Le député Jérôme Lambert, tout juste désinvesti par la Nupes et désormais candidat dissident pour les élections législatives en Charente, vit dans un logement parisien de 95 m2 pour 971 euros par mois. « Être logé à ce prix-là à Paris, j’estime que c’est déjà cher », justifie l’élu qui n’y voit rien de « choquant ».
« Je ne comprends même pas comment un député peut encore se permettre cela en 2022 », lâche un salarié de Paris Habitat. Au sein de ce bailleur social parisien, le cas agace clairement.
L’élu en question ? Le député PS Jérôme Lambert, qui se présente malgré tout pour un huitième mandat dans la 3e circonscription de Charente, alors qu’il vient d’être désinvesti par la Nupes pour ses anciennes prises de position contre le mariage pour tous.
D’après nos informations en effet, ce candidat dissident dispose depuis de nombreuses années de deux logements. Une maison dont il est propriétaire dans sa circonscription en Charente. Et un appartement à Paris dans un PLI, un logement à loyer intermédiaire du parc social Paris Habitat. Un type d’habitation attribué aux familles dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir accéder aux locations HLM, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé.
Un cinq-pièces de 95 m2 pour 971 euros par mois
D’après des documents consultés par Mediapart, Jérôme Lambert, le plus ancien député de France et neveu de François Mitterrand, vit dans ce logement de 95 m2 dans le XVIIIe arrondissement de Paris pour seulement 971 euros (hors charges). Il a aussi un parking à disposition pour 57 euros par mois. Au total, son loyer actuel toutes charges comprises s’élève ainsi à 1 114 euros. Sur le marché privé, le montant du loyer pour un tel bien avoisinerait au minimum 2 300 euros par mois, selon les estimations disponibles.
Interrogé par Mediapart, un responsable de Paris Habitat confirme et dit découvrir la situation. « Nous vérifions scrupuleusement les attributions, encore plus après les périodes électorales, mais ce député a échappé à notre vigilance », explique-t-il. « Ce logement avait été attribué à sa compagne en 1997 et lorsqu’il s’est déclaré co-occupant, il n’a pas signalé ses revenus », ajoute-t-il, précisant que pour les logements intermédiaires, aucune enquête n’est menée par le bailleur social pour vérifier les revenus des occupants : « Nous allons immédiatement lui écrire pour demander une clarification. »
Pour les PLI en effet, si l’occupant n’actualise pas sa situation, le bailleur social ne peut pas intervenir ni connaître la réalité de ses revenus. Mais depuis 2001, l’ensemble des PLI sont attribués sous plafond de ressources. « Même les personnes qui demandent des PLI doivent passer devant une commission d’attribution pour estimer les plafonds de ressources », rappelle à Mediapart le service communication de Paris Habitat. « Même si les plafonds sont hauts à Paris, on n’attribue jamais de PLI à des gens qui sont au niveau du plafond, c’est attribué à des personnes ayant des ressources beaucoup plus faibles », précise le bailleur social.
« Rien de moralement choquant » pour le député
Joint par Mediapart, le député de Charente confirme y vivre depuis près de vingt ans, et ajoute même désormais résider seul dans ce cinq-pièces depuis qu’il est en procédure de divorce. « En réalité, il n’y a pas de règle, on peut les occuper. Ce n’est pas une HLM », justifie-t-il d’emblée. En effet, sur le plan légal, rien ne l’oblige à quitter son appartement à loyer plafonné.
Vous savez, le prix des loyers à Paris, c’est quand même quelque chose. La rémunération des députés est importante mais pas suffisante pour se loger au-delà de ce loyer-là, sauf à résider à l’Assemblée ou à l’hôtel.
