Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio ne se rendra pas à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN la semaine prochaine à Bruxelles, a appris vendredi l’AFP d’une source proche du dossier, malgré les inquiétudes des Européens sur le plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. 

Cette absence, exceptionnelle, à une telle réunion du représentant des États-Unis, pays le plus puissant de l’Alliance atlantique, est particulièrement marquante en raison de son agenda, qui devrait être très largement dominé par l’Ukraine.

À la place du secrétaire d’État américain, c’est son adjoint, Christopher Landau, qui devrait représenter les États-Unis les 2 et 3 décembre à Bruxelles, a confié cette source informée des déplacements de Marco Rubio et parlant sous le couvert de l’anonymat.

La semaine prochaine, Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Donald Trump, doit se rendre à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine.

Marco Rubio s’est lui rendu le week-end passé à Genève, où des discussions avec l’Ukraine et les Européens ont débouché sur d’importantes modifications du plan présenté par Washington quelques jours plus tôt et alors perçu comme largement favorable aux demandes du Kremlin.

Marco Rubio «a déjà participé à des dizaines de réunions avec les alliés de l’OTAN et il serait complètement inopportun de s’attendre à ce qu’il assiste à chaque réunion», a tenu à préciser un responsable du département d’État américain parlant sous le couvert de l’anonymat.

Le président américain Donald Trump a suscité des inquiétudes à Kiev et dans les chancelleries européennes en présentant il y a dix jours un plan en 28 points censé mettre fin à la guerre qui dure depuis près de quatre ans en Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine a répondu jeudi que son armée ne cessera les hostilités que si Kiev accepte de se retirer des territoires dont Moscou revendique l’annexion, faute de quoi elle les prendra «par la force».

Les discussions diplomatiques à venir sur le plan américain pourraient aussi être mises à mal par le limogeage vendredi de Andriï Iermak, le bras droit du président Volodymyr Zelensky, à la tête de la délégation ukrainienne qui a rencontré Marco Rubio le week-end dernier à Genève.