Ehpad : homicides involontaires, défaut de soins, économie sur la nourriture… Le groupe Colisée accusé de maltraitances par des familles et des employés

by AttilaLeChinchilla

3 comments
  1. Papa et maman qui bossent 60h (officiellement 35/39) pour payer leurs traites.

    Gamins parqués en crèche et que l’on regrette ne pas avoir vu grandir.

    Grands parents eux aussi parqués dans des mouroirs pompe à fric, et dont on regrette après coup de ne pas avoir profité plus de leur présence.

    Et puis t’as toujours des politicards de merde qui t’expliquent qu’on ne travaille pas assez et que l’on pourrait gagner plus, au lieu de reconsidérer le modèle socio-économique dans sa globalité, et de remettre la qualité de vie et le lien intergénerationnel au centre du débat.

    Monde de merde. Désolé

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  2. Pour avoir bossé en EHPAD, je ne suis pas surpris malheureusement. 

    Dans la plupart, les violences institutionnelles sont monnaies courantes, les équipes sont débordées, et bien souvent deviennent complaisantes dans la maltraitance par mécanisme d’adaptation.

    Les matinées classique c’était début à 7h avec entre 10-15 résidents dont je devait m’occuper, en général 5-6 aides totales (changes+toilette au lit+habillage+lever) et le reste des aides partielles (allant du change simple, a l’habillage, a la toilette…)

    Bien sûr avant il y a les réveils, les petits déjeuners a donner, les bas de contention pour certains, préparer pour des RDV les autres, etc…

    Puis a 11h30, accompagner les résidents aux repas et les faire manger.

    Rythme absolument impossible si tu veut faire des bonnes toilettes, des changes réguliers, et la douche de la semaine (en théorie, en pratique, ça saute dès qu’on est en sous effectif).

    Un soucis c’est que soignant en EHPAD, c’est beaucoup des gens sans diplômes (des agents de soins, “AS” sans être aide-soignant), qui pour certains parlent moyennement voire pas le francais, et ont des pratiques qui seraient inacceptable dans tout établissement hospitalier. Mais on a besoin de bras, donc on prend le tout venant.

  3. Malheureusement, derrière un mur de paie, mais ce que j’ai pu lire est consternant.

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