“Le moment est venu” : militante du suicide assisté, Jacqueline Jencquel a mis fin à ses jours

10 comments
  1. Elle a fait son choix.
    Je le comprends.

    Certains se battent pour vivre, d’autres pour mourir.

    Ce qu’il faut c’est avoir sa liberté.

    J’aimerais quand mon temps sera venu, quand je serais trop vieille pour me débrouiller seule, pouvoir choisir le moment de partir, faire une fête avec ma famille, mes amis, pouvoir leur dire au revoir, leur dire comme je les aime, clore mes dossiers puis partir tranquillement.

    J’enrage de savoir que la mentalité catholique de certains députés nous enlève ce choix, c’est pour moi du même niveau que l’interdiction de l’IVG

  2. Le problème ce n’est pas le suicide assisté, c’est la preuve de consentement et de pertinence. Sinon tous les homicides volontaires vont devenir des “suicides assistés”.

    Ce qui manque c’est de définir un cadre légal (qui n’a pas à être le même qu’en Belgique-état catholique vs France état laïque) mais qui permette de lever toute ambiguïté entre:
    – un homicide et un suicide assisté
    – un suicide assisté et une planification successorale
    (et j’oublie certainement d’autres critaires que AirFrance rajoutera)

    La Belgique autorise depuis 20 ans l’euthanasie à deux conditions:
    – il faut donner son consentement au moins 10 ans avant d’y faire appel, via un formulaire à remplir à la commune
    – il faut le temps venu être atteind d’une maladie incurable

    Ce qui permet 1- de garantir un état d’esprit constant, de prévenir l’absence de pressions extérieures (faire euthanasier papy pour l’héritage) et 2- de s’assurer qu’on ne tue pas un être humain qui aurait pu encore vivre longtemps

    Typiquement en Belgique elle n’aurait pas pu bénéficier d’une euthanasie (premier article dans la presse il y a 8 ans, et elle était à priori en bonne santé).

  3. Je ne comprends pas bien sa démarche à cet étape de sa vie… elle est en bonne santé, visiblement suffisamment active et motivée pour militer dans une association (elle aurait pu trouver un thème plus convivial cela dit…) et se suicide par peur de finir dans un EPHAD dans 10 ans peut-être ?

    Je pense que le suicide assisté est important pour les personnes atteintes de lourdes pathologies, ne serait-ce que pour sécuriser les quelques courageux médecins qui le pratiquent mais je ne suis pas convaincu que ce soit idéal pour les personnes en détresse émotionnelle comme semblait être cette femme.

  4. T’as plein d’exemples facile à trouver, bien en dehors du coté religieux, qui fait que c’est très très compliqué (voir impossible) à légaliser/encadrer en France.

    Un membre de la famille un peu gênant pour tout le monde, on le convainc de mettre à ses jours et le tour est joué.

    Un jeune trop mal dans sa tête à qui on suggère de mettre fin à ses jours

    Dans un pays largement consommateur d’anti dépresseurs, ce serait un très mauvais signal.

  5. Je comprends pas que la France n’aie toujours pas de cadre législatif pour celà contrairement à la Suisse ou la Belgique.

    Cependant, je suis convaincu qu’il faut aussi que la société permette de vieillir bien même lorsque la santé décline. Il y a une marge entre vouloir se suicider car on est seul.e à la maison et on s’ennuie et vouloir se suicider car on est plus capable de se torcher seul

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