« Cette faible diminution des émissions de gaz à effet de serre confirmerait le ralentissement de la dynamique observée ces dernières années », a souligné le Citepa, chargé de cette évaluation par le gouvernement. Après les succès de 2022 et 2023 (-3,9 % et -6,8 %), la France avait moins bien réussi en 2024 (-1,8 %). Les émissions brutes françaises (hors puits de carbone) devraient atteindre 366 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2e) cette année.
Un rythme de réduction insuffisant
Les transports routiers, qui pèsent le plus avec un tiers environ des émissions, devraient abaisser les leurs de 1,0 %. C’est mieux que l’agriculture (-0,3 %, pour un cinquième des émissions), mais moins bien que l’industrie et le BTP (-2,2 %, pour un sixième des émissions). Moins importants, les bâtiments résidentiels et de bureau devraient voir leurs émissions augmenter (+ 0,2 %), tandis que celles du traitement des déchets devraient stagner.