Habitant dans un immeuble ancien en région parisienne et soucieux de mon bilan carbone, je suis préoccupé par ma chaudière gaz individuelle qui pollue l’atmosphère.

J’ai lu un récent rapport du Shift Project (https://theshiftproject.org/plan-de-transformation-de-leconomie-francaise-focus-sur-le-logement-individuel-et-collectif/) qui parle des pompes à chaleur (PAC) et des réseaux de chaleur urbains. Je suis étonné que si peu de logements aient des PAC et si peu soient raccordés à un réseau.

En particulier, quels sont les obstacles pour les PAC? Le bruit du module extérieur? Des règles d’urbanisme? La faible compétitivité par rapport au gaz? L’inertie des copropriétés?

9 comments
  1. Le prix est l’argument principal contre son installation, c’est pour l’instant trop cher à l’achat pour la plupart des personnes.
    Ensuite pour les plus grosses structures, c’est un investissement qui n’est pas forcément très valorisé, ce n’est pas un critère d’achat important pour logement comme pourrait l’être un raccord à la fibre, ou de l’isolation… Je pense qu’en général, c’est une question de point de vue et de sensibilité à ce moyen de chauffage.

  2. C’est à cause de la grande densité en ville qui induit :

    1) un manque de place..

    2) une proximité entre logements

    Une PAC, ça fait du bruit. La norme, c’est d’essayer d’éloigner la PAC de son voisin d’au moins 20m avec des consignes de configuration (espace ouvert, éventuel écran anti-bruit, …).

    En zone dense urbaine, c’est la porte ouverte aux procédures en justice, dans la mesure ou la loi considère le bruit comme une nuisance au dessus d’un certain seuil de dbA, au pire de conflits de voisinage..

  3. Ce n’est pas si simple d’installer une pompe à chaleur dans un logement existant qui n’a pas été prévu pour .

    Déjà idéalement le top du top , c’est une pompe à chaleur reliée à un chauffage au sol.

    J’ai un pote qui a cela , c’est un confort de dingue , très économique , cela peut aussi servir à rafraichir l’été de quelques degrés en faisant passer de l’eau froide dedans a un coup assez faible.

    Mais voilà si tu n’es pas sur une construction neuve ou une grosse rénovation ou tu pètes le sol et la moitié du logement ce n’est pas possible.

    Après tu as le système normal , avec des bouches dans chaque pièce , mais si tu n’as pas un faux plafond , tu dois mettre des conduits d’aération apparent dans tout ton logement.

    Bref j’ai que l’expérience en maison , mais c’est déjà pas si simple , même si on veut y mettre le prix.

    Je ne sais pas comment marche les PAC dans un système collectif , mais j’imagine que s’il n’a pas été conçu pour à la base , le chèque à sortir va être énorme.

  4. Il vaut mieux investir dans un bon isolement. La densité en ville permet de mutualiser le chauffage dans un meme immeuble, alors que la PAC permet de récupérer la chaleur aux alentours pour une maison individuelle.

  5. La problématique des émetteurs de pose, les PAC ont de bons rendements (on parle de COP) sur des régimes de température faibles (donc adaptés à des planchers chauffants comme mentionné par un autre commentaire plus haut, ou autre émetteur basse température) et du coup ça s’adapte mal dans des logements anciens équipés d’émetteurs haute température (radiateurs en fonte) qui ont été pensés pour fonctionner avec des chaudières gaz. Enfin certaines PAC permettent de rafraîchir, ce qui est un avantage l’été mais se pose la problématique des îlots de chaleur, quand on refroidit l’intérieur, on réchauffe l’extérieur.

  6. Alors, je vais te raconter ce qui s’est passé lorsque ma mère et mon beau père ont installé une pompe à chaleur.

    Ils avaient tout fait dans les règles (permis, études de proximité…) ils ont donc installé leur pompe à chaleur et dans les jours qui ont suivi des voisins jaloux (ils ont admis plus tard qu’ils avaient voulu eux-aussi installer une pompe à chaleur mais que par manque de moyens n’avaient pas pu le faire) se sont mis à leur chercher des noises, d’abord sur le permis mais comme tout était règle de ce point de vue ils ont décidé d’attaquer sur le bruit généré (ça faisait peu de bruit au dessus du bruit ambiant) si bien que mon beau-père et ma mère (après plusieurs tentatives des conciliations se sont fait attaquer en justice et l’expert, que les voisins avaient mis dans leur poche (ils ont joué la comédie comme quoi la femme du voisin était en dépression et qu’elle ne pouvait plus dormir à cause du bruit, même quand la pompe à chaleur était éteinte pour cause de voyages), a argué que ce qui comptait c’était le bruit perçu (y compris celui qu’ils imaginaient) versus bruit réel.

    Bien sur, il y a eu une joute judiciaire via les avocats et ma mère et mon beau-père ont perdu et ont été obligés de déposer la pompe à chaleur et ont dû reinstaller des radiateurs.

    ​

    Bref beaucoup d’argent d’argent dépensé, beaucoup de soucis générés par rien !

    Edit : ça s’est passé en banlieue proche Paris sur une maison individuelle non collée à celle des connards de voisins !

  7. En hiver lorsqu’il fait bien froid ce sont des résistances complémentaires qui assurent le chauffage car les PAC galèrent. Ces résistances pompent un max d’électricité et cela revient au final au même prix qu’avoir des radiateurs électriques, sauf que l’installation d’une PAC coûte un bras.

    Les PAC c’est chouette dans des lieux avec un hiver très doux et le chauffage au sol.

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