Mais si Jérôme Lambert n’avait pas non plus d’obligation d’actualiser sa situation, il ne respecterait pas les conditions de plafonds depuis 2001. D’après nos informations, l’élu habitant ce PLI depuis 2000 avec son épouse – qui fut également son assistante parlementaire pendant 15 ans – et un enfant à charge dépasserait le plafond de ressources. Pour trois personnes, celui-ci s’élève à 77 900 euros. À lui seul, Jérôme Lambert perçoit 67 478 euros annuels. « S’il avait déclaré sa situation après 2001, on lui aurait immédiatement demandé de quitter ce logement car il dépasse les plafonds. Et s’il postulait aujourd’hui, la commission d’attribution lui refuserait ce logement », confirme le responsable de Paris Habitat.
Plusieurs révélations dans la presse auraient aussi pu l’inciter à quitter son logement ou au moins à se signaler. De nombreux élus épinglés ont montré que la pratique était difficilement acceptée. Pour Jérôme Lambert toutefois, qui affirme avoir prévu de quitter son logement « fin juin », il n’y a « rien de moralement choquant ».
« Mon loyer a peu bougé depuis 30 ans et quand il va repartir dans le parc normal de la ville, le loyer mensuel va dépasser les 2 000 euros », lance-t-il avant d’ajouter : « Moi, on me demanderait cette somme-là, tout député que je suis, je pourrais avoir du mal à la payer. Vous savez, le prix des loyers à Paris, c’est quand même quelque chose. La rémunération des députés est importante mais pas suffisante pour se loger au-delà de ce loyer-là, sauf à résider à l’Assemblée ou à l’hôtel », enchaîne Jérôme Lambert, pourtant rémunéré chaque mois 7 239,91 euros brut.
De passage à Paris pour ses activités législatives, l’élu peut en effet dormir à l’Assemblée nationale ou être logé à l’hôtel avec une somme pour le dédommager. « Je ne voulais pas résider à l’Assemblée car lorsque vous avez votre vie de 30 ans quelque part, vous n’avez pas envie d’aller à l’hôtel ou à l’Assemblée, rétorque-t-il. J’ai voulu vivre comme je l’entendais, et je ne vois pas ce qui est immoral », ajoute l’élu qui estime que s’il avait logé à l’hôtel, « ce serait aussi avec l’argent du contribuable ». Et d’insister : « Je n’ai pas un patrimoine monumental, je suis simplement propriétaire d’une maison évaluée à 300 000 euros en Charente. Et être logé à ce prix-là à Paris [à 1 100 euros – ndlr], j’estime que c’est déjà cher. Tout le monde ne peut pas se loger à ce prix-là », concède-t-il.
Un député opposé à la loi sur la transparence de la vie publique
Ce n’est pas la première fois que le député socialiste assume ce genre de position. En 2013, il était même le seul élu PS à s’abstenir sur le projet de loi sur la transparence de la vie publique.
Le travail de son ex-assistante et épouse « introuvable », selon la presse.
Juste après les révélations sur François et Penelope Fillon, il avait aussi été épinglé par le journal Charente Libre qui révélait en 2017 que le travail de son épouse et assistante parlementaire était introuvable. « Compliqué en effet de trouver en Charente ou à Paris un interlocuteur qui aurait été en contact, à titre professionnel, avec l’épouse-attachée parlementaire », écrivait le quotidien après avoir sollicité de très nombreuses personnes de l’entourage du député.
En réponse, le député précisait que sa femme n’était ni en circonscription ni à l’Assemblée mais qu’elle travaillait bien pour lui. « Elle s’occupe d’Internet. Certains trouvent que je suis très réactif avec mes mails, c’est grâce à elle. Elle répond parfois pour moi, prépare mon agenda », expliquait-il.
La même année, il est aussi l’un des rares députés socialistes à soutenir La Manif pour tous et à avoir voté contre le mariage pour tous. Comme le rappelle Têtu, il a également voté contre la loi de bioéthique ouvrant la PMA aux couples de lesbiennes. « Comme pour le mariage, j’aurais voté le texte s’il n’y avait pas cette filiation », justifiait l’élu au journal : « La filiation, c’est un élément mâle et un élément femelle. On aurait très bien pu demander à l’autre parent d’adopter l’enfant. »
Le député de 64 ans s’est aussi fait remarquer lors d’un de ses déplacements en Syrie, organisé en 2015, pour soutenir le dictateur Bachar al-Assad. Il a enfin été sanctionné par l’Ukraine après s’être rendu en Russie avec des élus d’extrême droite en tant qu’« observateur » pour l’élection présidentielle de 2018.
