>Le Média est-il en train d’affronter la quatrième crise de son histoire ?
De sa longue histoire de 4 ans. Il serait peut-être temps de débrancher le truc, et de repartir sur d’autres bases?
> En juin 2021, le rapport de stage d’une étudiante de l’IUT de journalisme de Lannion (Côtes-d’Armor), qui avait fréquenté la petite rédaction pendant plusieurs mois, soulignait cruellement : « La place des femmes est précaire et contraire aux valeurs “féministes” que Le Média cherche tant à avoir. Le Média est dirigé par des hommes, pour des hommes, et ne permet pas d’avoir un traitement correct des contenus LGBTQIA +, progressistes et féministes.
Stop ! Stop ! Il est déjà mort !
(Cela dit, j’apprécie le troll du Monde qui va chercher des rapports de stages pour rajouter une couche).
Allez avec un peu de chance le dossier E. C. va ressortir.
(spoiler: non on touche pas aux cadres du Parti)
“au Média, aucune journaliste femme ne bénéficie d’un CDI.”
Le passage le plus destructeur à mon sens. Tu veux être un média engagé de gauche et t’arrives même pas à avoir *une* salariée en CDI ?!
Les dirigeants et journalistes masculins comme Bouhafs sont en CDI, eux par contre …
Le Média est-il en train d’affronter la quatrième crise de son histoire ? Avec les accusations d’agressions sexuelles dont Taha Bouhafs est la cible, son employeur voit la sincérité de son engagement féministe contesté par d’anciennes collaboratrices.
Le pure-player réputé proche de La France insoumise a pourtant pris soin de prendre ses distances, dès mercredi 11 mai, avec son reporter, en congés sans solde depuis quelques jours en raison de sa candidature désormais caduque aux élections législatives de juin. « Les faits reprochés à Taha Bouhafs sont en totale contradiction avec les valeurs féministes et progressistes que notre coopérative défend depuis sa création, notamment au travers de son engagement éditorial », écrit ainsi la direction du site, promettant de « prendre les mesures qui s’avéreront nécessaires » pour retrouver une certaine cohérence.
Cette déclaration a immédiatement fait bondir Virginie Cresci, journaliste au Média entre 2018 et 2019, qui a raconté sur Twitter, et pour la première fois publiquement, y avoir été traitée de « menteuse » et de « féminazie » plusieurs fois par son supérieur hiérarchique. « Il n’y a pas d’engagement féministe au Média . Cessez d’instrumentaliser cette cause et soyez dignes », a, à son tour, rétorqué Maud Le Rest, pigiste pour le site entre février et août 2021, sur le réseau social.
Pas de femme journaliste en CDI
Cette dernière témoigne en effet d’une certaine difficulté à voir les sujets ayant notamment trait aux violences faites aux femmes retenus. Motifs invoqués, selon les situations et selon plusieurs témoins contactés par Le Monde : le peu d’audience qu’ils étaient supposés provoquer, ou encore le manque de moyens financiers de l’entreprise, qui obligeait à d’autres arbitrages. A l’époque, la jeune femme venait de répondre à une offre d’emploi spécialisé sur les questions de féminisme et de genre. Mais sa collaboration s’était limitée à des piges, alors que Taha Bouhafs venait, de son côté, de bénéficier d’un emploi pérenne : au Média , aucune journaliste femme ne bénéficie d’un CDI (sur treize salariés, dont deux femmes, selon sa responsable administrative et financière).
En juin 2021, le rapport de stage d’une étudiante de l’IUT de journalisme de Lannion (Côtes-d’Armor), qui avait fréquenté la petite rédaction pendant plusieurs mois, soulignait cruellement : « La place des femmes est précaire et contraire aux valeurs “féministes” que Le Média cherche tant à avoir. Le Média est dirigé par des hommes, pour des hommes, et ne permet pas d’avoir un traitement correct des contenus LGBTQIA +, progressistes et féministes. » La présentatrice Nadiya Lazzouni et une cheffe d’édition de l’émission matinale, Lisa Lap, assurent au contraire au Monde ne pas travailler dans un climat sexiste.
« Nous ne sommes pas une organisation masculiniste, cette situation est arrivée par la force des choses, au gré de départs de femmes et d’hommes qui ses sont faits sous les directions successives » , proteste le rédacteur en chef Théophile Kouamouo, qui rappelle que la rédaction est « passée de vingt-deux journalistes à cinq » en quelques mois, les finances s’étant « dégradées » . Alors qu’en janvier, le présentateur de la « Contre-Matinale » reconnaissait un « petit déficit structurel » de 30 000 à 50 000 euros mensuels, celui-ci serait en cours de résorption grâce à 3 300 nouveaux « socios » . La barre des 10 000 abonnés serait de nouveau franchie, ce qui devrait permettre au Média de passer l’été.
S’il reconnaît qu’une situation conflictuelle a pu exister entre Taha Bouhafs et Elsa Margueritat, présentatrice d’une émission d’économie avec Thomas Porcher au printemps 2021 (le premier souhaitait le départ de la seconde, lui reprochant des idées politiques extrêmes à l’opposé des siennes), M. Kouamouo assure qu’une enquête interne n’avait rien révélé d’anormal. Persuadé que les femmes qui dénoncent le sexisme qui régnerait au Média font preuve d’opportunisme, il condamne : « Il est important, quand on fait face à des problèmes aussi graves que des accusations de violences sexuelles, de ne pas les utiliser pour régler ses comptes. » La plupart témoignaient cependant dès janvier dans une enquête publiée sur le site d’ Arrêt sur images .
Le Média, le pur produit de la France Insoumise pour créer un média, est une énorme blague, épisode 38742.
Quoi de plus raisonnable que de confier les clés du gouvernement à ces gens.
> S’il reconnaît qu’une situation conflictuelle a pu exister entre Taha Bouhafs et Elsa Margueritat, présentatrice d’une émission d’économie avec Thomas Porcher au printemps 2021 (le premier souhaitait le départ de la seconde, lui reprochant des idées politiques extrêmes à l’opposé des siennes)
> En février 2021, Elsa Margueritat devient pigiste au Média. Cependant, certains journalistes affirment être mal à l’aise en sa présence et l’accusent d’être d’extrême-droite. C’est notamment le cas de Taha Bouhafs. Ce dernier ne lui a d’ailleurs jamais adressé la parole et assume que sa présence lui pose un problème. Il lui reproche d’avoir aimé des tweets, tels que l’ancien ambassadeur de France en Israël demandant aux médias « un article sur la réalité du Hamas à Gaza », ou encore la prise de position en défaveur du voile par la première imam française. Il critique aussi le fait qu’elle ait aimé des tweets de journalistes de Marianne et une blague d’une journaliste se moquant du média AJ+. Plusieurs témoins affirment que Taha Bouhafs a alors tout fait pour que Elsa Margueritat se fasse licencier du Média mais le rédacteur en chef maintient que ce n’est pas une excuse valable. Il aurait également menacé d’utiliser sa notoriété sur les réseaux sociaux contre elle. « Tu ne verras pas de difficultés à ce que j’use de ma liberté de conscience pour dire ce que j’en pense sur les réseaux sociaux » a-t-il dit à Théophile Kouamouo. Taha Bouhafs est notamment présent sur Twitter où il cumule plus de 125 000 abonnés. Cet acharnement contre Elsa Margueritat de la part des hommes de la rédaction a été confirmé par Maud Le Rest. Elle ajoute qu’ils ont décrété qu’Elsa Margueritat est une « facho » pour la seule raison qu’elle n’a pas les mêmes idées que les autres sur certains sujets.
J’ai hâte de voir quels éléments de langage va trouver la « gauche progressiste » cette fois, pour défendre ça.
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>Le Média est-il en train d’affronter la quatrième crise de son histoire ?
De sa longue histoire de 4 ans. Il serait peut-être temps de débrancher le truc, et de repartir sur d’autres bases?
> En juin 2021, le rapport de stage d’une étudiante de l’IUT de journalisme de Lannion (Côtes-d’Armor), qui avait fréquenté la petite rédaction pendant plusieurs mois, soulignait cruellement : « La place des femmes est précaire et contraire aux valeurs “féministes” que Le Média cherche tant à avoir. Le Média est dirigé par des hommes, pour des hommes, et ne permet pas d’avoir un traitement correct des contenus LGBTQIA +, progressistes et féministes.
Stop ! Stop ! Il est déjà mort !
(Cela dit, j’apprécie le troll du Monde qui va chercher des rapports de stages pour rajouter une couche).
Allez avec un peu de chance le dossier E. C. va ressortir.
(spoiler: non on touche pas aux cadres du Parti)
“au Média, aucune journaliste femme ne bénéficie d’un CDI.”
Le passage le plus destructeur à mon sens. Tu veux être un média engagé de gauche et t’arrives même pas à avoir *une* salariée en CDI ?!
Les dirigeants et journalistes masculins comme Bouhafs sont en CDI, eux par contre …
Le Média est-il en train d’affronter la quatrième crise de son histoire ? Avec les accusations d’agressions sexuelles dont Taha Bouhafs est la cible, son employeur voit la sincérité de son engagement féministe contesté par d’anciennes collaboratrices.
Le pure-player réputé proche de La France insoumise a pourtant pris soin de prendre ses distances, dès mercredi 11 mai, avec son reporter, en congés sans solde depuis quelques jours en raison de sa candidature désormais caduque aux élections législatives de juin. « Les faits reprochés à Taha Bouhafs sont en totale contradiction avec les valeurs féministes et progressistes que notre coopérative défend depuis sa création, notamment au travers de son engagement éditorial », écrit ainsi la direction du site, promettant de « prendre les mesures qui s’avéreront nécessaires » pour retrouver une certaine cohérence.
Cette déclaration a immédiatement fait bondir Virginie Cresci, journaliste au Média entre 2018 et 2019, qui a raconté sur Twitter, et pour la première fois publiquement, y avoir été traitée de « menteuse » et de « féminazie » plusieurs fois par son supérieur hiérarchique. « Il n’y a pas d’engagement féministe au Média . Cessez d’instrumentaliser cette cause et soyez dignes », a, à son tour, rétorqué Maud Le Rest, pigiste pour le site entre février et août 2021, sur le réseau social.
Pas de femme journaliste en CDI
Cette dernière témoigne en effet d’une certaine difficulté à voir les sujets ayant notamment trait aux violences faites aux femmes retenus. Motifs invoqués, selon les situations et selon plusieurs témoins contactés par Le Monde : le peu d’audience qu’ils étaient supposés provoquer, ou encore le manque de moyens financiers de l’entreprise, qui obligeait à d’autres arbitrages. A l’époque, la jeune femme venait de répondre à une offre d’emploi spécialisé sur les questions de féminisme et de genre. Mais sa collaboration s’était limitée à des piges, alors que Taha Bouhafs venait, de son côté, de bénéficier d’un emploi pérenne : au Média , aucune journaliste femme ne bénéficie d’un CDI (sur treize salariés, dont deux femmes, selon sa responsable administrative et financière).
En juin 2021, le rapport de stage d’une étudiante de l’IUT de journalisme de Lannion (Côtes-d’Armor), qui avait fréquenté la petite rédaction pendant plusieurs mois, soulignait cruellement : « La place des femmes est précaire et contraire aux valeurs “féministes” que Le Média cherche tant à avoir. Le Média est dirigé par des hommes, pour des hommes, et ne permet pas d’avoir un traitement correct des contenus LGBTQIA +, progressistes et féministes. » La présentatrice Nadiya Lazzouni et une cheffe d’édition de l’émission matinale, Lisa Lap, assurent au contraire au Monde ne pas travailler dans un climat sexiste.
« Nous ne sommes pas une organisation masculiniste, cette situation est arrivée par la force des choses, au gré de départs de femmes et d’hommes qui ses sont faits sous les directions successives » , proteste le rédacteur en chef Théophile Kouamouo, qui rappelle que la rédaction est « passée de vingt-deux journalistes à cinq » en quelques mois, les finances s’étant « dégradées » . Alors qu’en janvier, le présentateur de la « Contre-Matinale » reconnaissait un « petit déficit structurel » de 30 000 à 50 000 euros mensuels, celui-ci serait en cours de résorption grâce à 3 300 nouveaux « socios » . La barre des 10 000 abonnés serait de nouveau franchie, ce qui devrait permettre au Média de passer l’été.
S’il reconnaît qu’une situation conflictuelle a pu exister entre Taha Bouhafs et Elsa Margueritat, présentatrice d’une émission d’économie avec Thomas Porcher au printemps 2021 (le premier souhaitait le départ de la seconde, lui reprochant des idées politiques extrêmes à l’opposé des siennes), M. Kouamouo assure qu’une enquête interne n’avait rien révélé d’anormal. Persuadé que les femmes qui dénoncent le sexisme qui régnerait au Média font preuve d’opportunisme, il condamne : « Il est important, quand on fait face à des problèmes aussi graves que des accusations de violences sexuelles, de ne pas les utiliser pour régler ses comptes. » La plupart témoignaient cependant dès janvier dans une enquête publiée sur le site d’ Arrêt sur images .
Le Média, le pur produit de la France Insoumise pour créer un média, est une énorme blague, épisode 38742.
Quoi de plus raisonnable que de confier les clés du gouvernement à ces gens.
> S’il reconnaît qu’une situation conflictuelle a pu exister entre Taha Bouhafs et Elsa Margueritat, présentatrice d’une émission d’économie avec Thomas Porcher au printemps 2021 (le premier souhaitait le départ de la seconde, lui reprochant des idées politiques extrêmes à l’opposé des siennes)
Du coup, j’ai cherché des infos sur cette journaliste et en fait, les Scuds sur le Média qui serait pas féministe [sortent depuis quelques mois](https://enfaits.fr/2022/02/01/le-media-pas-si-feministe-que-ca/) :
> En février 2021, Elsa Margueritat devient pigiste au Média. Cependant, certains journalistes affirment être mal à l’aise en sa présence et l’accusent d’être d’extrême-droite. C’est notamment le cas de Taha Bouhafs. Ce dernier ne lui a d’ailleurs jamais adressé la parole et assume que sa présence lui pose un problème. Il lui reproche d’avoir aimé des tweets, tels que l’ancien ambassadeur de France en Israël demandant aux médias « un article sur la réalité du Hamas à Gaza », ou encore la prise de position en défaveur du voile par la première imam française. Il critique aussi le fait qu’elle ait aimé des tweets de journalistes de Marianne et une blague d’une journaliste se moquant du média AJ+. Plusieurs témoins affirment que Taha Bouhafs a alors tout fait pour que Elsa Margueritat se fasse licencier du Média mais le rédacteur en chef maintient que ce n’est pas une excuse valable. Il aurait également menacé d’utiliser sa notoriété sur les réseaux sociaux contre elle. « Tu ne verras pas de difficultés à ce que j’use de ma liberté de conscience pour dire ce que j’en pense sur les réseaux sociaux » a-t-il dit à Théophile Kouamouo. Taha Bouhafs est notamment présent sur Twitter où il cumule plus de 125 000 abonnés. Cet acharnement contre Elsa Margueritat de la part des hommes de la rédaction a été confirmé par Maud Le Rest. Elle ajoute qu’ils ont décrété qu’Elsa Margueritat est une « facho » pour la seule raison qu’elle n’a pas les mêmes idées que les autres sur certains sujets.
J’ai hâte de voir quels éléments de langage va trouver la « gauche progressiste » cette fois, pour défendre ça.