Emmanuel Macron hausse le ton. “Nous demandons que toutes les règles soient respectées et que nos compatriotes soient protégés comme il se doit”, a assuré le président de la République à propos des ressortissants français embarqués sur la flottille pour Gaza. Environ 45 bateaux de la Global Sumud Flotilla, avec plusieurs dizaines de Français, se rapprochaient de la bande Gaza afin d’apporter de l’aide humanitaire lorsqu’ils ont été arrêtés par l’armée israélienne. Suivez notre direct.

Jusqu’où est allée la flottille pour Gaza ? Les organisateurs de ce convoi humanitaire ont revendiqué, jeudi dans la matinée, l’entrée de l’un de ses navires, le Mikeno VI, dans les eaux territoriales palestiniennes pour la première fois, malgré l’interception depuis hier soir de plusieurs de ses bateaux par la marine israélienne. Un peu plus tard, Israël a affirmé qu’aucun des navires de la flottille n’avait réussi à briser le blocus imposé au territoire palestinien.

Une grande partie des navires arrêtés. La Global Sumud Flotilla, où se trouvent des personnalités politiques et des militants comme la Suédoise Greta Thunberg, est partie d’Espagne en septembre dans le but de briser le blocus imposé par Israël. Mercredi soir, la marine israélienne a commencé à intercepter les bateaux après avoir averti les équipages qu’ils entraient dans des eaux dont Israël revendique le contrôle.

Les passagers seront expulsés en Europe, annonce Israël. Les militants arrêtés par la marine israélienne “se dirigent en toute sécurité et pacifiquement vers Israël, où les procédures d’expulsion vers l’Europe vont commencer. Les passagers sont sains et saufs et en bonne santé”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères israélien sur le réseau social X.

La France insoumise appelle à un rassemblement “partout en France”. “Rendez-vous ce 2 octobre à partir de 18h30, partout en France, pour demander la libération immédiate des équipes et la fin du génocide à Gaza”, a publié le parti de gauche radicale sur X. En Italie, plusieurs centaines de manifestants se sont déjà rassemblés mercredi soir à Rome et à Naples.

Paris appelle au respect de la sécurité de ses ressortissants. “La France appelle les autorités israéliennes à assurer la sécurité des participants, à leur garantir le droit à la protection consulaire et à permettre leur retour en France dans les meilleurs délais”, a affirmé le ministre des Affaires étrangères démissionnaire, Jean-Noël Barrot.