David Perrotin
> vit dans un logement parisien de 95 m2 pour 971 euros par mois. « Être logé à ce prix-là à Paris, j’estime que c’est déjà cher »
Il n’a fondamentalement pas tort.
>Joint par Mediapart, le député de Charente confirme y vivre depuis près de vingt ans, et ajoute même désormais résider seul dans ce cinq-pièces depuis qu’il est en procédure de divorce.
Au bucher.
Il pourrait se mettre en colloc avec Danielle Simonnet pour économiser un peu.
un député doit avoir un logement sur Paris ou proche banlieue pour participer sereinement à ses travaux. il doit aussi avoir un pied a terre en region. je ne sais combien de temps il doit passer à l’assemblée. il s’arrange comme il peut. et on l’oblige à se demerder. il a sûrement le train gratuit, mais il ne va pas faire des A/R tous les jours en session ou en commission. c’est impossible. moi je fais arras paris 1 fois par semaine. train à 06:19 et retour à 20:22 pour arriver a la maison 21:30. 1 fois par semaine et j’en suis claqué le lendemain. Je souhaite que mon député puisse vivre intensément pendant son mandat, car il a du boulot, mais qu’il puisse vivre sans perdre du temps dans les transports (car dans les transports, on peut faire des mails, mais pas des réunions) et qu’il ne soit pas coupé de sa famille. en conclusion, je ne le blame pas d’avoir un appart a loyer modéré sur paris.
À rajouter dans la liste : l’élue LFI Danielle Simonnet, qui se présente aux législatives à Paris.
Un 85 m2 pour elle et son compagnon qu’ils paient 1.300€ par mois.
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Le député Jérôme Lambert, tout juste désinvesti par la Nupes et désormais candidat dissident pour les élections législatives en Charente, vit dans un logement parisien de 95 m2 pour 971 euros par mois. « Être logé à ce prix-là à Paris, j’estime que c’est déjà cher », justifie l’élu qui n’y voit rien de « choquant ».
« Je ne comprends même pas comment un député peut encore se permettre cela en 2022 », lâche un salarié de Paris Habitat. Au sein de ce bailleur social parisien, le cas agace clairement.
L’élu en question ? Le député PS Jérôme Lambert, qui se présente malgré tout pour un huitième mandat dans la 3e circonscription de Charente, alors qu’il vient d’être désinvesti par la Nupes pour ses anciennes prises de position contre le mariage pour tous.
D’après nos informations en effet, ce candidat dissident dispose depuis de nombreuses années de deux logements. Une maison dont il est propriétaire dans sa circonscription en Charente. Et un appartement à Paris dans un PLI, un logement à loyer intermédiaire du parc social Paris Habitat. Un type d’habitation attribué aux familles dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir accéder aux locations HLM, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé.
Un cinq-pièces de 95 m2 pour 971 euros par mois
D’après des documents consultés par Mediapart, Jérôme Lambert, le plus ancien député de France et neveu de François Mitterrand, vit dans ce logement de 95 m2 dans le XVIIIe arrondissement de Paris pour seulement 971 euros (hors charges). Il a aussi un parking à disposition pour 57 euros par mois. Au total, son loyer actuel toutes charges comprises s’élève ainsi à 1 114 euros. Sur le marché privé, le montant du loyer pour un tel bien avoisinerait au minimum 2 300 euros par mois, selon les estimations disponibles.
