
Arthur Beylard et Remi Jardel se sont imposés en 2024.
Archives Philippe Greiller
Au mois d’août, la préfecture avait interdit la tenue de la course en raison des risques d’incendie dans un département souffrant de la sécheresse. Alors les organisateurs ont vite cherché une autre date. « Tout le monde a été compréhensif. Normalement, il faut un délai de trois mois pour déposer le dossier et on a pu se glisser entre deux dates », explique Philippe Rebière.
Pratique
Le rallye se courra sur 136 km dont 39,9 km chronométrés. La première spéciale, autour de La Roquette fait 5,2 km, la seconde, autour de Blis-et-Born, 8,1 et elles sont à parcourir trois fois chacune, en alternance. Cinq zones fléchées sont aménagées pour l’accueil du public. Le parc fermé est installé à l’aéroport de Bassillac et les vérifications techniques et administratives auront lieu samedi 1er novembre à l’espace Daniel-Buffière, à côté du stade.
Les reconnaissances auront lieu le samedi. La première spéciale commencera à 8 h 34, la seconde à 9 h 01 puis 11 h 24, 11 h 51, 14 h 14 et 14 h 41.
Ce n’est finalement pas plus mal puisque le rallye va battre un record de participation avec 96 engagés (dont huit pour la catégorie véhicules historiques de compétition). « Au mois d’août, on avait 71 inscrits. Vu la conjoncture et les plateaux qui s’amenuisent, c’est très bien. En août, il y a la chaleur, les vacances. Là, ce sont des conditions que les pilotes aiment, cela durcit la course. »
Un grand favori et des outsiders
L’humidité, les feuilles sur la route, les températures plus fraîches sont autant de paramètres à prendre en compte. « La pluie avantage les quatre roues motrices. Il faut être prudent, cela peut être piégeux. On prend plus de plaisir quand c’est sec mais le plus embêtant, c’est d’être dans un entre-deux », explique Arthur Beylard, tenant du titre, qui sera outsider et certainement la meilleure chance parmi les 14 équipages périgordins au départ.
Beylard, 31 ans, sera au volant de sa Clio R3, après avoir roulé toute l’année sur une voiture qu’il louait. « J’ai l’ambition de faire du mieux possible. J’aimerais faire un top 5. C’est toujours un avantage de rouler sur les routes qu’on connaît », avance celui qui va disputer sa 11e course de l’année, un total important. Ce rallye à domicile vient boucler une « super année. Pour la première fois, j’ai participé à une manche du championnat de France dans la catégorie reine. C’est ma dixième année de compétition et la passion reste présente. J’ai été bercé dans ce monde puisque mon père et mes oncles faisaient de la course. C’est une passion familiale. »
Et ce week-end, il va pouvoir la partager avec tous les proches qui ne peuvent pas toujours le suivre un peu partout dans l’Hexagone.
Un autre intérêt à ce changement de date, c’est du point de vue sportif. Le Rallye 24 rapportera des points pour la Coupe de France des rallyes 2026 donc il revêt une importance particulière puisqu’il permet de lancer la saison du bon pied. Le grand favori en sera le Stéphanois David Salanon (Citroën C3), l’homme aux 148 victoires, notamment double vainqueur de la Coupe de France.