Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, veut renforcer l’enseignement du latin et du grec

28 comments
  1. Oh, mais quelle annonce qui suit directement la publication de la chaîne Linguisticae !

    Et quels moyens supplémentaires ?

  2. Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.

  3. Il compte les recruter comment le prof de latin en plus ? Pour rappel, le CAPES de français lettres classiques n’existe plus, car plus assez de candidats. Et il y a actuellement un grand manque de profs de latin en France.

    Édit: le capes a été supprimé puis rétabli 5 ans plus tard

  4. Je croyais que les Islamo gôôchistes l’avait remplacé par l’arabe et l’écriture invisible.

    Tiens balgue à part est ce que le genre grammatical est un héritage du numéro de déclinaison (1 masculin dominus, 2 féminin puella) si oui le latin en a plein donc ça à l’air bien inclusif non ?

  5. C’est bien ça apprendre des langues mortes dont 99% des gens n’auront aucun usage dans leur vie d’adulte. On va surtout pas apprendre à nos jeunes des choses utiles pour leur vie d’adulte quand même.

  6. >L’enseignement optionnel sera notamment ouvert aux lycéens de la voie technologique à la prochaine rentrée scolaire. “Les élèves qui choisissent cette voie pourront ainsi développer leur culture”, fait valoir le ministre de l’Education nationale, “mais aussi, par la découverte des langues anciennes, mieux s’approprier leurs spécialités, dont le vocabulaire technique, en santé, en ingénierie, est très largement d’origine antique”.

    C’est un beau projet, mais ne serait-il pas plus approprié de renforcer l’apprentissage d’un langue vivante comme l’Anglais qui se révèle essentielle dans le monde d’aujourd’hui ?

    Car le niveau d’Anglais des élèves en France laisse grandement à désirer. Plutôt que de proposer une option latin / grec ancien, il serait préférable de proposer encore plus d’anglais.

  7. La droite et ses panique morales. C’est bien beau d’apprendre le grec et le latin. Mais déjà pourquoi pas le sumérien ? Ah oui, c’est vrai, c’est une langue islamo-gauchistes..
    Et ajoutons des profs en sous effectifs, sous payer, malmener par les hauts fonctionnaires de leur administrations, des classes surpeuplées et des infrastructures croulantes, un enseignement des sciences et de l’anglais de plus en plus minable, des cours de hist/géo qui sont juste une séance de propagande de l’impérialisme occidentale, des cours de sociaux relégués en arrière plan. Bref. Une mesurette de plus pour faire plaisir au réac’ tout en délaissant encore plus l’enseignement public se détériorer. Ça avait déjà marché pour la santé publique, pourquoi pas recommencer.

  8. J’ai toujours le doute que les effets d’annonce lunaires de kerblanc soient le résultat de l’ignorance ou de la malice.

  9. C’est vrai que l’éducation nationale a trop de ressources et que les enfants ont trop de temps, on peut donc se permettre de mettre des cours inutiles.

  10. Sinon, améliorer l’apprentissage des langues VIVANTEs qui est désastreux en france ce serait déjà bien non ?

    Pas en rajoutant des heures, juste en mettant le budget alloué à ces réformes inutiles dans la formation des profs d’anglais par exemple, et l’amélioration de la qualité des cours.

    Parce que bon, un pays “développé” où moins de 40% de la population parle ne serait-ce qu’une langue étrangère c’est aberrant

  11. Moi j’ai fait 5 ans de latin et je pense que ça m’a été bénéfique. Alors c’est triste de voir les critiques ici, disant que l’éducation nationale n’a pas les moyens… on accepte juste que les étudiants apprennent moins de choses qu’avant alors ? Parce que l’appauvrissement intellectuel est inévitable ?

    Ou j’entends que ça “sert à rien”, comme si le latin n’avait pas été central à notre culture pendant des siècles. On fait quoi alors, on apprends que des choses utiles ? Mais utiles à quoi ? A être de bons employés ? C’est ça la culture qui compte le plus ?

  12. Pour rappel, avoir des classes incluant les grec et/ou o latin permet, surtout, de créer une hiérarchie parmi les élèves.

    Ce sont les meilleurs élèves que l’on envoie en classes de langues mortes. C’est un marqueur de différenciation, une volonté d’élitisme.

