Après Le Procès, en 2018, montage d’images d’archives des procès de Moscou, vous revenez par la fiction sur la terreur stalinienne avec Deux procureurs. Pourquoi ce choix ?

Tout simplement parce que c’est une époque terrible. Si personne n’en parle, le risque est de la revivre une nouvelle fois, ce qui est déjà un peu le cas. Le pouvoir soviétique a commis tellement d’exactions qu’il peut être comparé, en termes d’anéantissement et de déshumanisation de son propre peuple, à ceux pratiqués par la Chine et le Cambodge. Or, quand le monde soviétique s’est effondré, il n’y a pas eu, comme à Nuremberg, de jugement du régime, pas de prise de conscience et surtout pas de repentir. Comme si tout ce qui avait été fait était juste et pouvait être reproduit aujourd’hui. Or, c’est aux conséquences de cette impunité que l’Europe est désormais confrontée.

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