ANALYSE – Au sein de l’Alliance, les Européens s’inquiètent de ne plus partager avec leur allié américain la même perception de la menace russe.

Ce n’est pas la politique de la chaise vide du général de Gaulle, mais on n’en est pas loin. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, n’a pas jugé utile de traverser l’Atlantique pour participer à une réunion ministérielle avec ses alliés au siège de l’Otan, à Bruxelles, mercredi. Une absence rarissime, qui jette un froid au sein de l’Alliance entre Américains et Européens, après que ces derniers ont découvert les projets de Moscou, endossés par Washington, mettant à mal les prérogatives de l’Otan dans le « plan en 28 points » de paix en Ukraine, dévoilé il y a quinze jours. Rubio s’est ainsi excusé d’un déjeuner de travail avec le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Andriy Sybiha, venu faire le point avec ses partenaires sur la situation. Pour le représenter, il a délégué à Bruxelles son adjoint, Christopher Landau, un homme qui avait, en juin dernier, dénigré l’Otan comme une « solution en quête d’un problème », dans un tweet, effacé depuis.

Les Européens s’inquiètent…

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Le Figaro

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