
Florian Cella / Tamedia
«Pas d’amélioration rapide» en vue en matière de logements, en Suisse. C’est même tout le contraire, à en croire le directeur de l’Office fédéral du logement (OFL), Martin Tschirren. Dans une interview à «Blick», l’expert prévoit une aggravation de la pénurie cette année, voire l’an prochain. Une tendance difficile à corriger à court terme, car les facteurs sont multiples.
L’exemple vaudois
Parmi eux: l’évolution démographique, avec une hausse des ménages, mais aussi l’insuffisance de l’offre et la faible activité de la construction. L’immigration est aussi une des raisons qui explique la pénurie actuelle et à venir, d’après Martin Tschirren. Lequel juge surtout que le développement économique est un facteur clé. Pour l’heure, l’incertitude est de mise dans ce domaine. Elle serait liée entre autres aux droits de douane américains. «Lorsque le développement économique reprendra un peu, la demande de main-d’œuvre, et donc de logements, aura tendance à augmenter à nouveau», explique le directeur de l’OFL Martin Tschirren.
Élaboré en 2024, un plan d’action fédéral prévoit des mesures visant notamment à augmenter l’offre de logements, en particulier des appartements à des prix abordables.
Comme un symbole de la situation tendue sur le front de l’habitat, la RTS a relevé samedi un accroissement de la pénurie dans le canton de Vaud. Le taux de vacance (soit de disponibilité) y diminue toujours plus, et une nouvelle région est désormais dans le rouge: la Broye-Vully.
Genève sinistré, OK dans le Jura
(dra)