Interrogé par Mediapart, un responsable de Paris Habitat confirme et dit découvrir la situation. « Nous vérifions scrupuleusement les attributions, encore plus après les périodes électorales, mais ce député a échappé à notre vigilance », explique-t-il. « Ce logement avait été attribué à sa compagne en 1997 et lorsqu’il s’est déclaré co-occupant, il n’a pas signalé ses revenus », ajoute-t-il, précisant que pour les logements intermédiaires, aucune enquête n’est menée par le bailleur social pour vérifier les revenus des occupants : « Nous allons immédiatement lui écrire pour demander une clarification. »
Pour les PLI en effet, si l’occupant n’actualise pas sa situation, le bailleur social ne peut pas intervenir ni connaître la réalité de ses revenus. Mais depuis 2001, l’ensemble des PLI sont attribués sous plafond de ressources. « Même les personnes qui demandent des PLI doivent passer devant une commission d’attribution pour estimer les plafonds de ressources », rappelle à Mediapart le service communication de Paris Habitat. « Même si les plafonds sont hauts à Paris, on n’attribue jamais de PLI à des gens qui sont au niveau du plafond, c’est attribué à des personnes ayant des ressources beaucoup plus faibles », précise le bailleur social.
« Rien de moralement choquant » pour le député
Joint par Mediapart, le député de Charente confirme y vivre depuis près de vingt ans, et ajoute même désormais résider seul dans ce cinq-pièces depuis qu’il est en procédure de divorce. « En réalité, il n’y a pas de règle, on peut les occuper. Ce n’est pas une HLM », justifie-t-il d’emblée. En effet, sur le plan légal, rien ne l’oblige à quitter son appartement à loyer plafonné.
Vous savez, le prix des loyers à Paris, c’est quand même quelque chose. La rémunération des députés est importante mais pas suffisante pour se loger au-delà de ce loyer-là, sauf à résider à l’Assemblée ou à l’hôtel.
Mais si Jérôme Lambert n’avait pas non plus d’obligation d’actualiser sa situation, il ne respecterait pas les conditions de plafonds depuis 2001. D’après nos informations, l’élu habitant ce PLI depuis 2000 avec son épouse – qui fut également son assistante parlementaire pendant 15 ans – et un enfant à charge dépasserait le plafond de ressources. Pour trois personnes, celui-ci s’élève à 77 900 euros. À lui seul, Jérôme Lambert perçoit 67 478 euros annuels. « S’il avait déclaré sa situation après 2001, on lui aurait immédiatement demandé de quitter ce logement car il dépasse les plafonds. Et s’il postulait aujourd’hui, la commission d’attribution lui refuserait ce logement », confirme le responsable de Paris Habitat.
Plusieurs révélations dans la presse auraient aussi pu l’inciter à quitter son logement ou au moins à se signaler. De nombreux élus épinglés ont montré que la pratique était difficilement acceptée. Pour Jérôme Lambert toutefois, qui affirme avoir prévu de quitter son logement « fin juin », il n’y a « rien de moralement choquant ».
« Mon loyer a peu bougé depuis 30 ans et quand il va repartir dans le parc normal de la ville, le loyer mensuel va dépasser les 2 000 euros », lance-t-il avant d’ajouter : « Moi, on me demanderait cette somme-là, tout député que je suis, je pourrais avoir du mal à la payer. Vous savez, le prix des loyers à Paris, c’est quand même quelque chose. La rémunération des députés est importante mais pas suffisante pour se loger au-delà de ce loyer-là, sauf à résider à l’Assemblée ou à l’hôtel », enchaîne Jérôme Lambert, pourtant rémunéré chaque mois 7 239,91 euros brut.
De passage à Paris pour ses activités législatives, l’élu peut en effet dormir à l’Assemblée nationale ou être logé à l’hôtel avec une somme pour le dédommager. « Je ne voulais pas résider à l’Assemblée car lorsque vous avez votre vie de 30 ans quelque part, vous n’avez pas envie d’aller à l’hôtel ou à l’Assemblée, rétorque-t-il. J’ai voulu vivre comme je l’entendais, et je ne vois pas ce qui est immoral », ajoute l’élu qui estime que s’il avait logé à l’hôtel, « ce serait aussi avec l’argent du contribuable ». Et d’insister : « Je n’ai pas un patrimoine monumental, je suis simplement propriétaire d’une maison évaluée à 300 000 euros en Charente. Et être logé à ce prix-là à Paris [à 1 100 euros – ndlr], j’estime que c’est déjà cher. Tout le monde ne peut pas se loger à ce prix-là », concède-t-il.