    D’ailleurs, quand ça a été supprimé (sous Hollande, de mémoire), l’argument était justement de mettre fin à cette forme d’élitisme.

  13. Pendant ce temps là les élèves continuent de régresser dans les tests internationaux. Le latin et le grec c’est bien pour les bon élèves mais il faudrait peut être faire plus pour ceux qui galèrent à comprendre le français …

  14. Après avoir enterré les langues anciennes en réformant leur statut au bac (elles n’ont plus autant d’intérêt en termes de points). Quel bouffon. Ce type n’a pas de politique, il ne fait qu’une chose : préparer son poste de ministre de l’intérieur puis sa future candidature à la présidentielle. On prend les paris?

  15. Quelqu’un peu m’expliquer quelles connaissances obscures sont déchaînés lorsque on apprend le latin et le grec? Parce que ça semble obséder un certain type de politicien.

    Si vous voulez du grec a prendre au sérieux, c’est le sujet de l’Épistémologie: ça veut dire ‘comment ne pas croire n’importe quoi qu’on a lu sur internet’.

  16. Vous me faites rires avec vos langues vivantes. Un enfant aprendra mieux une langue en regardant des films et séries en VO qu’en écoutant un professeur, aussi bon soit il.

    Le latin et le grec, en revanche, il n’y aura pas d’autre occasion d’en apprendre les rudiments qu’à l’école. Si on tient à optimiser les moyens, on ferait mieux de renforcer les langues mortes à l’école et renforcer la VOST.

  17. J’ai beaucoup aimé étudier le latin et l’intimité que cela crée avec la civilisation romaine que d’étudier sa langue et ses tournures de phrases. Par contre je me fais aucune illusion sur le fait que c’était une manière détournée pour les familles bourgeoises dont la mienne de me placer dans une classe favorisée.

  18. A part l’utilisation de ces options comme marqueur social pour se retrouver dans les meilleures classes, l’utilité est quand même difficile à trouver. Par contre, je suis toujours surpris que l’apprentissage du code, ne soit pas devenu un sujet.

  19. C’est marrant parce qu’un des arguments utilisé est :

    > par la découverte des langues anciennes, mieux s’approprier leurs spécialités, dont le vocabulaire technique, en santé, en ingénierie, est très largement d’origine antique

    J’avais lu un article, que je ne pourrais pas retrouver, qui parlait justement que cette habitude à prendre des mots d’origines latin ou grecques pour créer des nouveaux mots très universitaires était une attitude très récente datant de la renaissance. Et était donc une “mode” qui n’a, en soit, que peu de liens avec la supposée proximité entre le français moderne et ces anciennes langues.

    Personnellement, je défendrais clairement plus l’enseignement de l’allemand qui est très faible, alors que c’est notre gros voisin économique et culturel, par exemple, que du latin ou du grec.

  20. tout est deja si utile et si bien enseigne … c’est vrai que le latin c’est vraiment ce qui nous manquait !

    Tocard …

  21. Ca devrait être obligatoire un an en 5eme. Pas plus pas moins. Rien de tel pour comprendre l’ethymologie et l’evolution du language.

  22. Quelle bande de clowns. Ils devraient avoir honte. La droite passe son temps à dénoncer des fantasmes qu’elle invente pour mouiller tout ce qui ressemble à la gauche, ment allègrement et invente des termes pour étiqueter ses adversaires en les caricaturant ; et ensuite, le ministre vient se poser en défenseur de principes que son camp idéologique a sciemment participé à détruire depuis des années. Et les débiles parmi nous commenterons l’absence d’information en se gargarisant sur du vent.

    Les plus perspicaces auront compris que Blanquer est mandaté par son camp pour dénoncer des chimères qui font peur aux incultes (islamogauchisme, wokisme, cancel culture) et qu’on évite de définir et vient se poser ensuite en barrage contre ces terreurs gauchistes imaginaires. Alors qu’il continue de précariser les enseignants, n’a jamais caché son mépris pour les filières qui ne mènent pas directement à l’emploi et organise la privatisation de l’enseignement. Les macronistes et droitistes détruisent le service public et le bien commun et viennent ensuite accuser les autres pour remettre une pièce dans le bastringue. Ceux qui votent pour ces gens vont à l’inverse de l’esprit français, républicain et progressiste.

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