pierre tombe de la montagne. Et il faut la remonter. Vous avez les moyens de mener la prochaine bataille… »
[Photomontage par Mediapart](https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2022/05/04/20220504-img-candidatures-legislatives-1.jpg)
**L’union, une philosophie spontanée**
Mais l’insoumis rochelais prend ces revers avec légèreté, et même avec le sourire. « J’ai vraiment pas de chance, mais je ne veux pas faire de la politique mon métier, explique-t-il. Je viens d’un quartier populaire de La Rochelle, j’ai été éduqué par une mère seule, avec trois enfants. Normalement il faut six générations pour qu’une famille pauvre atteigne le revenu moyen. Je veux que ça change, et s’il faut que je me retire une troisième fois, je le ferai. L’intérêt collectif prime. »
Pour rappel, à l’issue d’intenses négociations au siège du mouvement mélenchoniste, 100 circonscriptions ont été accordées aux écologistes, 70 aux socialistes et 50 aux communistes, qui porteront les couleurs de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES). Cette mise en commun a eu pour effet immédiat l’élimination de nombreuses candidatures pré-investies par les partis concernés.
Quand Wesley Boulie a appris la nouvelle, il a publié un message sur son compte Twitter, annonçant qu’il laissait « avec plaisir » sa place à EELV dans le cadre de la NUPES. « C’est ensemble que nous imposerons Jean-Luc Mélenchon en premier ministre pour appliquer L’Avenir en commun », ajoute-t-il, pour montrer l’exemple. Il ne s’attendait pas à une telle avalanche de likes (3 200, pour 350 abonnés).
Depuis le 2 mai, les messages de ce type affluent sur les réseaux sociaux de la part de militants insoumis, écologistes ou communistes pré-investis par leurs partis respectifs, et qui annoncent leur désistement au nom de l’union. Alors qu’un front conservateur s’est constitué pour critiquer la coalition en cours de construction, sur le thème du reniement des valeurs, ces messages unitaires semblent procéder d’une stratégie de riposte concertée.
Joint à ce sujet, Bastien Parisot, chargé de la stratégie numérique et de riposte de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle, et qui s’est lui-même fendu d’un tweet annonçant son retrait des législatives dans la 3e circonscription de Paris en faveur de l’écologiste Léa Balage El Mariky, dément toute consigne nationale pour faire contre-feu. « Ce n’est absolument pas calculé, mais je comprends que ça donne cette impression », explique-t-il.
Selon lui, les militants insoumis sont particulièrement habitués à ce type d’opération, qu’ils ont fini par prendre en charge de manière autonome. Il rappelle qu’en juin 2021, pendant les élections régionales, « une des plus grosses ripostes » de LFI face à ses adversaires, avec le hashtag #EnnemiDeLaRépublique, [avait été « auto-organisée »](https://www.huffingtonpost.fr/entry/melenchon-et-les-insoumis-repliquent-aux-attaques-de-la-droite_fr_60d479ece4b00bad2be470fd) sans qu’il y soit pour rien. « Il y a les militants intégrés dans les boucles de riposte, et puis il y a leur entourage affinitaire, et finalement, il y a maintenant une culture du numérique incontestable à LFI », constate-t-il.
Cette vague de messages est d’autant plus bienvenue pour la cohésion de la toute nouvelle NUPES que, au sein des différents partis, l’union se fait parfois dans la douleur. L’intégration du Parti socialiste (PS), qui a longtemps été classé parmi les opposants politiques par les Insoumis, fait particulièrement des remous. De même, les souvenirs des invectives échangées pendant la campagne présidentielle sont encore chauds et pourraient justifier quelques grimaces.
Mais la consigne donnée par Jean-Luc Mélenchon lors sa conférence sur les résultats du premier tour, le 21 avril, semble avoir infusé. « Vous faites comme moi, vous tournez la page. La stratégie va consister à unir, cela veut dire mettre ensemble, mais aussi empêcher de se pouiller. Cette élection, c’est la dernière station avant le désert », lançait avec gravité l’homme aux 22 %.
