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Publié le 18/10/2025 20:18

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Note de la France abaissée : quels efforts demandés aux Français suite à la sanction de S&P ?

Note de la France abaissée : quels efforts demandés aux Français suite à la sanction de S&P ?
(France 2)

2min

L’agence américaine Standard & Poor’s a dégradé l’économie française, vendredi 17 octobre. Au-delà du message envoyé aux fragilités politiques et aux futures discussions au Parlement, quelles seront les conséquences concrètes pour les Français ? 

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Un nuage de plus au-dessus de la France : ce sont les mots du ministre de l’Économie après la dégradation de la note financière de la France par Standard & Poor’s (S&P). Elle passe de AA- à A+. La décision ne devait pas tomber avant un mois, mais l’agence de notation accélère son calendrier et alerte, face à une grave instabilité politique, une dette croissante et une absence de visibilité sur les finances publiques.

Cette incertitude économique et politique n’est pas bonne pour la consommation. Une cliente a décidé de reporter l’achat d’un nouveau véhicule. “La voiture est très, très chère. Même en occasion, c’est impossible d’acheter une voiture aujourd’hui. On s’est tournés vers une voiture de location”, confie-t-elle. Une baisse de la consommation qui se ressent aussi en magasin. Depuis la rentrée, Annie Boukowska a bien du mal à écouler ses paires de chaussettes, même en faisant des promotions. “Le panier moyen est moins important qu’il y a un certain temps. Les gens sont plus inquiets. En ce moment, il est à 25 euros. Avant, c’était 50 à peu près”, explique-t-elle.

Des Français frileux, à qui le gouvernement va demander encore plus d’efforts : gel du barème de l’impôt sur le revenu, hausse des franchises médicales… Une infirmière estime qu’il ne lui reste plus que les loisirs à sacrifier : “Je vais arrêter mon abonnement au cinéma, peut-être que j’irai moins au musée, peut-être que je vais moins lire… Mais en fait, on ne peut plus retirer les loisirs aux gens et leur demander de travailler plus.”

Cette note abaissée de la France pourrait bien peser sur l’examen du budget, qui s’ouvre lundi 20 octobre à l’Assemblée.