Une décision très attendue. Emmanuel Macron doit annoncer, vendredi 10 octobre, le nom de son nouveau Premier ministre. Le chef de l’Etat a reçu les chefs des partis à l’Elysée, entre 14h30 et 17 heures, sauf ceux de La France insoumise et du Rassemblement national. “Nous sortons de cette réunion sidérées”, avec “aucune réponse, sur rien si ce n’est que le prochain Premier ministre ne sera pas de notre camp politique”, a déploré pour sa part Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes. Sur le dossier des retraites, “on pourrait décaler [l’application de la réforme] dans le temps, seulement les mesures sur l’âge, et pas sur les trimestres”, a-t-elle détaillé. “Il n’y a aucune garantie de non-censure” d’un futur gouvernement de la part des socialistes, a prévenu Olivier Faure à sa sortie de l’Elysée. Suivez notre direct.
“A priori, pas de dissolution”, selon Liot. “Le président de la République a écouté la position de chacun (…) pour trouver une solution et éviter une dissolution. (…) A priori, pas de dissolution”, a commenté Laurent Panifous, président du groupe Liot, à la sortie de cette réunion.
Le RN et LFI pas invités à l’Elysée. Ils n’ont pas été conviés car ils ont “indiqué rechercher la dissolution”, a justifié l’entourage d’Emmanuel Macron, auprès de franceinfo. “Non, on veut que Macron s’en aille”, a répondu Manuel Bompard, coordinateur de LFI.
“Nous ne sommes pas à vendre aux macronistes”, martèle Jordan Bardella. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, dénonce, sur X, une “énième réunion de la dernière chance”, qui “ne vise pas à défendre l’intérêt du peuple français”. Lors d’un point-presse, Marine Le Pen a pour sa part appelé de niveau à dissoudre l’Assemblée nationale : “Je crois qu’il n’y a pas d’autre solution, que ce spectacle est affligeant.”
Des “tractations folkloriques” pour LFI. Jean-Luc Mélenchon a critiqué les “tractations folkloriques de ces derniers jours”, lors d’une prise de parole depuis le siège de La France insoumise, vendredi à Paris. “Nos députés n’ont pas été élus pour s’entendre avec la macronie, avec le RN, avec la droite”, a-t-il déclaré.
Gabriel Attal appelle à nommer un Premier ministre issu d’un autre parti. “Il faut partager le pouvoir, et ne pas donner le sentiment de vouloir garder la main sur tout”, a estimé Gabriel Attal dans les “4V” vendredi matin. “Depuis un an, désigner un Premier ministre qui est identifié comme très proche du président de la République, cela ne facilite pas la discussion avec les partis politiques de l’opposition”, a observé l’ancien Premier ministre.