Déterminé à mener ses troupes, Eric Zemmour s’est décidé à être candidat dans le Var. Mais dans les arcanes du parti, nombre de ses militants ont baissé les bras.
Une carte postale surprise. Depuis la plage de Cogolin, Eric Zemmour a officialisé sa candidature dans la 4e circonscription du Var, jeudi 12 mai, après avoir longuement hésité. « Je ne me voyais pas mener le combat de l’arrière », s’est justifié le président de Reconquête ! devant 200 partisans. La présidentielle, « c’était un combat redoutable, cruel, parfois injuste, mais j’aime aussi ce combat et je reviens ici pour le mener ».
Comme tous les candidats de son parti, le polémiste d’extrême droite sait qu’il n’a pratiquement aucune chance d’être élu. Dans cette circonscription, il a obtenu 14,6 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, l’un de ses meilleurs scores, mais loin derrière Marine Le Pen (32,2 %)… et n’a mobilisé que 10,6 % des électeurs inscrits, quand il en faut 12,5 % pour prétendre au deuxième tour du 19 juin.
L’essayiste parisien aura affaire à des adversaires solidement implantés, quand lui passe ses étés dans un luxueux hôtel de Saint-Tropez : Sereine Mauborgne, députée de La République en marche (LRM) sortante qui avait obtenu 32,3 % des voix au premier tour en 2017, et Philippe Lottiaux (Rassemblement national, RN, 24,76 %), un énarque qui a passé dix ans chez les Balkany comme directeur général des services de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), puis a été directeur de cabinet du maire (Rassemblement national) de Fréjus (Var). Pour l’union de la gauche, Sabine Cristofani-Viglione tentera sa chance. « Si Zemmour se présente, il part au carton », a résumé mercredi Jordan Bardella, président du RN.
« C’est dans l’épreuve que l’on sait qui on est vraiment, a tweeté le 10 mai le patron de Reconquête ! C’est quand l’espoir trébuche que l’on sait si l’on est capable d’espérance. » L’espérance reste malgré tout de parvenir à ancrer son parti dans la durée, alors que la prochaine échéance électorale, les européennes, n’interviendra qu’en 2024. Il entend ainsi présenter son parachutage à Saint-Tropez comme un geste courageux, pour remobiliser les 127 000 adhérents qu’il revendique. Bien seul à se jeter à l’eau.
« Bonaparte au pont d’Arcole se sert toujours du drapeau pour emmener ses troupes », s’est enflammé Guillaume Peltier, l’unique député de Reconquête !, qui n’a toujours pas annoncé s’il se représentait. « On ne met pas le pistolet sur la tempe de nos cadres pour qu’ils fassent leur devoir, balaie Grégoire Tingaud, le responsable du maillage territorial du parti d’extrême droite. Il faut être implanté et sentir le moment. » Le moment est d’abord au symbole, donc, alors que le soufflé est retombé après les maigres 7,07 % obtenus au premier tour de la présidentielle et la découverte, par les militants, qu’il n’y avait guère « de vote caché » dans les sondages. Après la ferveur est venue la désillusion. Et pour beaucoup, le temps de la déprime.
Chez les militants toujours impliqués, l’enthousiasme s’est émoussé. « On a été déçus le soir du premier tour, c’était un peu une gifle, convient Arnaud Humbert, le coordinateur du parti en Nouvelle-Aquitaine. Mais ce qui nous a laissés sur le cul, c’est le décalage entre la ferveur dans les meetings et les résultats dans les urnes. » Lui a voté blanc au second tour de la présidentielle, malgré ses quatorze ans passés au Front national.
Les nazis sont paq connus pour baisser les bras
On aura sans doute pas la cohabitation, mais au moins on aura ce genre de lot de consolation
>« Reconquête ! est une escroquerie »
tout est dit je pense
Les bras m’en tombent.
Quelle bande de branques.
Fallait les voir s’enthousiasmer sur leurs subreddits de nazillons quand les sondages donnaient 17% à Zemmour. Puis il y a eu le crash dans les sondages, et deux semaines avant le premier tour ils avaient déjà presque tous disparu.
Comme d’hab, le facho, c’est pas très solide sur ses appuis .
Malheureusement les déçus ne le seront qu’a cause de la mauvaise gestion, de l’entre-soi parisien, etc… et non des mauvaises idées.
J’arrive pas à comprendre comment il y a 6 mois on flippait que cette bande de guignol puisse faire quoi que ce soit. J etais persuadé qu’ils représentaient un danger, et au final ils se sont fait balayer comme des feuilles mortes énervées
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Déterminé à mener ses troupes, Eric Zemmour s’est décidé à être candidat dans le Var. Mais dans les arcanes du parti, nombre de ses militants ont baissé les bras.
