Une antenne anti-drones russe, récemment installée près de la frontière ukrainienne, a été détruite après la diffusion imprudente de sa position par un soldat.
Tel est pris qui croyait prendre. Une vidéo, filmée et diffusée par un soldat russe, le montre devant une antenne omnidirectionnelle anti-drones récemment installée près de la frontière ukrainienne. Sur les images, partagées sur la chaîne Telegram Supernova +, il exulte : “Ça y est les gars, tous les drones sont finis ! Regardez ce que nous avons là. On va bien rigoler maintenant.”
Problème : en partageant ces images sur les réseaux sociaux, le soldat a involontairement révélé la position de l’équipement. Quelque temps après la diffusion des images, un drone FPV ukrainien a frappé la position de l’installation, détruisant la station de brouillage ainsi qu’un pick-up militaire stationné à proximité. D’après l’analyse des images, l’attaque aurait eu lieu près de la colonie de Rakitnoye, dans la région russe de Belgorod, à une vingtaine de kilomètres seulement de la frontière.
Une coopération russo-chinoise derrière le système
Derrière ce système électronique se cacherait une collaboration technologique entre la Russie et la Chine. Selon des documents internes de la société Rostec, dévoilés par le groupe de hackers Black Mirror et relayés par le site spécialisé Militarnyi, Moscou collabore avec Pékin pour la mise en œuvre et l’approvisionnement de systèmes anti-drones de dernière génération, et ce depuis au moins l’été 2023.
Ces documents soulignent les avantages des systèmes chinois : faible coût, délais de production courts et capacité à fournir les quantités demandées par Moscou. Depuis août 2023, ces systèmes sont déployés sur plusieurs aérodromes militaires russes.