Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a tenu dimanche un discours offensif et très politique à l’ouverture du conseil des ministres, revenant sur sa visite qualifiée d’« historique » à Washington et sur ses entretiens avec le président américain Donald Trump. Une rencontre marquée, selon lui, par une « compréhension totale » et un renforcement à la fois stratégique et personnel des relations entre Israël et les États-Unis.
Au cœur des discussions : Gaza. Netanyahou a affirmé que Trump s’était montré « absolument clair » sur la question. « La condition indispensable est le désarmement du Hamas », a-t-il rapporté, précisant qu’il s’agissait d’un préalable non négociable à la mise en œuvre du plan américain en vingt points. « Il n’y a pas d’alternative », a insisté le Premier ministre, soulignant l’absence de toute flexibilité américaine sur ce dossier.
S’agissant de l’Iran, Benjamin Netanyahou a indiqué que les deux dirigeants partageaient une position commune : zéro enrichissement, retrait des stocks d’uranium enrichi et contrôle strict des sites nucléaires. Il a surtout exprimé un soutien appuyé aux manifestations en cours : « Nous nous identifions à la lutte du peuple iranien, à ses aspirations à la liberté, à la justice et à la dignité. Il est possible que nous soyons à un moment où les Iraniens prennent leur destin en main », a-t-il déclaré.
Netanyahou aux USA : le bilan : le Premier ministre israélien rentre en Israël renforcé
Le chef du gouvernement a également salué l’opération américaine au Venezuela, affirmant le soutien « de l’ensemble du gouvernement israélien » à ce qu’il a qualifié d’« action résolue pour restaurer la liberté et la justice ». Selon Netanyahou, l’Amérique latine connaît une recomposition géopolitique marquée par un retour vers l’axe américain — et, par extension, vers Israël. Il a félicité Trump et rendu hommage aux forces américaines pour une opération jugée « parfaite ».
Enfin, Netanyahou a défendu les politiques sécuritaires menées en Israël, notamment dans le Néguev, louant l’action de la police, le renforcement de la Garde nationale et les réformes du système pénitentiaire. Il a annoncé son intention de se rendre prochainement sur le terrain avec le ministre de la Sécurité nationale, affirmant que le gouvernement faisait bloc derrière cette ligne de fermeté et de restauration de l’autorité de l’État.