Une carte postale surprise. Depuis la plage de Cogolin, Eric Zemmour a officialisé sa candidature dans la 4e circonscription du Var, jeudi 12 mai, après avoir longuement hésité. « Je ne me voyais pas mener le combat de l’arrière », s’est justifié le président de Reconquête ! devant 200 partisans. La présidentielle, « c’était un combat redoutable, cruel, parfois injuste, mais j’aime aussi ce combat et je reviens ici pour le mener ».
Comme tous les candidats de son parti, le polémiste d’extrême droite sait qu’il n’a pratiquement aucune chance d’être élu. Dans cette circonscription, il a obtenu 14,6 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, l’un de ses meilleurs scores, mais loin derrière Marine Le Pen (32,2 %)… et n’a mobilisé que 10,6 % des électeurs inscrits, quand il en faut 12,5 % pour prétendre au deuxième tour du 19 juin.
L’essayiste parisien aura affaire à des adversaires solidement implantés, quand lui passe ses étés dans un luxueux hôtel de Saint-Tropez : Sereine Mauborgne, députée de La République en marche (LRM) sortante qui avait obtenu 32,3 % des voix au premier tour en 2017, et Philippe Lottiaux (Rassemblement national, RN, 24,76 %), un énarque qui a passé dix ans chez les Balkany comme directeur général des services de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), puis a été directeur de cabinet du maire (Rassemblement national) de Fréjus (Var). Pour l’union de la gauche, Sabine Cristofani-Viglione tentera sa chance. « Si Zemmour se présente, il part au carton », a résumé mercredi Jordan Bardella, président du RN.
« C’est dans l’épreuve que l’on sait qui on est vraiment, a tweeté le 10 mai le patron de Reconquête ! C’est quand l’espoir trébuche que l’on sait si l’on est capable d’espérance. » L’espérance reste malgré tout de parvenir à ancrer son parti dans la durée, alors que la prochaine échéance électorale, les européennes, n’interviendra qu’en 2024. Il entend ainsi présenter son parachutage à Saint-Tropez comme un geste courageux, pour remobiliser les 127 000 adhérents qu’il revendique. Bien seul à se jeter à l’eau.
« Bonaparte au pont d’Arcole se sert toujours du drapeau pour emmener ses troupes », s’est enflammé Guillaume Peltier, l’unique député de Reconquête !, qui n’a toujours pas annoncé s’il se représentait. « On ne met pas le pistolet sur la tempe de nos cadres pour qu’ils fassent leur devoir, balaie Grégoire Tingaud, le responsable du maillage territorial du parti d’extrême droite. Il faut être implanté et sentir le moment. » Le moment est d’abord au symbole, donc, alors que le soufflé est retombé après les maigres 7,07 % obtenus au premier tour de la présidentielle et la découverte, par les militants, qu’il n’y avait guère « de vote caché » dans les sondages. Après la ferveur est venue la désillusion. Et pour beaucoup, le temps de la déprime.
Chez les militants toujours impliqués, l’enthousiasme s’est émoussé. « On a été déçus le soir du premier tour, c’était un peu une gifle, convient Arnaud Humbert, le coordinateur du parti en Nouvelle-Aquitaine. Mais ce qui nous a laissés sur le cul, c’est le décalage entre la ferveur dans les meetings et les résultats dans les urnes. » Lui a voté blanc au second tour de la présidentielle, malgré ses quatorze ans passés au Front national.
Les nazis sont paq connus pour baisser les bras
On aura sans doute pas la cohabitation, mais au moins on aura ce genre de lot de consolation
>« Reconquête ! est une escroquerie »
tout est dit je pense
Les bras m’en tombent.
Quelle bande de branques.
Fallait les voir s’enthousiasmer sur leurs subreddits de nazillons quand les sondages donnaient 17% à Zemmour. Puis il y a eu le crash dans les sondages, et deux semaines avant le premier tour ils avaient déjà presque tous disparu.
Comme d’hab, le facho, c’est pas très solide sur ses appuis .
Malheureusement les déçus ne le seront qu’a cause de la mauvaise gestion, de l’entre-soi parisien, etc… et non des mauvaises idées.
J’arrive pas à comprendre comment il y a 6 mois on flippait que cette bande de guignol puisse faire quoi que ce soit. J etais persuadé qu’ils représentaient un danger, et au final ils se sont fait balayer comme des feuilles mortes énervées