Un croiseur lourd à propulsion nucléaire équipé d’armements de pointe.
Après 3 ans et 9 mois de combats, la guerre en Ukraine est parsemée d’enjeux stratégiques : l’approvisionnement en armes, la mobilisation des troupes mais aussi l’innovation technologique sont devenus des facteurs déterminants du rapport de force tant que le conflit s’étire en longueur. Et les pourparlers de paix sont au point mort.
Si les Ukrainiens ont développé des compétences uniques en matière de dronautique, les Russes, eux, continuent de mettre le paquet avec des armes toujours plus imposantes, toujours plus puissantes.
Pourquoi ?
Le 1er Novembre dernier, la Russie a mis à l’eau le “Khabarovsk”. “Un croiseur lourd à propulsion nucléaire” équipé d’armements de pointe. Un sous-marin notamment conçu pour servir de plateforme au système Poseidon, ni plus ni moins que des torpilles nucléaires.
Un bâtiment qui a été mis à l’eau au chantier naval Sevmash de Severodvinsk, près de la frontière finlandaise, selon les informations d’UNITED24Media, qui suit le conflit au plus près.
Un navire qui “partage plusieurs éléments de conception avec les sous-marins lanceurs de missiles balistiques russes de classe Borei-A, notamment le système de propulsion par pompe à jet”. Mais qui semblerait plus court (135 mètres au lieu de 170).
La construction du Khabarovsk a débuté en 2014, son lancement était initialement prévu en 2020 “et sa mise en service au sein de la flotte du Pacifique entre 2024 et 2025, mais la marine n’a pas fourni de calendrier actualisé pour son entrée en service”. Rien ne dit qu’il participera à court terme à l’invasion de l’Ukraine.
Une question taraude cependant les analystes : pourquoi les Russes auraient besoin d’un tel “engin” sachant que les torpilles Poseidon seraient dotées “d’une portée illimitée” ? La guerre et ses mystères…