Mardi 21 octobre, vers 19 h, un homme a eu la main tranchée à coups de sabre, lors d’une altercation dans la rue, dans un quartier de Saint-Georges-d’Orques, près de Montpellier. Des voisins confient leur choc, les premiers secours portés à la victime, ainsi que leur inquiétude après ce qui s’est produit tout près de leur maison.
C’est une scène effroyable à laquelle ont assisté, mardi 21 octobre, des riverains de ce quartier de Saint-Georges-d’Orques, près de Montpellier. Vers 19 h, une altercation entre deux hommes a dégénéré dans la rue, et l’un d’eux a eu la main sectionnée à coups de sabre.
L’auteur des faits interpellé
Les faits se sont produits rue des Carrières, dans la zone d’activité du Mijoulan qui abrite aussi des habitations, à l’écart du centre de la commune, près de la voie rapide. Les gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez sont intervenus et ont interpellé l’auteur présumé des faits, qui a été placé en garde à vue (lire encadré). La victime, elle, a été évacuée au CHU de Montpellier.
Trois jours après, ce couple de voisins est toujours sous le choc. “J’étais sur la terrasse, notre fille de six ans était dans la maison, tandis que ma femme était partie promener le chien. On a entendu des cris de femme, d’enfant, qui ont résonné dans tout le quartier. Ma femme a fait demi-tour et a vu notre voisin au sol, dans une mare de sang. Son avant-bras était sectionné”, raconte le riverain. “L’autre homme était debout, ensanglanté. Le sabre faisait un mètre de long”.
“Elle m’a dit, prends de la glace et la glacière”
Cet habitant proche du lieu du drame décrit l’émoi de son épouse, lorsqu’elle revient à la maison. “Elle baragouinait, je ne comprenais pas. Elle m’a dit : prends de la glace et la glacière et suis-moi”. Bien que bouleversée par ce qu’elle a vu, la voisine a en effet la présence d’esprit de préserver le membre sectionné, en attendant l’arrivée des secours. “J’ai quelques connaissances médicales”, témoigne-t-elle. “Il y avait du sang partout”, poursuit son mari. “La victime était couchée, deux hommes le tenaient éveillé. L’un d’eux lui a fait un garrot. Avec ma femme, ils ont fait preuve de sang-froid et de courage”.
“Je n’ai pas envie de vivre dans la trouille”
Aujourd’hui, le traumatisme du couple est toujours très vif. “La redescente est dure. J’ai eu le contrecoup hier (jeudi, NDLR). J’ai pris conscience de ce que j’avais vu. Il y a encore des traces sur un mur. Je suis incapable de passer dans cette rue proche de chez nous”, confie la voisine. À cela, s’ajoute la peur de recroiser un jour l’auteur des faits. “Je n’ai pas envie de vivre dans la trouille”, conclut son mari.
À la suite de ces faits, une information judiciaire a été ouverte et un juge d’instruction saisi. L’enquête se poursuit donc, afin de faire toute la lumière sur le déroulement de ces violences et les circonstances qui les ont précédées. L’homme interpellé a quant à lui été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue.