Les manifestations du « Covid long » ne seraient pas forcément liées à l’infection par le SARS-CoV-2

10 comments
  1. Des nouvelles de la ~~maladie de Lyme~~ heu… du “Covid long”.

    >Une étude menée sur la plus grande cohorte épidémiologique française suggère que d’un point de vue statistique, le fait d’être convaincu d’avoir eu le Covid-19 est davantage associé à des symptômes de type « Covid long » que d’avoir effectivement contracté la maladie.

    >Fatigue chronique, essoufflement, douleurs thoraciques, musculaires ou articulaires, troubles de la mémoire immédiate ou de la concentration, céphalées, anxiété… Plus d’un mois après avoir contracté le Covid-19, certaines personnes continuent d’éprouver une variété de symptômes persistants, parfois très invalidants. Une nouvelle terminologie, dite « Covid long », forgée par les patients, s’est peu à peu imposée pour décrire cette nouvelle entité pathologique. Mais celle-ci est-elle réellement due à l’infection par le nouveau coronavirus ?

    >Une explosive et méticuleuse étude épidémiologique, publiée lundi 8 novembre par la revue JAMA Internal Medicine, remet en cause l’éventualité d’un tel lien de causalité. Elle n’invalide pas le fait que certaines personnes puissent souffrir d’un syndrome post-infectieux mais suggère que, d’un point de vue statistique, c’est la conviction d’avoir été infecté par le SARS-CoV-2 qui est liée aux symptômes du « Covid long », plus que le fait d’avoir été bel et bien infecté.

    >Dans un contexte où de nombreux patients souffrant d’un « Covid long » estiment ne pas être pris au sérieux par la communauté médicale, ces travaux alimentent un vif débat. « Il faut faire attention : nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou nécessairement psychosomatiques, prévient d’emblée Cédric Lemogne (AP-HP, Inserm, Université de Paris), chef du service de psychiatrie de l’adulte à l’Hôtel-Dieu, et coordinateur de l’étude. Notre analyse se borne à suggérer que la présence de symptômes prolongés ne serait pas spécifiquement associée au fait d’avoir été infecté par le nouveau coronavirus, et non que ces symptômes n’existent pas. Puisque ces patients les ressentent, ces symptômes existent par définition. »

  2. >« Il faut faire attention : nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou nécessairement psychosomatiques, prévient d’emblée Cédric Lemogne (AP-HP, Inserm, Université de Paris), chef du service de psychiatrie de l’adulte à l’Hôtel-Dieu, et coordinateur de l’étude. Notre analyse se borne à suggérer que la présence de symptômes prolongés ne serait pas spécifiquement associée au fait d’avoir été infecté par le nouveau coronavirus, et non que ces symptômes n’existent pas. Puisque ces patients les ressentent, ces symptômes existent par définition. »

    Le gars flippe de se faire attaquer mais bon sans déconner, c’est quasiment sûr que c’est psychologique à ce stade non ? Ce qui n’enlève rien à la souffrance des patients hein.

  3. J’ai hâte que Boiron nous sortent leurs nouvelle friandise pour “soulager” le covid chronique

  4. J’ai perdu le goût/l’odorat 7 fois, et la réinfection était impossible (isolation totale) les 4 dernières fois. (+ plein d’autres symptômes bien sûr.) J’avoue ne pas avoir lu l’étude (j’ai lu l’article), mais ça serait pas la première fois que les études (et ceux qui “expliquent” les études) racontent que des conneries. Quand on voit ce qu’ils avaient réussi à passer en tant qu’étude sérieuse (celle de la trottinette), celles qu’ils retirent après des mois/années, celles qui se contredisent clairement… C’est juste une étude de médecins arrogants qui ont vu ce qu’ils ont voulu voir.

    On connaît tous des gens qui ont été gaslightés par les médecins. Sans réfléchir j’en connais six (dont une qui a failli être internée car elle “s’inventait des douleurs et ne voulait pas reconnaître qu’elle était anorexique” = 10 ans après le début de ses douleurs, elle a su qu’elle avait l’endométriose et un gène déficient), et un qui était allé voir son médecin traitant plusieurs fois, il n’avait pas jugé bon de lui faire faire des examens = un jour il est allé aux urgences = leucémie = il est mort 3 ou 6 mois après (mais il était vieux donc ça va ?).

