Le ton est monté d’un cran ces dernières heures dans le débat politico-médiatique en Turquie. Plusieurs voix nationalistes de la presse turque ont vivement pris pour cible la Grèce, dénonçant son rapprochement stratégique avec Israël, perçu à Ankara comme une menace directe.
Un journaliste turc influent, proche des milieux nationalistes, a qualifié la Grèce d’« État pitoyable », accusé de s’appuyer sur Israël pour tenter d’exercer une pression sur la Turquie. Selon lui, Athènes chercherait à construire une « illusion de puissance » à travers des alliances extérieures, sans disposer de capacités propres suffisantes pour constituer un réel danger. « Il n’est même pas nécessaire de lever la main contre elle : un simple regard suffit à faire voler l’illusion en éclats », a-t-il affirmé.
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Dans ses propos, l’éditorialiste a également évoqué l’histoire, estimant que la Grèce agirait encore aujourd’hui comme un « instrument de forces étrangères », à l’image, selon lui, de son rôle lors de l’intervention en Anatolie au début du XXe siècle. Le partenariat actuel avec Israël s’inscrirait, à ses yeux, dans cette même logique de dépendance stratégique.
Les critiques se sont aussi concentrées sur Israël, présenté comme un acteur de plus en plus isolé sur la scène internationale. Le journaliste a jugé que la coopération israélo-grecque ne traduisait pas une démonstration de force, mais au contraire une faiblesse politique. Il a même affirmé que les alliés traditionnels d’Israël, au premier rang desquels les États-Unis, prendraient leurs distances.
Cette rhétorique agressive reflète l’exacerbation des tensions régionales en Méditerranée orientale, alors que les coopérations militaires et diplomatiques entre Israël, la Grèce et Chypre se renforcent.