Elisabeth Borne confirme le futur relèvement du point d’indice des fonctionnaires

6 comments
  1. paywall 🙁
    mais dans une récente itw, ils rajoutaient , en plus de l’augmentation, une refonte des grilles indiciaires donc on va ptete prendre cher au final!

  2. Voilà l’article :

    La nouvelle première ministre le confirme : les fonctionnaires bénéficieront d’une augmentation générale en 2022. Dans l’interview qu’elle a accordée au Journal du dimanche, publiée le 22 mai, Elisabeth Borne indique que « le relèvement du point d’indice de la fonction publique » fera bien partie du projet de loi de finances rectificative consacrée au pouvoir d’achat que l’Assemblée nationale issue des élections des 12 et 19 juin examinera en priorité. Alors que la vie chère est un thème fort de cette année électorale, le niveau de rémunération des fonctionnaires est aussi un moyen pour l’exécutif de marcher sur les plates-bandes de ses adversaires de gauche.

    La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), la coalition créée à l’initiative de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon pour les législatives, promet, en effet, elle aussi, de « revaloriser le traitement des fonctionnaires et dégeler le point d’indice ». Ceci dit, c’est en mars que la ministre alors chargée de la fonction publique, Amélie de Montchalin, avait, se défendant de toute arrière-pensée « électoraliste », promis une mesure générale pour les agents publics « avant l’été ». Un geste justifié, avait-elle expliqué, par l’inflation « forte et durable ».

    Une fois le président de la République réélu en avril, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait confirmé, le 11 mai, que le dégel du point d’indice ferait bien partie du projet de loi « pouvoir d’achat ». C’est un revirement. Cet outil, qui sert de base au calcul du traitement des fonctionnaires, n’a pas été revalorisé depuis 2010. A une exception près : en 2016, le président François Hollande a décidé d’un coup de pouce de 1,2 %. Pendant tout le premier mandat d’Emmanuel Macron, la doctrine constante était « une rupture assumée avec les augmentations générales du point d’indice pratiquées lors des précédents quinquennats, des mesures assez inéquitables et très coûteuses ». L’augmentation générale de 1 % reviendrait à dépenser 2 milliards d’euros.

    Modalités à préciser

    De fait, une fois la promesse faite et réitérée, tout reste à écrire. Tout d’abord sur le niveau de la hausse. Dimanche 22 mai, l’entourage du nouveau ministre de la transformation et de la fonction publiques, Stanislas Guerini, ne souhaitait pas donner de précisions sur les modalités de la mesure, qui devait être au menu du premier conseil des ministres du gouvernement Borne, lundi. Pendant la campagne présidentielle, la candidate Anne Hidalgo (Parti socialiste) avait annoncé 3 % d’augmentation générale, quand Fabien Roussel (Parti communiste) promettait 30 %.

    La Nupes est tombée d’accord sur un rattrapage immédiat de 10 %, le dégel du point d’indice pour la suite, et des négociations pour réviser les grilles salariales, notamment les plus basses (dont celles des métiers majoritairement féminins). Cela correspond à ce que demandent beaucoup de syndicats de fonctionnaires. « Nous avons mené une campagne “10 %”, où nous demandions 10 % d’augmentation du point d’indice avec 10 % d’emploi supplémentaire et 10 % de temps de travail en moins », rappelle Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, avant de donner une précision importante : « Les 10 % d’augmentation de la valeur du point d’indice étaient notre revendication avant la forte inflation. »

    D’autres questions sont à trancher. La majorité des syndicats demande en outre « une indexation du point d’indice sur les prix ». La CFDT-Fonctions publiques, pour qui « cette hausse doit être bien supérieure à 3 % », selon Mylène Jacquot, secrétaire générale, considère qu’une rétroactivité est « à envisager ». Comme la CGT, du reste, qui propose la date du 1er janvier de cette année.

    C’est que, pour les organisations représentatives, la situation est grave, « inacceptable », ainsi que l’écrivent huit d’entre elles dans un courrier adressé à Emmanuel Macron et à Elisabeth Borne, le 17 mai. Et la cause principale, selon eux, est « la quasi-absence d’augmentation et de mesures générales depuis douze ans ». De fait, selon l’Insee, de 2009 à 2019, les salaires des agents publics ont diminué de 0,7 % sur la période, quand ceux du privé ont augmenté de 4,8 %.

    Benoît Floc’h

  3. J’ai le droit de supposer que l’unification de la gauche même si pas au pouvoir crée un rapport de force favorable aux fonctionnaires et à la FP.

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