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L’an dernier, elle publiait deux ouvrages chez Flammarion: Vivre sans, une réflexion philosophique sur notre passion du «sans» (gluten, contact, sucre…), et 11 quai Branly, récit littéraire sur le «décor et tombeau» de son adolescence cachée, à l’ombre d’un père président de la République. Son nouvel essai, De l’indifférence à la différence (PUF), nous rappelle sa formation intellectuelle. «C’est un livre de philosophie première, pas le plus accessible, sourit-elle. Il me fallait asseoir les fondamentaux». Mazarine Pingeot y scrute la crise actuelle au prisme de l’indifférence, et défend le principe d’altérité.

A rebours d’une philosophie souvent réduite au développement personnel, elle aime manier les concepts, tout en affirmant qu’il est «très important de rendre populaire la philosophie. Mais pas au prix d’une trahison». Si, étudiante, elle n’envisageait pas l’enseignement, c’est devenu une grande partie de sa vie, qui la passionne, transmettant à la jeune génération l’art de «penser contre soi-même», et se confrontant à ses propres représentations. «J’adore discuter avec eux, ils m’apprennent la façon dont les choses changent», sourit encore celle qui consacre son autre vie à l’écriture.