**Le facteur humain**
Aussi l’équipe des négociateurs et négociatrices de l’Union populaire a-t-elle pris soin, au fur et à mesure que les accords avec EELV, le PCF et le PS étaient ratifiés, de prévenir par téléphone celles et ceux dont les circonscriptions avaient été attribuées. « Il y a un facteur humain, on sait qu’il y a des rancœurs à dépasser, que la présidentielle a été vécue parfois violemment, et que des camarades s’apprêtaient à faire campagne. Notre responsabilité est de passer au-dessus, pour créer les conditions de campagnes communes », explique Aurélie Trouvé, qui intervient dans les négociations.
Patricia Nuss, aide-soignante et militante insoumise depuis 2017, devait être candidate dans la 7e circonscription de la Moselle, et confirme avoir été appelée par le national. C’est une militante écologiste qui sera candidate. « Après quelques minutes de déception, il faut rebondir », a-t-elle écrit dans un tweet.
« Sur le coup c’était un peu dur, mais on se remobilise vite, car l’objectif c’est que Macron ne puisse pas faire un nouveau quinquennat autoritaire et antisocial », explique-t-elle. « Et puis, sur le climat, on avait le même programme que les écologistes, ajoute-t-elle. Il faut faire abstraction de son propre ego, surtout que les jeunes se foutent bien du logo du parti, du moment que le programme est le même : VIe République, Smic à 1 400 euros, garantie d’autonomie jeune, le milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes… »
Valérie Maltot, infirmière à la retraite et militante de LFI depuis 2016, se retire aussi en faveur d’EELV, dans « la seule circonscription de la Marne qui est prenable par la gauche », raconte-t-elle. Même si elle avait commencé à faire du porte-à-porte pour remercier les électeurs et électrices qui ont placé Mélenchon devant Marine Le Pen le 10 avril à Reims, elle ravale aussi son amertume : « La pilule sera avalée, la politique ne doit pas être une chasse aux postes. »
De fait, dans certaines localités, l’union prend déjà forme sur le terrain. À Lyon, les groupes insoumis et écologistes, aidés par la familiarité qu’ils entretiennent dans une majorité plurielle à la municipalité, ont déjà mené une action commune le 2 mai, pour matérialiser la NUPES avec une banderole.
« Chez les Insoumis, l’accord a créé des déceptions, car nous avons trois circonscriptions sur quatre à Lyon, il faut maintenant apaiser tout ça, concède Thomas Dossus, sénateur écologiste du Rhône et directeur de campagne pour les législatives. Nous avons des cultures politiques différentes, ça peut devenir une force. »
La sauce de l’union ne prend bien sûr pas partout, et le monde politique n’est pas aussi idyllique. À Vénissieux, où le journaliste Taha Bouhafs est candidat de la NUPES, la maire communiste a annoncé qu’elle maintiendrait sa candidature malgré l’accord entre LFI et le PCF.
Nathan Guedj, co-secrétaire d’EELV dans le Rhône, qui s’est retiré dans le 5e circonscription en faveur de LFI, a réagi sur Twitter : « Nous aussi avions des candidatures mieux implantées, […] mais pour la victoire en juin il n’y a pas la place pour des aventures individuelles. »
Contacté, il explique : « L’implantation locale n’est pas toujours prise en compte par les investitures, mais le score à la présidentielle de Mélenchon est incontestable. Il est hors de question d’entrer en dissidence. » Mercredi, il doit d’ailleurs rencontrer Gabriel Amar, candidat insoumis à Villeurbanne, pour que son suppléant soit éventuellement écologiste : « Il faut créer des liens, car nous avons à nous apporter, sur nos manières de militer comme sur nos réseaux », conclut-il.
Let’s go
Des hommes et des femmes politiques qui acceptent de mettre leur ambition personnelle au second plan pour favoriser un projet collectif… ça fait rêver.
Merde on se prend presque à y croire. Ça va sûrement finir par un petit 60% LREM cette affaire, mais… what if?
Mediapart n’a donné dans cet article que la parole à des militants LFI pressentis pour être candidats sur leurs circonscriptions.
Il aurait été plus intéressant d’inclure d’autres formations politiques, notamment le PS qui devra se contenter de présenter 70 candidats sur un total de 577 circonscriptions.