Un député opposé à la loi sur la transparence de la vie publique
Ce n’est pas la première fois que le député socialiste assume ce genre de position. En 2013, il était même le seul élu PS à s’abstenir sur le projet de loi sur la transparence de la vie publique.
Le travail de son ex-assistante et épouse « introuvable », selon la presse.
Juste après les révélations sur François et Penelope Fillon, il avait aussi été épinglé par le journal Charente Libre qui révélait en 2017 que le travail de son épouse et assistante parlementaire était introuvable. « Compliqué en effet de trouver en Charente ou à Paris un interlocuteur qui aurait été en contact, à titre professionnel, avec l’épouse-attachée parlementaire », écrivait le quotidien après avoir sollicité de très nombreuses personnes de l’entourage du député.
En réponse, le député précisait que sa femme n’était ni en circonscription ni à l’Assemblée mais qu’elle travaillait bien pour lui. « Elle s’occupe d’Internet. Certains trouvent que je suis très réactif avec mes mails, c’est grâce à elle. Elle répond parfois pour moi, prépare mon agenda », expliquait-il.
La même année, il est aussi l’un des rares députés socialistes à soutenir La Manif pour tous et à avoir voté contre le mariage pour tous. Comme le rappelle Têtu, il a également voté contre la loi de bioéthique ouvrant la PMA aux couples de lesbiennes. « Comme pour le mariage, j’aurais voté le texte s’il n’y avait pas cette filiation », justifiait l’élu au journal : « La filiation, c’est un élément mâle et un élément femelle. On aurait très bien pu demander à l’autre parent d’adopter l’enfant. »
Le député de 64 ans s’est aussi fait remarquer lors d’un de ses déplacements en Syrie, organisé en 2015, pour soutenir le dictateur Bachar al-Assad. Il a enfin été sanctionné par l’Ukraine après s’être rendu en Russie avec des élus d’extrême droite en tant qu’« observateur » pour l’élection présidentielle de 2018.
David Perrotin
> vit dans un logement parisien de 95 m2 pour 971 euros par mois. « Être logé à ce prix-là à Paris, j’estime que c’est déjà cher »
Il n’a fondamentalement pas tort.
>Joint par Mediapart, le député de Charente confirme y vivre depuis près de vingt ans, et ajoute même désormais résider seul dans ce cinq-pièces depuis qu’il est en procédure de divorce.
Au bucher.
Il pourrait se mettre en colloc avec Danielle Simonnet pour économiser un peu.
un député doit avoir un logement sur Paris ou proche banlieue pour participer sereinement à ses travaux. il doit aussi avoir un pied a terre en region. je ne sais combien de temps il doit passer à l’assemblée. il s’arrange comme il peut. et on l’oblige à se demerder. il a sûrement le train gratuit, mais il ne va pas faire des A/R tous les jours en session ou en commission. c’est impossible. moi je fais arras paris 1 fois par semaine. train à 06:19 et retour à 20:22 pour arriver a la maison 21:30. 1 fois par semaine et j’en suis claqué le lendemain. Je souhaite que mon député puisse vivre intensément pendant son mandat, car il a du boulot, mais qu’il puisse vivre sans perdre du temps dans les transports (car dans les transports, on peut faire des mails, mais pas des réunions) et qu’il ne soit pas coupé de sa famille. en conclusion, je ne le blame pas d’avoir un appart a loyer modéré sur paris.
À rajouter dans la liste : l’élue LFI Danielle Simonnet, qui se présente aux législatives à Paris.
Un 85 m2 pour elle et son compagnon qu’ils paient 1.300€ par mois.
Neveu de François mitterand.
Tout est dit hein…
Il dit qu’il voit pas le problème