Comment lire les écrivains qui ont collaboré pendant la guerre ? Comment leurs œuvres sont-elles parvenues jusqu’aux lecteurs de 2025 ? Ce sont à ces questions que répond le docteur en Science politique Tristan Rouquet dans l’ouvrage issu de sa thèse Les écrivains collaborateurs – Engagements, stigmate et postérité publié aux éditions du CNRS. Durant plusieurs années, il a ainsi analysé la trajectoire de plus de deux cents écrivains français qui ont collaboré au cours de la Seconde Guerre mondiale pour comprendre l’évolution de leur présence dans le champ littéraire, oscillant entre bannissement et mise en avant de leurs œuvres :
“Il y a un effet de mode. Si on regarde dans les années 2010, on voit qu’il y a une polémique sur la présence de Céline dans le recueil des célébrations nationales, que Pierre Drieu la Rochelle fait son entrée dans la Pléiade en 2012, qu’on édite la correspondance de Paul Morand et Jacques Chardonne à partir de 2013… Donc, il se passe quelque chose au niveau éditorial. Et en même temps, si on regarde l’édition de ces auteurs à la fois reconnus et compromis, on se rend compte qu’à partir de la fin des années 40, on les retrouve sur les étals des libraires sur un temps long .”
Les brèves du jour :Le prix littéraire Les Inrockuptibles 2025 a été décerné : Le magazine a récompensé cette année quatre écrivaines dans trois catégories. Laura Vazquez a été distinguée dans la catégorie roman français pour son livre Les forces paru aux éditions du Sous-sol. Sephora Pondi s’est vue décernée quant à elle le prix du premier roman pour Avale publié chez Grasset. Enfin, deux autrices ont été récompensées ex aequo pour le prix du roman étranger : l’américaine Sigrid Nunez pour Les Vulnérables (Stock) et la britannique Sheena Patel pour Je suis fan (Gallimard). Par ailleurs que le prix Alain Spiess du deuxième roman a été décerné à l’écrivain Constantin Alexandrakis pour son roman L’Hospitalité au démon publié aux éditions Verticales.La rentrée solennelle des cinq académies a lieu ce mardi 21 octobre : Comme chaque année à la mi-octobre, les cinq académies se réunissent sous la coupole de l’Institut de France situé quai de Conti à Paris pour une cérémonie de rentrée. Les délégués de chaque académie réaliseront un discours autour du thème “Les limites” vu sous le prisme de leur discipline. La séance sera présidée par la réalisatrice Coline Serreau, qui a eu cette année la fonction de présidente de l’Institut de France, une charge tournante, en plus de celle de présidente de l’Académie des beaux-arts. Créé le 25 octobre 1795, l’Institut de France participe depuis 230 ans au rayonnement et au perfectionnement du savoir grâce à l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques.