C’est surtout la question sur la croissance verte qui était inacceptable
Ça sert a quoi de vouloir leur apprendre le marxisme ? C’est de la merde, ça ne fonctionne pas
Toujours des chiants pour râler sur tout… Dans mon cursus d’études supérieures j’ai dû dire pourquoi il faut laisser le viol sur mineur imprescriptible après 20 ans… Alors que mes convictions me poussent à demander la peine de mort pour ces personnes. C’est ça l’école, on nous apprend à voir l’autre côté du monde, à argumenter comme il le faut.
Pas de quoi en chier une galette.
C’est des questions de restitution.
Je ne sais pas, je vois d’autres combats à mener dans l’en.
L’interprétation des types de Tweeters que l’on voit sur la page est vraiment très exagérée, ou témoigne d’un défaut de compréhension.
On a une pauvre photo de quelques questions (on sait absolument rien de toutes les autres questions).
Et une série de questions qui n’appellent même pas à prendre position. Seulement quand on a l’esprit binaire d’un militant des internets, un argument pour le “mauvais” camp, sans même qu’il soit concluant, c’est déjà insupportable.
Puis on ajoute à ça le besoin irrésistible d’être scandalisé, la branlette en rond et hop, tout le monde devient con à partir d’une photo à la con.
Alors, ces questions font partie de l’épreuve composée, on les appelle EC1. Elles valent en temps normal 4 points (et normalement il n’y a qu’une question, pas trois, mais épreuve adaptée covid), et demandent de développer une réponse courte qui respecte la consigne, point barre. Ce n’est pas la question pour débattre du thème ou apporter un esprit critique, mais simplement être capable de se rappeler des termes du débat, dans un sens comme dans l’autre en fonction de la question.
Ici, par exemple,
– la Q1 “montrer que le travail est source d’intégration sociale”, on passe aussi un bon bout de chapitre à montrer, dans le programme officiel, comment les évolutions récentes de l’emploi (néotaylorisme, numérique, uberisation, etc…) mettent en cause cet aspect intégrateur
– la Q2, sur les innovations qui peuvent repousser les limites écologiques de la croissance, on passe aussi un bon morceau du chapitre à montrer que la croissance génère des problèmes environnementaux : pollution, externalités négatives, tragédie des biens communs, etc… Il y a même un autre chapitre (pas au programme cette année, mais que les élèves voient après les épreuves), sur les politiques pour l’environnement où l’on débat de l’efficacité des taxes, des réglementations, et du marché du CO2.
– la Q3, sur les effets pervers de l’action publique, le programme demande auparavant de développer les outils de l’action publique : services publics, fiscalité, luttes contre les discriminations, protection sociale, et de montrer leurs effets redistributifs et les conceptions de la justice sociale qui se cachent derrière.
L’épreuve d’EC 3 qui demande aux élèves de montrer que le concept de classe sociale est remis en cause, c’est pareil : dans le programme on passe plus de la moitié du chapitre à justifier leur existence, à parler des auteurs fondateurs (Marx, Weber, moi je rajoute Bourdieu et Warner, mais je suis un vilain hors programme), etc… Mais ici pareil, la nature de l’EC 3 est le développement d’une argumentation en 2 heures (les 2 autres heures étant passées à résoudre les autres questions précédentes), et donc les sujets sont conçus pour n’interroger les élèves que dans un seul “sens”, pour faciliter la construction de cette argumentation.
TL,PL = les sujets sont réducteurs, mais ne reflètent pas ce que les élèves ont appris en classe. Et ils sont réducteurs à cause de la nature de l’épreuve composée : des petites questions qui ne laissent pas le temps d’avoir de l’esprit critique.Donc, à moins de revoir la nature de cette épreuve (ce que j’aimerais à titre perso), et de demander à l’inspection générale de faire gaffe à pas enchaîner 4 questions politiquement tendancieuses à la suite (là dessus, il n’y a pas d’excuse, et ça a le don d’agacer pas mal de collègues)…
Moi je dis, faut voir le sujet en entier.
SES, une question ça sera forcement orientée si on veut testé une connaissance particulière. Ce qui semble être le cas ici.
Or, il n’y a aucune raison pour que l’E.N oriente plus d’un côté que de l’autre.
La clef de l’équilibre n’est pas vraiment dans le choix des questions individuelles, mais dans l’ensemble des questions.
Si j’en crois l’article, il est attendu à la question sur les effets pervers de la justice de sociale de montrer les conséquences négatives de la hausse des impôts. Mais une autre question dans le même sujet parle des effets bénéfiques de la redistribution.
En tant qu’élève de terminale ayant passé ladite épreuve jeudi dernier, le but de l’exercice c’est enfait de recracher le cours mais de manière structurée. On ne te demande pas de “nuances” là tout de suite, même si on les apprend en cours. Quant aux classes sociales, on apprend aussi les approches marxistes et les 3 ordres de Weber. On présuppose que les classes sociales ne sont pas toujours très pertinentes aujourd’hui, car il y a plus de distances intra que inter classes, et que les gens ne s’identifient plus comme membre d’une classe en particulier. Ce fait-là ne veut pas dire qu’il y a pas d’inégalités( on avait un chapitre entier là-dessus) la classe vient se mélanger avec d’autres prismes qu’il faut aussi mettre en évidence(par ex.: le genre).
Sinon moi j’ai pris la dissertation, avec pour sujet ” Comment peut-on expliquer le commerce international?”
Honnêtement je vois pas l’intérêt de l’article, à part critiquer le libéralisme, mais bon.
9 comments
C’est surtout la question sur la croissance verte qui était inacceptable
Ça sert a quoi de vouloir leur apprendre le marxisme ? C’est de la merde, ça ne fonctionne pas
Toujours des chiants pour râler sur tout… Dans mon cursus d’études supérieures j’ai dû dire pourquoi il faut laisser le viol sur mineur imprescriptible après 20 ans… Alors que mes convictions me poussent à demander la peine de mort pour ces personnes. C’est ça l’école, on nous apprend à voir l’autre côté du monde, à argumenter comme il le faut.
Pas de quoi en chier une galette.
C’est des questions de restitution.
Je ne sais pas, je vois d’autres combats à mener dans l’en.
L’interprétation des types de Tweeters que l’on voit sur la page est vraiment très exagérée, ou témoigne d’un défaut de compréhension.
C’est un magnifique exemple de [l’abrutisation des gens sur les réseaux sociaux](https://old.reddit.com/r/france/comments/unw564/jonathan_haidt_la_derni%C3%A8re_d%C3%A9cennie_aura_%C3%A9t%C3%A9_dune/) (y compris [r/france](https://old.reddit.com/r/france/comments/uo3jis/les_sujets_du_bac_ses/)).
On a une pauvre photo de quelques questions (on sait absolument rien de toutes les autres questions).
Et une série de questions qui n’appellent même pas à prendre position. Seulement quand on a l’esprit binaire d’un militant des internets, un argument pour le “mauvais” camp, sans même qu’il soit concluant, c’est déjà insupportable.
Puis on ajoute à ça le besoin irrésistible d’être scandalisé, la branlette en rond et hop, tout le monde devient con à partir d’une photo à la con.
Prof de SES à la rescousse !
EDIT : Au fait, les sujets de mercredi (car oui, il y a des élèves qui composaient le mercredi, d’autres le jeudi) sont beaucoup moins tendancieux, preuve qu’il y a plus de pluralité qu’on ne vous laisse l’entendre dans cet article : [https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2627945-sujet-et-corrige-du-bac-ses-ce-qu-il-fallait-repondre-lors-des-epreuves/](https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2627945-sujet-et-corrige-du-bac-ses-ce-qu-il-fallait-repondre-lors-des-epreuves/)
Alors, ces questions font partie de l’épreuve composée, on les appelle EC1. Elles valent en temps normal 4 points (et normalement il n’y a qu’une question, pas trois, mais épreuve adaptée covid), et demandent de développer une réponse courte qui respecte la consigne, point barre. Ce n’est pas la question pour débattre du thème ou apporter un esprit critique, mais simplement être capable de se rappeler des termes du débat, dans un sens comme dans l’autre en fonction de la question.
Ici, par exemple,
– la Q1 “montrer que le travail est source d’intégration sociale”, on passe aussi un bon bout de chapitre à montrer, dans le programme officiel, comment les évolutions récentes de l’emploi (néotaylorisme, numérique, uberisation, etc…) mettent en cause cet aspect intégrateur
– la Q2, sur les innovations qui peuvent repousser les limites écologiques de la croissance, on passe aussi un bon morceau du chapitre à montrer que la croissance génère des problèmes environnementaux : pollution, externalités négatives, tragédie des biens communs, etc… Il y a même un autre chapitre (pas au programme cette année, mais que les élèves voient après les épreuves), sur les politiques pour l’environnement où l’on débat de l’efficacité des taxes, des réglementations, et du marché du CO2.
– la Q3, sur les effets pervers de l’action publique, le programme demande auparavant de développer les outils de l’action publique : services publics, fiscalité, luttes contre les discriminations, protection sociale, et de montrer leurs effets redistributifs et les conceptions de la justice sociale qui se cachent derrière.
L’épreuve d’EC 3 qui demande aux élèves de montrer que le concept de classe sociale est remis en cause, c’est pareil : dans le programme on passe plus de la moitié du chapitre à justifier leur existence, à parler des auteurs fondateurs (Marx, Weber, moi je rajoute Bourdieu et Warner, mais je suis un vilain hors programme), etc… Mais ici pareil, la nature de l’EC 3 est le développement d’une argumentation en 2 heures (les 2 autres heures étant passées à résoudre les autres questions précédentes), et donc les sujets sont conçus pour n’interroger les élèves que dans un seul “sens”, pour faciliter la construction de cette argumentation.
TL,PL = les sujets sont réducteurs, mais ne reflètent pas ce que les élèves ont appris en classe. Et ils sont réducteurs à cause de la nature de l’épreuve composée : des petites questions qui ne laissent pas le temps d’avoir de l’esprit critique.Donc, à moins de revoir la nature de cette épreuve (ce que j’aimerais à titre perso), et de demander à l’inspection générale de faire gaffe à pas enchaîner 4 questions politiquement tendancieuses à la suite (là dessus, il n’y a pas d’excuse, et ça a le don d’agacer pas mal de collègues)…
Moi je dis, faut voir le sujet en entier.
SES, une question ça sera forcement orientée si on veut testé une connaissance particulière. Ce qui semble être le cas ici.
Or, il n’y a aucune raison pour que l’E.N oriente plus d’un côté que de l’autre.
La clef de l’équilibre n’est pas vraiment dans le choix des questions individuelles, mais dans l’ensemble des questions.
Si j’en crois l’article, il est attendu à la question sur les effets pervers de la justice de sociale de montrer les conséquences négatives de la hausse des impôts. Mais une autre question dans le même sujet parle des effets bénéfiques de la redistribution.
En tant qu’élève de terminale ayant passé ladite épreuve jeudi dernier, le but de l’exercice c’est enfait de recracher le cours mais de manière structurée. On ne te demande pas de “nuances” là tout de suite, même si on les apprend en cours. Quant aux classes sociales, on apprend aussi les approches marxistes et les 3 ordres de Weber. On présuppose que les classes sociales ne sont pas toujours très pertinentes aujourd’hui, car il y a plus de distances intra que inter classes, et que les gens ne s’identifient plus comme membre d’une classe en particulier. Ce fait-là ne veut pas dire qu’il y a pas d’inégalités( on avait un chapitre entier là-dessus) la classe vient se mélanger avec d’autres prismes qu’il faut aussi mettre en évidence(par ex.: le genre).
Sinon moi j’ai pris la dissertation, avec pour sujet ” Comment peut-on expliquer le commerce international?”
Honnêtement je vois pas l’intérêt de l’article, à part critiquer le libéralisme, mais bon.