L’opération, rapportée par Fox News et CNN, intervient quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie a envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter ce navire, poursuivi par Washington dans le cadre de son blocus contre des pétroliers liés au Venezuela.

Les États-Unis ont saisi ce pétrolier après une poursuite de plus de deux semaines à travers l’Atlantique, alors qu’un sous-marin et un navire de guerre russes se trouvaient à proximité, ont déclaré mercredi deux responsables américains à Reuters.

Initialement baptisé Bella 1, ce pétrolier a été sanctionné par les États-Unis en 2024 pour avoir opéré au sein d’une “flotte fantôme” de pétroliers.

Les garde-côtes américains avaient tenté de saisir le pétrolier le mois dernier alors qu’il se trouvait près du Venezuela, mais les forces américaines n’ont pas pu monter à bord après que le navire a fait demi-tour et pris la fuite, précise CNN.

Il semble que ce soit la première fois, de mémoire récente, que l’armée américaine tente de saisir un navire battant pavillon russe, note de son côté l’agence Reuters.

Un pétrolier visé par des sanctions dans la mer des Caraïbes

“Dans une opération au petit matin, le ministère de la Guerre (ministère de la Défense, ndlr), en coordination avec le ministère de la Sécurité intérieure, a saisi sans incident un pétrolier sans pavillon et sous sanctions”, a écrit sur X le commandement militaire américain pour la région.

Le navire intercepté, le M/T Sophia, “opérait dans les eaux internationales et menait des activités illégales dans la mer des Caraïbes. Les garde-côtes américains l’escortent vers les Etats-Unis pour qu’il y soit immobilisé”, précise-t-il.