    Avant le vaccin “la réinfection n’existe pas, il y a que 3 cas prouvés dans le monde” (alors qu’il faut avoir son échantillon de virus séquencé 2 fois pour que la réinfection puisse être prouvée scientifiquement, et vu qu’on fait pas de séquençage, ni même de tests pendant la 1ère vague…) et “de toute façon si t’es pas à risque c’est rien” (on sait que c’est faux depuis mars/avril 2020).
    Après le vaccin “si t’es pas vacciné tu seras (ré)infecté et tu finiras en réa”. Ce qui est faux aussi. Pourtant la vérité fait quasi aussi peur que le mensonge donc autant la dire…
    (Bon je vais arrêter de m’énerver je vais essayer de ne pas répondre si des gens me gaslightent ici aussi.)

    Edit : pour le covid, la persistence virale est prouvée, les autoanticorps sont prouvés, les micro-caillots sanguins sont prouvés, la surréaction du système immunitaire est prouvée, les dégâts aux organes, au système vasculaire etc sont prouvés. Le jeu des covid longs, c’est d’essayer de deviner le(s)quel(s) de ces théories s’applique(nt) à leur cas (quand ils ont de la “chance” ils ont l’aide des médecins, sinon ils bidouillent et réfléchissent et surtout doivent se battre pour qu’un médecin prescrive un test). Ca occupe quand on peut pas dormir à cause de la douleur…

  5. Donc tous les arguments brandis d’une main tantôt menaçante, tantôt accusatrice par la presse pour convaincre les jeunes d’aller se faire vacciner sont démystifiés les uns après les autres quoi.

    Pensée émue aux maniaques en hyperventilation devant le veau d’or de la raison sciontifique qui, l’été dernier, traitaient les non-vaccinés de meurtriers et leur souhaitaient de dépérir à petit feu d’un Covid long.

  6. TLDR : preuves partielles d’une corrélation sans preuve d’un lien de causalité. D’autre étude seront nécessaire pour avoir une réponse concluante.

    Conclusion de l’article dans le JAMA “Bien que notre étude ne puisse pas déterminer la direction de l’association entre la croyance et les symptômes, nos résultats suggèrent que des recherches plus poussées concernant les symptômes physiques persistants après une infection par le COVID-19 devraient également prendre en compte des mécanismes qui pourraient ne pas être spécifiques au virus du SRAS-CoV-2.”

  7. Dans une période extrêmement tendu ou j’ai vu des gens (que je pensais connaitre) partir dans des flips hallucinants (alors qu’ils n’étaient même pas considérés comme “vulnérables”) … quoi de plus normal qu’il y ait des impacts psychiques/psychosomatiques sur des dizaines de milliers d’individus ?

    Ce que je ne comprends pas c’est le rejet de cette explication ? pourquoi des causes virales seraient plus sérieuses que des troubles psychiques (avec des effets à prendre avec le même sérieux). On a toujours l’impression que ce qui relève de la psyché serait (en quelque sorte) dégradant.

  8. L’étude évoquée dans l’article est dénoncée par les médecins et chercheurs spécialisés dans le covid long. [La réponse du Dr Jérôme Larchet](https://twitter.com/jerome_larche/status/1458940870925983755?s=21) est très juste.

    Je suis à 13 mois de covid long avec des symptômes 24h/24h plus ou moins handicapants. Je n’ai absolument pas mal vécu la pandémie, j’ai même gagné en qualité de vie avec le télétravail. Je suis la première à reconnaître quand le stress ou le moral m’impacte physiquement, mais en l’occurrence j’ai la conviction que le covid long, comme d’autres maladies post-virales n’a rien de psychosomatique.

    Pourquoi est-ce si compliqué d’envisager que si la maladie peut toucher le goût et l’odorat pendant de longs mois, d’autres symptômes comme l’épuisement peuvent perdurer ?

    Je précise que l’étude n’évoque pas à strictement parlé le caractère psychosomatique de la malade mais le suggère et le titre choisi par le monde le sous-entend également.

  9. Marrant de voir la vérité apparaître petit à petit et du même coup la crédibilité des zeteticiens amateurs disparaître.

  10. Du même niveau que certains médecins d’une vieille génération : “c’est psycho-somatique, c’est dans la tête”.
    A la poubelle direct.

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