Photo publiée, le 7 janvier 2026, par la brigade des sapeurs-pompiers de Wandong montrant un incendie embrasant les environs de Longwood, dans l’Etat de Victoria (Australie). Photo publiée, le 7 janvier 2026, par la brigade des sapeurs-pompiers de Wandong montrant un incendie embrasant les environs de Longwood, dans l’Etat de Victoria (Australie). BRIGADE DES SAPEURS-POMPIERS DE WANDONG VIA REUTERS

La première ministre du Victoria, Jacinta Allan, a déclaré l’état de catastrophe, samedi 10 janvier, devant l’ampleur des feux de brousse qui ont détruit plusieurs maisons et ravagé de vastes étendues boisées dans le sud-est rural du pays et contre lesquels des centaines de pompiers venus de tout le pays ont été mobilisés.

« Les incendies sont vastes, se propagent rapidement et sont dévastateurs », a déclaré Mme Allan. « Tout tourne autour d’une seule chose : protéger la vie des habitants du Victoria », a-t-elle précisé alors que l’état de catastrophe donne aux pompiers des pouvoirs pour contraindre à des évacuations d’urgence « si l’on vous a dit de partir, partez ! »

L’un des feux de brousse les plus destructeurs a parcouru près de 150 000 hectares près de Longwood, à 150 km au nord de Melbourne, une région couverte de forêts primaires. Un autre incendie a dégagé tant de chaleur qu’il a provoqué un orage localisé, ont indiqué les pompiers.

Selon les premiers bilans, au moins 20 maisons ont été détruites dans la petite ville de Ruffy, non loin de là. Trois personnes, dont un enfant, étaient portées disparues dans l’un des incendies les plus actifs de l’Etat.

Le réchauffement climatique comme facteur aggravant

En pleine vague de chaleur, avec des températures ayant dépassé les 40 °C dans l’Etat de Victoria − dont Melbourne est la capitale −, et des vents chauds ont créé des conditions propices à la multiplication des feux de brousse, comme cela avait déjà été le cas lors de l’« été noir » de la fin 2019 et du début 2020, dans la même région.

Depuis 1910, le climat australien s’est réchauffé en moyenne de 1,51 °C, indiquent les chercheurs. Ce changement a entraîné une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, dans les terres comme en mer.

Bien que, samedi matin, les conditions se soient améliorées, plus de 30 feux de brousse distincts brûlaient encore. Heureusement, les plus importants d’entre eux concernaient des zones rurales très peu peuplées.

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Le Monde avec AFP