Avant les bas-votes pavloviens je vous invite à jeter un œil sur l’article qui est très détaillé et intéressant.
Le *droit de vivre* est la revue de la LICRA, qui existe depuis très longtemps sur abonnement mais s’est lancé en kiosque et en ligne depuis un an.
Edit : orthographe
Sur Foucault, je recommande vivement le petit ouvrage de J-M Mandosio, Longévité d’une imposture, Michel Foucault, qui est trouvable gratuitement sur z-lib, de mémoire. (D’ailleurs cité dans le texte)
>Le régime fait l’objet d’une condamnation sans appel et sans nuances (« un régime qui est parmi les mieux armés du monde et une police qui est parmi les plus redoutables »)
Tu sens que t’as de l’article bien honnête quand il te sort qu’il y a une condamnation hyper virulente du régime mais que la citation la plus critique qu’il peut sortir est “Leur police est balèze.”
Fascinant ce Chris Harman. “Sur certaines questions nous serons du même côté que les islamistes contre l’impérialisme et contre l’Etat. Ce devrait être le cas dans des pays comme la France ou la Grande Bretagne lorsqu’il s’agit de combattre le racisme. Là où les islamistes sont dans l’opposition, notre règle de conduite doit être : « avec les islamistes parfois, avec l’Etat jamais ».”
L’article est d’une malhonnêteté hallucinante, faisant dire à Foucault l’inverse de ce qu’il dit, avec une méconnaissance évidente à la fois de Foucault et de la Révolution islamique. Il occulte le soutien d’une grande partie de la gauche et extrême gauche à la Révolution Iranienne. Il oublie la fascination qu’exerçait déjà l’Islam à gauche bien avant la Révolution Iranienne (Fanon par exemple).
Citons donc Foucault :
**Le problème de l’islam comme force politique est un problème essentiel pour notre époque et pour les années qui vont venir. La première condition pour l’aborder avec tant soit peu d’intelligence, c’est de ne pas commencer par y mettre de la haine.**
Une grande partie des textes cités est disponible en ligne, je vous invite donc à lire Foucault directement dans le texte, sans l’interprétation malhonnête du DDV
“Cette vision est aujourd’hui relayée chez nous par Danièle Obono, qui fut, plus jeune, membre de la même tendance trotskiste que Chris Harman”
Danièle Obono qui avait donc 14 ans à l’époque.
Une citation dans l’article.
>Michel Foucault fut enthousiaste sur la Révolution islamique en Iran. C’est d’abord l’évènement lui-même qu’il désigne comme une révolution véritable : « Téhéran. Le 11 février 1979, la révolution a eu lieu en Iran. Cette phrase, j’ai l’impression de la lire dans les journaux de demain et dans les futurs livres d’histoire. (…) L’histoire vient de poser au bas de la page le sceau rouge qui authentifie la révolution7. »
Le texte de Foucault:
>Téhéran. Le Il février 1979, la révolution a eu lieu en Iran. Cette phrase, j’ai l’impression de la lire dans les journaux de demain et dans les futurs livres d’histoire. Il est vrai que, dans cette série d’événements étranges qui ont marqué les douze derniers mois de la politique iranienne, une figure connue, enfin, apparaît. Cette longue suite de fêtes et de deuils, ces millions d’hommes dans les tues invoquant Allah, les mollahs dans les cimetières clamant la révolte et la prière, ces sermons distribués sur cassettes, et ce vieil homme qui chaque jour traverse la rue d’une banlieue de Paris pour s’agenouiller en direction de La Mecque : tout cela, il nous était difficile de l’appeler « révolution ».
>Aujourd’hui, nous nous sentons dans un monde plus familier : il y a eu des barricades ; il y a eu des réserves d’armes pillées, et un conseil réuni en hâte a laissé aux ministres juste le temps de donner leur démission avant que les cailloux ne brisent les vitres et que les portes ne cèdent sous la poussée de la foule. L’histoire vient de poser au bas de la page le sceau rouge qui authentifie la révolution. La religion a joué son rôle de lever de rideau ; les mollahs, maintenant, vont se disperser dans un grand envol de robes noires et blanches. Le décor change. L’acte principal va commencer : celui de la lutte des classes, des avant- gardes armées, du parti qui organise les masses populaires, etc.
>Est-ce si sûr ?”
Quel article malhonnête, déformer des citations originales pour caresser dans le sens du poil les effrayés et les paniqués centristes, c’est pathétique.
