Stéphane Ganzer: «Tout ce que l’on voit dans ce genre de situations nous marque, et peut laisser des traces»

Stéphane Ganzer parle d’une situation qui lui rappelle «une scène de guerre». Le ministre valaisan chargé de la Sécurité est arrivé rapidement sur place, cette nuit, à Crans-Montana. S’il indique avoir fait face à de nombreuses situations compliquées dans sa vie de sapeur-pompier, il n’en a rarement – pour ne pas dire jamais – vécu une similaire au drame survenu dans un bar de la station valaisanne en cette nuit de Saint-Sylvestre.

«C’est une population jeune, insouciante, qui tout à coup se retrouve plongée dans l’horreur. Ce sont des choses qui affectent», souffle-t-il. Avant d’enchaîner:

Tout ce que l’on voit dans ce genre de situations nous marque, et peut laisser des traces. C’est pour cela que j’ai rendu hommage aux jeunes sapeurs-pompiers qui sont intervenus rapidement.

Le libéral-radical indique toutefois que «ces images ne doivent pas nous hanter». «Je suis conscient, en tant que ministre de la sécurité, que ce sont des situations auxquelles je serai confronté, pas tous les jours bien heureusement, mais elles font partie du boulot.»

En ces périodes de Fêtes de fin d’année, la station de Crans-Montana accueille de nombreux touristes, venus d’autres cantons, mais aussi de l’étranger. Le drame qui s’est déroulé cette nuit résonne donc à l’international. «On peut imaginer qu’il y a beaucoup de nationalités réunies dans un bar tel que celui-ci une nuit de Saint-Sylvestre. Cela va soulever toute une série de questions diplomatiques, mais aussi administratives, en lien avec les identifications des victimes. Plusieurs ambassades se manifestent déjà pour avoir des renseignements», indique Stéphane Ganzer.

Stéphane Ganzer lors du point de presse de jeudi matin, 1er janvier 2026. — © MAXIME SCHMID / AFP


Stéphane Ganzer lors du point de presse de jeudi matin, 1er janvier 2026. — © MAXIME SCHMID / AFP

Le ministre rappelle que la piste de l’attentat a été exclue, «puisque l’explosion résulte d’un embrasement généralisé des locaux». Il détaille: «Ce n’est pas l’explosion qui a engendré l’incendie, mais un incendie, visiblement très massif, qui a provoqué une déflagration soudaine et un embrasement généralisé, ce qui explique le nombre de victimes.» Le bilan est pour l’heure, comme indiqué lors du point de presse (lire plus bas), de «plusieurs dizaines de morts» et une centaine de blessés.