Des soldats de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le 5 novembre 2025. (Photographie réalisée sous contrôle de l’armée israélienne.) Des soldats de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le 5 novembre 2025. (Photographie réalisée sous contrôle de l’armée israélienne.) NIR ELIAS/REUTERS

Quelque 4 000 soldats franco-israéliens auraient servi dans la bande de Gaza durant la guerre qui a duré d’octobre 2023 à octobre 2025, selon les estimations les plus sérieuses qui circulent dans les milieux judiciaires et militaires français. Un chiffre important tant la question est sensible, notamment du point de vue judiciaire.

Etant donné la conduite de cette guerre, qui a entraîné la mort de plus de 70 000 Palestiniens, dont une majorité de civils, selon les chiffres du ministère de la santé du mouvement islamiste Hamas – une estimation jugée fiable par la communauté internationale – et le quasi-anéantissement des infrastructures locales, un certain nombre de ces 4 000 soldats binationaux pourrait un jour se voir demander des comptes par la justice française. En clair, un nombre indéterminé de ces militaires pourrait un jour être poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou génocide, ou encore complicité de ces chefs d’accusation.

Pour la justice française, c’est un cas de figure inédit : jamais encore un soldat franco-israélien n’a été poursuivi ou jugé dans l’Hexagone pour des actes commis lors d’opérations menées sous le drapeau israélien. Mais les choses pourraient changer rapidement en raison des possibilités qu’elle offre, puisqu’elle est compétente du moment qu’une victime ou un mis en cause est de nationalité française. Une compétence renforcée par le fait que nombre de soldats de l’armée israélienne, y compris des Franco-Israéliens, ont posté sur les réseaux sociaux des vidéos de leurs actes, fournissant ainsi des éléments de preuve à la justice.

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