8 comments
Avant les bas-votes pavloviens je vous invite à jeter un œil sur l’article qui est très détaillé et intéressant.
Le *droit de vivre* est la revue de la LICRA, qui existe depuis très longtemps sur abonnement mais s’est lancé en kiosque et en ligne depuis un an.
Edit : orthographe
Sur Foucault, je recommande vivement le petit ouvrage de J-M Mandosio, Longévité d’une imposture, Michel Foucault, qui est trouvable gratuitement sur z-lib, de mémoire. (D’ailleurs cité dans le texte)
>Le régime fait l’objet d’une condamnation sans appel et sans nuances (« un régime qui est parmi les mieux armés du monde et une police qui est parmi les plus redoutables »)
Tu sens que t’as de l’article bien honnête quand il te sort qu’il y a une condamnation hyper virulente du régime mais que la citation la plus critique qu’il peut sortir est “Leur police est balèze.”
Fascinant ce Chris Harman. “Sur certaines questions nous serons du même côté que les islamistes contre l’impérialisme et contre l’Etat. Ce devrait être le cas dans des pays comme la France ou la Grande Bretagne lorsqu’il s’agit de combattre le racisme. Là où les islamistes sont dans l’opposition, notre règle de conduite doit être : « avec les islamistes parfois, avec l’Etat jamais ».”
L’article est d’une malhonnêteté hallucinante, faisant dire à Foucault l’inverse de ce qu’il dit, avec une méconnaissance évidente à la fois de Foucault et de la Révolution islamique. Il occulte le soutien d’une grande partie de la gauche et extrême gauche à la Révolution Iranienne. Il oublie la fascination qu’exerçait déjà l’Islam à gauche bien avant la Révolution Iranienne (Fanon par exemple).
Citons donc Foucault :
**Le problème de l’islam comme force politique est un problème essentiel pour notre époque et pour les années qui vont venir. La première condition pour l’aborder avec tant soit peu d’intelligence, c’est de ne pas commencer par y mettre de la haine.**
http://1libertaire.free.fr/MFoucault147.html
Une grande partie des textes cités est disponible en ligne, je vous invite donc à lire Foucault directement dans le texte, sans l’interprétation malhonnête du DDV
http://1libertaire.free.fr/Foucault101.html
“Cette vision est aujourd’hui relayée chez nous par Danièle Obono, qui fut, plus jeune, membre de la même tendance trotskiste que Chris Harman”
Danièle Obono qui avait donc 14 ans à l’époque.
Une citation dans l’article.
>Michel Foucault fut enthousiaste sur la Révolution islamique en Iran. C’est d’abord l’évènement lui-même qu’il désigne comme une révolution véritable : « Téhéran. Le 11 février 1979, la révolution a eu lieu en Iran. Cette phrase, j’ai l’impression de la lire dans les journaux de demain et dans les futurs livres d’histoire. (…) L’histoire vient de poser au bas de la page le sceau rouge qui authentifie la révolution7. »
Le texte de Foucault:
>Téhéran. Le Il février 1979, la révolution a eu lieu en Iran. Cette phrase, j’ai l’impression de la lire dans les journaux de demain et dans les futurs livres d’histoire. Il est vrai que, dans cette série d’événements étranges qui ont marqué les douze derniers mois de la politique iranienne, une figure connue, enfin, apparaît. Cette longue suite de fêtes et de deuils, ces millions d’hommes dans les tues invoquant Allah, les mollahs dans les cimetières clamant la révolte et la prière, ces sermons distribués sur cassettes, et ce vieil homme qui chaque jour traverse la rue d’une banlieue de Paris pour s’agenouiller en direction de La Mecque : tout cela, il nous était difficile de l’appeler « révolution ».
>Aujourd’hui, nous nous sentons dans un monde plus familier : il y a eu des barricades ; il y a eu des réserves d’armes pillées, et un conseil réuni en hâte a laissé aux ministres juste le temps de donner leur démission avant que les cailloux ne brisent les vitres et que les portes ne cèdent sous la poussée de la foule. L’histoire vient de poser au bas de la page le sceau rouge qui authentifie la révolution. La religion a joué son rôle de lever de rideau ; les mollahs, maintenant, vont se disperser dans un grand envol de robes noires et blanches. Le décor change. L’acte principal va commencer : celui de la lutte des classes, des avant- gardes armées, du parti qui organise les masses populaires, etc.
>Est-ce si sûr ?”
Quel article malhonnête, déformer des citations originales pour caresser dans le sens du poil les effrayés et les paniqués centristes, c’est pathétique.